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COMBUSTIBLES.

COMBUSTIBLES.

dières et sa température n’est plus assez élevée pourproduire lu combustion de la fumée.

Dans un four à réverbère (fig. 559 et 560), la grille

1;, est séparée de la sole f , où se trouve la matière àéchauffer par un mur en briques c, qu’on appelle pontou autel. Ce pont est très élevé au-dessus de la sole,dans tous les cas où l’on craint l’oxydation de la ma-tière qu’on échauffe, afin que le courant de gaz snivesurtout la voûte du four, et que le métal ne s’échauffeque par le rayonnement de celle-ci.

L’analyse de l’air des cheminées des fours à réverbèreoù l’on produit une température très élevée, comme lesfours à puddler et à réchauffer le fer, montre qu’il n’ya guère, en moyenne, que 7 à 8 p. 100 d'air non dés-oxygéné dans les produits de la combustion. Ce légerexcès d’air paraît suffisant pour empêcher la formationdes gaz combustibles. Un plus grand excès d’air seraitnuisible, car il absorberait en pure perte pour s’échauf-fer une partie de la chaleur développée par la combus-tion , et par conséquent il abaisserait proportionnel-lement la température produite par celle-ci. Cettetempérature serait un maximum , si le combustible etl’air se changeaient réciproquement et complètementen eau, acide carbonique et azote.

En quittant la sole du four, le courant de gaz doitposséder encore une température supérieure à celle quedoivent atteindre les matières qui s’y trouvent placées.Il y a donc une grande quantité de chaleur entraînéedans la cheminée, et celle qui est réellement utiliséesur la sole des fours à réchauffer le fer ne dépasse pas10 p. 100 de la chaleur de combustion totale. Aussia-t-on commencé, dans quelques usines, à intercalerentre la cheminée et la sole des fours des chaudières àvapeur qui ont permis d’obtenir ainsi les 40/100 e * dela chaleur de combustion, sans que le tirage ait été di-minué et sans que la consommation du fer se soit accrue.

Tous les combustibles peuvent être utilisés pour lechauffage des chaudières, parce qu'il n’est pas néces-saire que la température de combustion soit très élevée.Dans les fours à réverbère, les combustibles les plusavantageux sont ceux dont le pouvoir calorifique est leplus élevé, pourvu qu’ils aient la propriété de brûleravec flamme. Les bonnes houilles grasses réunissent cesdeux conditions. Il faut en effet, pour que l’on puisseutiliser le combustible, que la température de combus-tion soit supérieure à celle qu’il est nécessaire de pro-duire sur la sole du four. Ainsi, dans les fours à souderle fer, il faut arriver au moins à 1500”. Or, il est évi-

dent qu’on arrivera d’autant plus vite à souder le ferque la différence entre cette température limite et latempérature que possède le courant de gaz sera plusgrande. Plus la température de combustion seraélevée, plus la fraction de la chaleur utilisée seraconsidérable, et par conséquent, moins on con-sommera de calories pour produire l’effet cherché.On explique ainsi pourquoi il y a économie à seservir de certains combustibles de préférence àd’autres, bien que la calorie de celui qu'on préfèresoit plus chère que la calorie de l’autre, et pour-quoi un combustible donné pourra ne pas produirele résultat que l’on attend, quelle que soit la pro-portion qu’on en emploie, si sa température decombustion est inférieure ou seulement égale à latempérature cherchée.

La préférence que l’on donne aux combustiblesii flamme sur les combustibles carbonisés, dans lechauffage des fours à réverbère, s’explique parcette circonstance que le mélange des gaz com-bustibles produits par la distillation de la houilleavec l’air, ne se fait complètement que sur la soledu four. C’est donc dans cette partie de l’appareilqu’aura lieu le maximum de température. Avecun combustible qui ne renfermerait que peu dematières volatiles, le maximum se produirait àune petite distance de la grille, et la températuredes gaz serait déjà sensiblement ahaissée à leurarrivée sur la sole.

On peut faire brûler avec flamme des combustiblesfixes, comme le coke ou l'anthracite, en lançant sousla grille de la vapeur d’eau en petite proportion. Celle-ci donne, au contact du combustible incandescent del’acide carbonique et de l’hydrogène, gaz qui ne se mê-lent complètement à l’air qu'à une certaine distance,en sorte que le lien de la combustion se trouve rappro-ché de la sole. L’emploi de la vapeur d’eau paraît avoirproduit des résultats avantageux pour la combustion del’anthracite sur les grilles des fours à réverbère et desfoyers de chaudières.

On n’observe guère de fumée, dans les fours a ré-verbère à haute température, qu’au moment du char-gement du combustible sur la grille, et cependantl’excès d’air est ici moins considérable que dans lescheminées des foyers de chaudières; la haute température du mélange gazeux explique cette circonstance.La matière charbonneuse qui constitue la fumée doitnécessairement disparaître, soit par l’oxygène de l’airen excès, soit par l’action de l’acide carbonique déjàexistant dans le courant de gaz. Au moment où l’oncharge la houille sur la grille, la distillation presqueinstantanée qu’éprouve tout le menu en arrivant dansun foyer très échauffé explique la présence de la fumée.

Dans le cas où il faut éviter avec grand soin que lamatière à échauffer ait le contact de la fumée, on em-ploie un mode de combustion, dit à flamme renversée ,qui est surtout usité dans la cuisson de la porcelaine etde la faïence.

Les fig. 561, 562, 563 et 564 représentent la coupeverticale et trois coupes horizontales d’un four destinéà la cuisson de la faïence fine, il a la forme d’unetour ronde surmontée d’une partie voûtée, et placéedans l’intérieur d’une grande hotte ou cheminée TT. Lespièces à cuire sont placées dans la tour D, qui com-munique avec l’extérieur par 7 foyers a, a, qu’onappelle des allandiers. Le combustible qui est du boissec coupé en petites bûches est placé sur une grille dis-posée en f . L’air s’introduit ici dans le four de haut enbas, et avant d’arriver à la grille, il traverse d’abordle bois qu’on vient de charger, puis le charbon qui setrouve au-dessous. Les produits de la distillation dubois sont donc obligés de traverser, mélangés avecde l’air non brûlé, du charbon incandescent. Ils se trou-