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A-F.
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COKE.

G'OLCOTIUR

four. Celles-ci restent bouchées pendant toute lu du-rée de lu cuisson; on les ouvre seulement a la fin,pour établir un courant d’air chaud et rapide qui en-lève toutes les vapeurs qui se sont dégagées. Grâce àces dispositions, le massif reste parfaitement sec, et,quoiqu’il n’y ait aucune armature et que tout soit enbriques, ces fours ne présentent aucune tissure, aucunemarque de détérioration soit à l’intérieur, soit à l’ex-térieur, et n’ont eu besoin d'aucune réparation depuisqu’ils sont construits. 11 est vrai qu’ils ont été cons-truits avec des matériaux réfractaires de premier choix.Ces fours sont réunis par groupes de douze. 11 y a uuecheminée commune pour chaque groupe; un conduitgénéral amène les flammes et les gaz à la cheminée;mais, au moyen d’un registre, on peut intercepter entotalité ou en partie toute communication entre cha-que four et le conduit général.

Avant de procéder au chargement, on place autond du four une forte traverse en fer à laquelle estfixée par le milieu une barre d’attache en fer qui vientse coucher sur le grand axe de la sole ; on charge en-suite 4,000 à 4,500 kilogr. de houille et on ferme laporte de derrière ; déjà la porte de devant est en partiereconstruite, sauf une grande ouverture laissée pourl’introduction de l’air, le carreau qui fermait l’issue dela voûte par où s'échappent les gaz est retiré tout àfait. Ce chargement, fait par deux ouvriers, dure uneheure et demie ; ce n’est qu’une ou deux heures aprèsque les gaz commencent à s’allumer. Peu à peu ondiminue la quantité d’air introduit en lutant successi-vement toutes les fentes et ouvertures; au bout devingt-quatre heures, elles sont presque entièrementbouchées; elles sont entièrement lutées avant qua-rante-huit heures, ainsi que l’issue même qui servait àl'échappement des gaz; le coke se refroidit en conti-nuant à durcir, et on détourne ordinairement aprèssoixante-douze heures et quelquefois seulement aprèsquatre-vingt-seize heures.

A cet effet, ou démolit la partie supérieure de laporte do devant, ainsi que la porte de derrière, par la-quelle on introduit un tuyau qui sert à verser unepoti'e quantité d’eau sur les parties de coke les pluschaudes. On achève alors de démolir l’embrasure an-térieure, et, à l’aide d’un treuil et d’une chaîne en ferque l'on accroche au T en fer dont nous avons parléplus haut, on retire tout le coke d’une seule pièce endehors du four en le faisant glisser sur une plate-formeinclinée.

La principale modification dont ces fours paraissentsusceptibles serait de charger la houille par une ou-verture ménagée à la \oûte, comme cela a générale-ment lieu dans les fours cylindriques ordinaires, cequi faciliterait cette opération et produirait une cer-taine économie de main-d’œuvre.

En résumé, une cuisson lente, jointe à une chargetrès forte, est le moyen d’obtenir du coke très dur ettrès dense, quelle que soit la nature de la houille ;aussi tend-on tous les jours a augmenter les dimen-sions des fours et le poids de la charge : en Angle-terre, on se sert actuellement, sur certains chemins do1er, de fours dont la sole a une surface de 9 mètrescarrés et où la charge de 100 hectolitres, soit 8,000 ki-logrammes de houille, forme une épaisseur de 1 m ,25;la cuisson s’y fait en quatre-vingt-seize heures.

Réciproquement, avec les mêmes houilles cl avec lesmêmes fours, en faisant des charges moins fortes, don-nant beaucoup d’air et élevant par suite la tempéra-ture de manière à effectuer la cuisson eu quarante-huit,vingt-quatre et même douze heures, on obtient descokes de plus en plus légers et friables, suivant l'usageauquel on les destine. • p. deijktte.

COLCOTHAR, ltOL'GK l/ANGLETERRE (angl. colco-tbar ail. kolcothar). Oxyde rouge de fer. obtenu

comme résidu de la distillation du sulfate de peroxydede fer, dans les fabriques d’acide sulfurique fumant, oupréparé simplement par la calcination du sulfate de fer.11 est en poussière rouge-brunâtro sans éclat; on le ré-duit par porphyrisation et lévigation en poudre extrê-mement ténue employée pour polir. En chauffant dans,un creuset 190 parties de sulfate de fer et 42 de selmarin, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’acide hydro-chlorique, et reprenant par Peau bouillante pour dis-soudre le sulfate de soude, on obtient un résidu d’oxydedo fer en paillettes très éclatantes d’un gris d’acier rou-geâtre qui, réduit en poussière très ténue, donne une ex-cellente poudre à polir.

Le rouge le plus fin s’obtient en précipitant une dis-solution de sulfate de fer, ramené à l’état de sel de per-oxyde par l’ébullition avec de l'acide nitrique, par unesolution de carbonate de soude ; le précipité est du sous-sulfate de peroxyde de fer, que l’on lave avec soin, quel’on dessèche, que l’on porphyrise, et que l’on chauffeensuite au rouge dans une capsule plate jusqu’à ce qu'il-prenne une teinte d’un rouge brun foncé.

Le rouge d’Angleterre sert à polir l’acier, l’or et lesglaces ; celui destiné à polir l'or doit être très faible-ment calciné, afin de conserver un certain degré demollesse, tandis que celui employé pour donner le polià l’acier doit avoir été très fortement calciné, afin deposséder la plus grande dureté possible. Plus la calci-nation a été poussée loin, plus la dureté est grande, etplus aussi la couleur se fonce et tire sur le violet.

COLLE A BOUCHE. La colle.à bouche est une ma-tière gélatineuse, sèche, que l’on emploie à froid pourcoller le papier sur les planches à dessiner, ou pourréunir plusieurs feuilles de papier les unes à la suite desautres. Ou la prépare en faisant macérer dans une pe-tite quantité d’eau de la colle de Flandre de belle qua-lité, puis chauffant pour opérer la dissolution de lacolle, ajoutant alors 10 p. 109 de son poids de sucreblanc en poudre, continuant à chauffer jusqu’à ce queht masse soit devenue transparente et homogène, reti •rant du feu et aromatisant avec de l’essence de citronlorsqu’elle est prête à se figer par le refroidissement,puis la coulant dans des'moules de formo rectangu-laire.

Lorsque la colle est entièrement figée et qu’elle aacquis la forme d’une gelée très consistante, ou la dé-tache du moule, en renversant ce dernier sur un planhorizontal bien dressé, et on la découpe en feuilles deÜ millimètres au moins d’épaisseur, en allant de hauten bas, au moyeu d’un fil de cuivre très mince, tenduhorizontalement à la partie inférieure d’un assemblagede trois pièces de bois formant un cadre rectangulaire,dont le fil métallique occupe le quatrième côté ; ce cadrose meut à coulisse dans une autre cadre n’ayant aussique trois cotés assemblés d’une manière très solide. Le,fil de cuivre glisse en dehors du deuxieme cadre, etpeut être amené à toutes les hauteurs désirables en le-vant ou abaissant le cadre qui le porte dans la coulissedu second cadre, qui doit être appuyé sur le plan hori-zontal ; il suffit alors de l’y promener de manière à coque le fil rencontre la colle, pour que celle-ci soit cou-pce régulièrement, si l’on a soin de tenir le premiercadre toujours vertical ou de l’incliner d’une quantitétoujours égale.

Lorsque la colle est coupée en feuilles horizontales,on divise celles-ci en long et en travers pour obtenir desmorceaux de grandeur convenable, que l’on fait ensuit©sécher d’abord à l’air libre, puis dans une étuve, surdes plaques de fer-blanc légèrement amalgamées à lasurface avec du mercure, pour que la colle ne puisse s'yattacher.

Pour employer la colle à bouche, on la ramollit dansU bouche en l'imprégnant d’nne petite quantité de sa-live, puis on la pose entre les parties que l’on veut col"