COMBUSTIBLES.
COMBUSTIBLES.
vent ainsi portés à une température très élevée, et cettecirconstance produit la combustion complète de la fu-mée.
Les ouvertures b\ b\ qu'on remarque au-dessous dela grille ne servent qu’à enlever les cendres.
peut admettre, comme limite supérieure, qu’à 40 cen-timètres de distance de la tuyère, l’oxygène de l’air estcomplètement changé en oxyde de carbone. Ce fait de-vient d’une grande importance, quand on le rapprochede l’effet calorifioue produit par la transformation ds
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2 e classe. Dans tous les appareils qui précèdent, oncherche toujours à produire une combustion aussi com-plète que possible. Les produits de cette combustionsont de l’eau, de l’acide carbonique et de l’azote. L’air,n’ayant à traverser qu’une couche peu épaisse de com-bustible, est généralement appelé dans le foyer par lesimple tirage de la cheminée. Dans tous les foyers dela seconde classe, le combustible se trouve en coucheépaisse, et l’air y est presque toujours injecté, sous unecertaine pression, par une machine soufflante au moyend’un orifice particulier peu étendu, qu’on appelle latuyère. La combustion s’opère ici suivant des lois par-ticulières qui exigent quelques développements.
Quand l’air traverse une épaisseur un peu considéra-ble de charbon, celui-ci se brûle de deux manières dif-férentes. L'oxygène de l’air en s’introduisant dans lefourneau forme d’abord de l’acide carbonique, et cegaz, en traversant une nouvelle couche de combustibleincandescent, se transforme en oxyde de carbone endoublant de volume. On peut donc diviser en trois zonesdistinctes l’espace compris entre l’entrée de l’air et lasortie du gaz : 4° la zone où commence la combustion :on y trouve de l’acide carbonique, de l’oxygène et del’azote ; l’oxygène diminue constamment à mesurequ’on s’éloigne de la tuyère, et produit un volume égalau sien d’acide carbonique; 2 U la zone où s’effectue latransformation de l’acide carbonique en oxyde de car-bone, 3° enfin celle où tout l’oxygène atmosphériqueest complètement changé en oxyde de carbone. Commece gaz ne renferme qu’un demi-volume d’oxygène, lacomposition de la colonne gazeuse dans cette région se-rait représentée par 79 volumes d’azote et 42 d’oxydede carbone ou 65,6 du premier et 34, 4 du second.
L’expérience prouve que les deux premières zonesn’occupent, dans la plupart des fourneaux à courantd’air forcé, qu’un espace peu considérable, dont l’éten-due varie avec la vitesse et la température de l’air,d’une part, et la nature du combustible de l’autre. Dansles hauts fourneaux à fondre les minerais de fer, on
l’acide carbonique en oxyde de carbone. On déduit aisé-ment des expériences précitées de Dulong qu’il doit yavoir dans ce cas absorption d’une grande quantité nechaleur et par conséquent un abaissement considérabledans la température de la colonne gazeuse ascendante.
Eu effet, d’après Dulong, 4 litre de vapeur de car-bone (1^,077) donne, en se transformant en 2 litresd’acide carbonique, 7858 calories ; ces 2 litres d’acidecarbonique prendront 1 litre de vapeur de carbone ou1 « r ,077 pour former 4 litres d’oxyde de carbone, qui dé-velopperont, par leur combustion complète, 4 2520 uni-tés de chaleur.
Voilà donc 7858 -j- 12520 r= 20378 calories pro-duites par la combustion complète de i litres (2’ r ,454)de vapeur de carbone. Or, ces 2 litres de vapeur de car-bone en se transformant directement en acide carbo-nique, n’auraient produit que2X7858ou 45716calories.On en conclut nécessairement que la différence 4662représente la quantité de chaleur rendue latente par latransformation de 2 litres d’acide carbonique en 4 litresd’oxyde de carbone.
Ainsi donc, en brûlant un combustible fixe en coucheépaisse par un courant d’air forcé, on a deux effets ca-lorifiques inverses produits par deux quantités égaiesde carbone. La première combustion qui donne lieu àl’acide'carbonique, produit une température très élevée.La transformation de cet acide carbonique en oxyde decarbone détermine, au contraire, un abaissement cou*sidérable de température.
Ce résultat explique pourquoi, dans tous les foyersà courant d’air forcé, le lieu du maximum de tempéra-ture est peu étendu. On voit aussi combien il importeque l’épaisseur du combustible sur les grilles des foursà réverbère ne soit pas trop grande, puisqu’il en résul-terait une formation d’oxyde de carbone et un abaisse-ment correspondant dans la température du courant du
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Parmi les appareils alimentés par un courant d airforcé, les uns qui portent spécialement le nom de foyers