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COMBUSTIBLES.

COMBUSTIBLES.

DÉSIGNATION

LIEUX

NATURE

des

d'où

du

COM UUST1 BLÉS.

ils proviennent.

COKE.

I. Anthracite.

Eaysde Galles.

pulvérulent.

Lamure.

ul.

Alais.

boursouflé.

et dures.

111. Houilles grasses

Kive-de-Gier

tiès bour-

maréchales.

(Grand-Croix,.

soullé.

IV. Houilles grasses àlongue llamme.

Lancasliiro

(Cannelcoal).

boursouflé.

Commcntr v.

ni.

VL Houilles sèches à

Illnn/.y.

fritté.

longue flamme.

VI. Lignite parfait(terrain tertiaire).

Dax .

pulvérulent.

VII. Lignite imparfait.

Grèce .

id.

Usnach (bois

id.

fossile).

V111. Lignite passant |

° , 1 l El bogen.

au bitume. r °

Asphalte. j Cuba .

boursouflé.

id.

r/2

7)

Va

y

C

OMPO

'• A

SITIO

î« Z ~

\ T .

■3

COKE

laissé

par calcina-tion.

POUVOlIt

calorifique

d’aprt-s la loido WeJlor.

1,348

92,56

3,33

2,53

1,58

89,5

7300

1,362

89,7 /

•1,07

3,99

4,57

90,0

6800

1,322

89,27

4,85

4,47

1,41

77,7

7370

1,298

87,45

5,14

5,03

1,78

68,5

7270

1,317

83,75

B,00

8,04

!2,3;i

57,9

7050

1,319

82,72

5,29

I l ,75

0,24

63,4

6730

1,362

76,48

5,23

•10,01

2,28

6230

1,272

70,49

5,59

•18,93

4,99

•49,1

5790

•1,-185

61,20

5,00

24,78

9,02

38,9

4830

■1,167

56,04

5,70

36,07

2,19

»

4320

1,157

73,79

7,40

•13,79

4,90

27,4

6580

•1,063

79,18

9,30

8,72

2,80

9,0 '

7500

faible , sans se coller ni se ramollir sous l'action de lachaleur. Plusieurs variétés de ce combustible onthipro-priété de décrépiter et de se réduire en petits fragmentsa la première impression du leu.

. L’anthracitecst employée pour le chauffage îles chau-dières et la cuisson de la chaux. Les variétés qui nedécrépitent pas pourront être employées eu outre avecavantage pour fondre les minerais fie 1er dans les hautsfourneaux et pour les usages domestiques.

Les houilles grasses et dures sont surtout estiméespour la fabrication du coke. Le produit de leur carbo-nisation est peu boursouflé, dense et doué d'une fortecohésion. 11 est d’un bon emploi dans les opérationsmétallurgiques, pour la fusion des minerais de fer.

Les houilles grasses maréchales et les houilles grasses àlongue flamme, sont celles qui conviennent le mieux pourla forge, et pour le chauffage des fours à réverbère à hautetempérature. Les houilles grasses à longue llammeconviennent parfaitement pour la fabrication du gazd’éclairage parce qu’elles fournissent beaucoup de pro-duits gazeux chargés de carbure d’hydrogène en quan-tité suffisante pour assurer leur pouvoir éclairant. Lecoke qu’elles produisent est très boursouflé et con-vient moins bien pour les applications métallurgiquesque le coke compacte et dur.

Les houilles maigres ou les houilles sèches à longue(lamine , donnent un coke à peine fritté, qui n’a uas dutout de consistance. Elles sont encore bonnes pour leschaudières à vapeur et pour tous les usages qui n’exigentpas une température très élevée ; mais elles conviennentpeu aux opérations métallurgiques. Leur pouvoir calo-rifique et leur température de combustion sont déjà bieninférieurs à ceux de» groupes précédents.

Les lignites servent pour les évaporations, le chauffagedes chaudières, la cuisson de la chaux et des briques, lechauffage domestique; leur température de combustionest peu élevée.

Il y a encore d’autres éléments dont il est essentielde tenir compte dans lu détermination de la valeur descombustibles minéraux, ce sont :

L’ La nature et la proportion des cendres. La naturedes cendres de houille est assez peu variable. Elles sontpresque toujours argileuses; on y rencontre aussi del’oxyde de fer, du carbonate et du sulfate de chaux. Laproportion des cendres que laissent les combustibles mi-

néraux est extrêmement variable d’une couche à l’autreet même dans les différentes parties d’une même couche,mais il est rare qu’en moyenne elle soit aussi faible queeelic portée sur le tableau précédent;

2" Les pyrites ile fer. Cette matière sc rencontremalheureusement, très fréquemment, dans les houilles,et nuit beaucoup à leur qualité. Elle sc trouve dissé-minée en petits cristaux, souvent à peine visibles, entreles feuillets de la houille. Bar le contact de l'air hu-mide, la pyrite se change en sulfate en absorbant dol'oxygène, et il en résulte une expansion qui fait tom-ber la houille ou poussière. Quand cette décompositions’opère dans l’intérieur des mines, le dégagement dechaleur qui l’accompagne peut être tel que la houilleprenne feu; on voit souvent des incendies produits parcette cause. Enfin, les houilles pyriteuscs ne peuventservir qu’à un petit nombre d’usages, parce que le soufre qu’elles renferment corrode peu à peu lo fond deschaudières, les tuyaux, et qu’il altère la qualité des mé-taux avec lesquels le combustible est en contact.

Quand on brûle les houilles, le soufre des pyrites sedégage à l’état d’acide sulfureux, et le fer reste dans lescendres à l’état de peroxyde. Quand la houille renfermeen même temps du carbonate de chaux, une partie dusoufre est retenue dans les cendres à l’état de sulfate.

Disons un mot, pour terminer ce qui est relatif auxcombustibles minéraux, des produits de leur distillationet de leur combustion.

Les houilles donnent à la distillation des gaz com-bustibles, de l’eau souvent ammoniacale, des huiles cm-pyrcumatiques, et laissent un résidu charbonneux oucoke. L’ammoniaque provient de l’azote du combustible,et sc trouve, dans les produits de la distillation, à l’étatde carbonate ou d’hydrosulfate. Quant aux huiles cm-pyreumatiques, elles sont formées d’un grand nombrede principes immédiats différents, parmi lesquels onpeut citer la naphtaline, qui encombre si souvent lestuyaux de conduite dans la fabrication du gaz d’éclai-rage.

Le gaz d’éclairage préparé avec la houille est un mé-lange de plusieurs gaz hydrogénés et d'oxyde de car-bone tenant en dissolution des carbures d’hydrogène hl’état de vapeur. La composition des divers gaz d’éclai-rage et les circonstances les plus favorables à leur pro-duction, seront décrites à l’article kclaikaoe.