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A-F.
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COLORATION DKS HUIS.

C0LOKATJ0N DLS BOIS.

merce ; on variera l’intensité des teintes en les combi-nant entre elles.

La ( ouleur rerie se fait avec l’oxyde de cuivre, dontnous avons parlé, ou avec le vert-de-gris concret. Dansce dernier cas, on le broie très lin, ou le met dissou-dre dans du vinaigre de bons très tort; on y ajouteGU gr. de sulfate de fer, et l’on fait bouillir le tout unquart d’heure, dans 2 litres d’eau. Les ébénistes fontordinairement leur teinture verte en teignant d’aborden bleu, et en ajoutant ensuite un lavage d’épine-vi-nettc, ou bien eu remplaçant l’épine-vinette par lagaude, dont on met plus ou moins, selon que l’on veutque le vert soit plus ou moins foncé.

Le violet s’obtient par une décoction de bois de eum-pèclie dans laquelle on mêle de l'alun, ou en teignantd'abord le bois rouge clair, et le plongeant ensuite dansun bain de tournesol ou d’autre bleu clair.

Toutes les fois que cela sera possible, H faudra pré-férer le bain froid au bain chaud, les couleurs sontplus belles; mais beaucoup de préparations exigent unbain chaud ; on fera donc bien, toutes les fois que deuxmoyens se présenteront, l'im à chaud, l'autre à froid,de choisir ce dernier.

Teinture voire. Noix de galle concassée, en poids,15 parties; bois d’Inde, 4 p.; vert-de-gris, 2 p.; sulfatede fer, 1 p., qu’on fait bouillir ensemble dans unequantité sulîisante d’eau. On commit plus de quaranterecettes pour la teinture en noir, celle-ci peut sullire.Si le bois n’était pas assez noir après une première cou-che, on en mettrait une seconde, et meme une troi-sième, si cela était nécessaire.

Nous nous contenterons de ce qui précède. Cetteméthode do teindre ainsi les bois ne produit pas deselTets aussi agréables que la seconde méthode, dontnous allons nous occuper.

Il ne s’agit plus maintenant de colorer le bois avecîles matières colorantes ; mais seulement de faire res-sortir ou de varier les couleurs naturelles, à l’aide d’a-cides incolores, ou très faiblement colorés, par le ferou par le cuivre. Dans cette autre méthode, le bois n’estplus uniformément teinté : ce sont les accidents de sonveinage qui font naître les accidents de couleur, quilaissent ici des clairs où la teinte de bois apparaît nue,pour faire contraste avec des teintes foncées produitesseulement par un changement de direction dans la li-bre ligneuse. Aussi tous les bois ne seront pas indif-féremment appelés à être embellis par cette méthode,ÎL faudra faire un choix intelligent, non seulement desespèces de bois, mais encore des individus daus chaqueespèce, et dans chaque individu, de telle ou telle par-tie. Le hêtre, le noyer, le peuplier, et en général tousles bois unis seront impropres à être embellis par cemoyen, qui n’est applicable qu’aux loupes, qu'aux ra-cines, qu’aux endroits où les tourelles des mères bran-ches amènent des épanchements de la sève, îles dévia-tions de la libre ligneuse, des contournements, desentrelacements. Les bois les mieux appropriés sont : lefrêne, l’orme, l'aulne, l'érable, le sycomore, le châtai-gnier, le buis, l'if, certaines parties des chênes cente-naires, quelques fruitiers. Ici nous n’avous plus besoinde grands vases, de feu, de chaudières, de grands ap-pareils, mais seulement de petites bouteilles; cariesprincipes que nous emploierons désormais sont très ac-tifs, et il n’en faudra que des quantités très minimespour produire beaucoup d’effet. Ces principes seront duvinaigre et de l’eau forte : le vinaigre pour faire l’acé-tate de for, l’acide nitrique pour faire des solutions decuivre. Les effets que nous obtiendrons seront produitspar cette faculté que tous les bois possèdent d’être fortpeu perméables lorsqu’ils présentent le fil, d’être au con-traire très spongieux, lorsqu’ils présentent leur bout.Toutes les fois (pie dans un bois quelconque, dressé aurabot <m autp'incnî, il se rencontrera des surfaces ou le

lil soit alternativement uni ou trarndié, ou sera sûrd’obtenir des effets de couleur et de lumière très va-riés ; l’acide De pouvant s’introduire et produire soneffet que dans les places où il trouve le bois tranché, etpénétrant d’autant plus que les libres seront tranchées,c'est-à-dire dans une position se rapprochant plus oumoins de la perpendiculaire au iii uni. Il n’est doncpoint nécessaire, d’essayer le bois à l’avance; a lapremière inspection, un œil exercé reconnaîtra si unbois est propre ou non à être soumis à l’action desacides.

On prépare l’acétate de 1er à plusieurs degrés de sa-turation, et voici comment il faut faire : on prend de laboue de meule de taillandier, la plus fraîche possible ;celle qui se trouve au fond de l’eau est préférable ;celle desséchée, et par conséquent jaunie par la rouille,n'aurait plus la même vertu, ou ne serait propre qu’a pro-duire des teintes i^ui ne sont pas colles dont nous de-vons d’abord nous occuper. La bonne boue de meuledoit être verte, cendrée ; on la fera bien égoutter, puison la mettra dans une jatte ou petite terrine, au tiersde sa capacité, et l’on versera dessus du fort vinaigre,de maniéré à ce qu’il recouvre la bouc de meule d’unou 2 centimètres ; on laissera ce mélange sans l’agiter.L’ébullitiou plus ou moins hâtive, selon la force du vi-naigre, aura lieu et se manifestera par une écume ver-dâtre qui recouvrira le vinaigre; on décantera avec soince vinaigre qu’on mettra dans une iiole qu’on boucherasoigneusement. Cette préparation, notée u" I, servirasur certains bois à colorer en vert. On versera de nou-veau du vinaigre daus la terrine, en même qualité, onpourra malaxer un peu la boue de meule et on laisserale mélange plus longtemps, toute une nuit, et le lende-main on décantera le vinaigre qu’on versera dans uneautre fiole, cotée n° 2. Cette seconde préparation donneradans l’emploi une teinte plus foncée que la première etcolorera en brun. Lnfin on pourra remettre encore duvinaigre sur la même boue de meule, en y joignant unpeu de sel de cuisine et aussi un peu d'acide nitrique.Cette fois ou abandonnera la terrine sur une fenêtre, oudans un grenier, en ayant soin seulement de la couvrird’une planche pour que la poussière ne se mêle pas auvinaigre ; on laissera le tout sécher. Quand on décoti-vrirada terrine, on trouvera les parois et la boue demeule couvertes de croûtes jaune-rouge, qu’on déta-chera des parois, et on versera de nouveau du vinaigrequ’on laissera réduire un peu, puis ou décantera dansune 3 e fiole, cotée n u 3 : cette troisième liqueur serviraà donner des tons très bruns, roux foncés, qu’on aviveraencore eu répandant sur les jours une légère décoctionde bois d’Inde, lorsqu’il s’agira de loupes de buis.

Quant à l’oxyde de cuivre, il se prépare comme nousl’avons dit plus haut; mais dans le cas qui nous oc-cupe, il doit être encore plus étendu d’eau, de manièreà ce que la dissolution soit à peine colorée, eu vert oucji bleu.

Avec les trois fioles dont nous venons de parler, onvariera les teintes jusqu’à l'infini, soit en les mêlantentre elles dans des proportions diverses, soit en amor-tissant leur action avec de l’eau ou du \inaigre; il nefaut que trois fioles d’acétate, contenant chacune 3 ou4 décilitres, pour sullire à un grand atelier pendantplus d’une année, tant il en faut mettre peu pour pro-duire beaucoup d’effet : moins les teintes seront foncéesplus elles seront belles. Cette teinture entre assez pro-fondément dans le bois pour qu’on puisse le poncer etle polir après qu’elle a été déposée; elle s’applique tou-jours à froid, et ces effets seront différents entre eux,non seulement suivant les essences de bois, mais encoresur une même espèce, selon qu’il y a plus ou moinslongtemps que le bois est abattu, il ne nous reste pinsmaintenant qu’àjeter un coup d’œil rapide sur les belleset récentes expériences de M. lin u h< rw.