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COMBUSTIBLES.

COMBUSTIBLES.

Ou coke. Ou appelle ainsi le produit du la carnumsa-tion de la houille, et Ton cil lait un grand usage dansles travaux métallurgiques; il est en masses poreusescomme la pierre ponce et d’autant plus dur que les ca-vités des pores sûnt moins larges; il a un éclat denii-métalhque, et sa couleur est le gris de fer. L’hectolitrede coke pèse eu moyenne 40 à 45 kilogr.

Il attire rhumidité de l'air, mais moins que le char-bon de bois.

Le coke préparé en grand ne retient pas une quantiténotable de matières volatiles combustibles; aussi sonpouvoir calorifique ne diffère de celui du carbone quepar la proportion des cendres qu'il renferme, et quis’élève ordinairement jusqu’à 10 et même 15 p. 100.

La pyrite de fer contenue dans les houilles, se trouvedans le coke à l’état de proto-sulfure qu'on aperçoitdiflieilemcnt, parce que sa couleur est à peu près lameme que celle du coke ; mais il est facile d’en recon-naître la présence par l'acide hydrochlorique, qui pro-duit dans ce cas un dégagement d’hydrogène sulfuré.

Le coke est d’une combustibilité difficile, mais il per-met d’obtenir dans les fourneaux une température trèsnotablement supérieure à celle que produirait le char-bon de bois. Nous verrons plus bas à quoi tient cettecirconstance.

III. — DE I/e.UI’LOI DES DIVERS COMliUSTIULKS.La chaleur développée par la combustion se disperse dedeux manières différentes : une partie est rayonnée parle combustible embrasé, l'autre estentraînée par les produits gazeuxde la combustion. Dans certainscas, comme celui des cheminées quiservent au chauffage domestique,on n’utilise que la chaleur rayon-nante.

Quand, au contraire, la combus-tion s’opère dans une enceinte fer-mée, comme dans les loyers desfours à réverbère, la chaleur dis-persée par le rayonnement du com-bustible sert à échauffer les paroisdu foyer. A partir du moment oùcelles-ci ont atteint une tempéra-ture fixe, toute la chaleur dévelop-pée est entraînée par les gaz qui peu-vent alors s’échauffer jusqu’au degréque nous avons appelé la tempéra-ture de combustion, puisque la cha-leur rayonnée parles parois est égaleà celle rayonnée par le combustibleincandescent.

M. Peclct a déterminé, au moyend’un appareil particulier, pour cha-que combustible, la fraction de lachaleur totale qui est dispersée par le rayonnement.Il est arrivé à cette conclusion, que le charbon em-brasé rayonne plus que les flammes : ainsi M. Peclctadmet que, pour le charbon de bois, la chaleur rayonnéeest la moitié de la chaleur totale, tandis qu’elle n’estque les 2/5 pour le bois.

Les appareils dans lesquels on utilise les combusti-bles, ont des formes et des destinations très variées.

Dans le cas le plus simple, celui du chauffage do-mestique, on n’utilise souvent que la chaleur rayon-née ; c’est le cas des foyers à cheminée. Quand on sesert de poêles, presque toute la chaleur développée parla combustion pourrait, à la rigueur, se transmettre àl’air de la pièce par l’intermédiaire du poCde et de lacheminée. (Voir l’article chauffage.)

Les appareils employés dans les arts pour utiliser lescombustibles peuvent sc diviser en deux grandes clas-ses : la première comprend tous ceux où la matière àéchauffer n'est pas en contact direct avec le combusti-

ble. On peut y ranger les foyers qui servent à évapore»des liquides ou à chauffer des chaudières à vapeur, lesfours à réverbère de forme si variée qu’on emploie dansle traitement des métaux, les fours à faïence et à por-celaine.

La seconde classe comprendra tous les appareils oitla matière à échauffer est en contact direct avec le com-bustible. Les foyers de maréchalerie, les foyers d’affi-nage pour les métaux, tous les fourneaux à cuve quiservent au traitement des minerais métalliques et à lafusion des métaux, appartiennent à cette dernière classe.

Ou emploie généralement des combustibles à flammedans tous les appareils de la première classe ; dans ceuxdelà seconde, ati contraire, on n’emploie guère que descombustibles carbonisés.

Je vais indiquer rapidement les circonstances princi-pales de l’emploi des combustibles dans ces deux classes d’appareils.

Première classe. Le combustible est généralementplacé sur une grille, et son épaisseur n'y dépasse pas20 à 25 ccntim. L’air arrive par-dessous la grille, s’in-troduit à travers les barreaux, et traverse le combusti-ble incandescent. Les produits de la combustion, aprèss’ôtre dépouillés au contact avec la matière à échaufferd’une partie plus ou moins considérable de la chaleurqu’ils entraînent, sont enlevés par une cheminée placée,à l’autre, extrémité du foyer et qui détermine le tirage.(Voir cheminée.)

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558.

Dans les foyers de chaudière (fig. 558), on s’ar-range pour que la surface de la chaudière A, en con-tact avec les produits de la combustion qui s’opèresur la grille G, ait un développement suffisant, afin queceux-ci n’arrivent à la cheminée D, qu'après avoirabandonné la majeure partie de leur calorique.

L’expérience prouve que la quantité d'air qui traversela grille, dans le cas qui nous occupe, est ordinaire-ment le double de celle qui est nécessaire pour brûlercomplètement le combustible, et cependant ces foyers,dans leur construction actuelle, donnent presque con-stamment de la fumée ; cette circonstance s’explique dela manière suivante : le carbone très divisé qui consti-tue la fumée résulte d’une combustion incomplète descarbures d’hydrogène dégagés par le combustible. Pourle brûler par l’oxygène atmosphérique, il est nécessaireque le mélange soit porté à une température élevée*or, à une certaine distance de la grille, la majeure par-tie de la chaleur produite est déjà absorbée par les elnm-