COMPTEUR.
CONGÉLATION.
partant du générateur et communiquant par des em-branchements avec chaque foyer, de façon à ce quel’ouverture d’un registre suffise pour introduire les gazet l’air comburant en proportion plus ou moins considé-rable, suivant la température qu’on veut obtenir, onarriverait avec facilité à l’exécution de ce système.
La transformation des combustibles en gaz nécessite,il est vrai, une force motrice assez considérable pourl'injection de l’air dans le générateur, et ensuite dansles foyers de combustion des gaz : mais comme il n’y apas de tirage à établir dans ceux-ci, on peut utiliser latotalité de la chaleur sensible des gaz après leur com-bustion et leur passage sur la sole du four, et cettequantité do chaleur perdue serait plus que suffisantedans la plupart des cas pour chauffer les gaz à brûler,l’air comburant et la chaudière à vapeur qui fourni-rait la force motrice pour la machine soufflante.
J. EBELMEX.
COMPENSATEURS. Voyez horlogerie.
COMPTEUR. Instrument qui, comme son nom l’in-dique , sert à compter le nombre de révolutions d’un axetournant ou celui des excursions alternatives de va-et-vient d’une tige, accomplies dans un temps donné.Jl se compose ordinairement d’une série de rouagesanalogues à ceux des montres, faisant mouvoir desaiguilles sur des cadrans gradués. Lorsqu’il s’agitd’un axe de rotation, on en communique le mouvementà l’axe principal du compteur, soit au moyen de cour-roies, soit au moyen d’engrenages, soit au moyen d’unexcentrique monté sur cet arbre et portant un cliquetqui fait sauter à chaque tour une dent d’une roue à ro-ehet montée sur un des axes du compteur, soit en em-ployant le mouvement de va-et-vient produit par cetexcentrique pour faire marcher les aiguilles du comp-teur, au moyen d’un échappement à ancre ou à verge;dans ce dernier cas l’échappement ne sert qu’à laisseréchapper à chaque oscillation une dent de la roue à ro-cliet, mais le compteur reçoit le mouvement par unpoids ou un ressort, tout à fait comme dans les horlogeset les montres. Les excursions alternatives d’une tigese- comptent exactement de la meme manière.
On peut aussi monter sur l’axe tournant ou sur toutautre axe qui en reçoit un mouvement proportionnel,une vis sans fin qui engrène avec deux roues dentées dememe diamètre juxtà-posées. L’une de ces roues a 99(.lents et est folle sur l'axe de la seconde roue qui porteon regard une aiguille qui se meut vis-à-vis de la pre-mière roue divisée en 99°. La seconde roue divisée en! U0 Ü , a 1ÜO dents et se meut vis-à-vis un style ou repèrefixe. La vis sans fin fait sauter une dent des deux rouesà chaque tour. Avant de compter on amène les deux ai-guilles à zéro ; on fait alors engrener les roues avec la vissans fin, ut lorsqu'il s’est écoulé un certain temps, on dé-sernbraie : supposons, par exemple, que le repère fixemarque 7(3 et l’aiguille mobile 42, la vis sans fin aurafait 427(3 tours, puisque par chaque tour de la seconderoue, ou par chaque centaine de tours de la vis sans fin,la première roue aura avancé d’une dent sur la seconde.
Nous parlerons à l’article éclairage au gaz descompteurs d’un autre genre employés pour mesurer laquantité de gaz dépensée dans un temps donné par unembranchement pris sur le tuyau principal.
CONGÉLATION. Nous dirons à l’article glacièrecomment on parvient à conserver pour les temps chaudsla glace produite par les froids de l'hiver. C’est ainsiqu’on se procure à peu de frais les quantités énormes deglace qui se consomment dans nos pays ; néanmoins leproblème de produire à volonté de la glace offre de l’in-térêt soit pour les pays chauds où la glace ne se produitpas, soit dans les, campagnes où il n'a pas été formé deglacières.
Four congeler l’eau, il faut employer les moyensqu’indique la science pour produire le froid :
1* Di7a/afion des gaz. Quand un gaz a été fortementcomprimé et qu'on lui donne issue, la dilatation pro-duite à l'orifice de sortie produit un froid , qui varie enproportion de son état de compression. C'est par ce modede refroidissement que M. Thilorier produit la congéla-tion de l'acide carbonique, par un moyen fort remar-quable, puisqu'il dispense de la dépense du travail con-sidérable qu’exigerait la compression mécanique du gaz.Nous avons déjà dit à l'article acide carboniquecomment il opère. Il introduit dans un cylindre defonte de l’acide sulfurique et du bi-carbonate de soude(qui ne sont mis en contact qu’après la fermeture ducylindre) ; l’acide carbonique qui se dégage, par suitede la réaction, se liquéfie à 0° sous une pression du 3(3atmosphères. En ouvrant un orifice par lequel le gazsort de l’appareil, le refroidissement produit par la di-latation du gaz qui sort par cet orifice est de 93" au-dessous de zéro, et le gaz solidifié prend la forme d’uneneige très divisée.
La compression exige l’emploi d’une trop grandeforce mécanique, ou des appareils trop dangereuxpour s’appliquer à la production commerciale de laglace.
2° Evaporation . L’évaporation des liquides, par l’ef-fet de la chaleur qu’ils absorbent pour passer de l’étatliquide à l’état gazeux, est une source de froid dontl’action est plus facile à produire que celle de la dilata-tion des gaz. On a meme plusieurs fois tenté d'em-ployer ce procédé pour monter des fabrications régu-lières.
L’évaporation spontanée, considérable dans les nuitssereines et sans nuages de l’été qui se produit parle rayonnement, est employée de temps immémorialau Bengale. Une usine montée à Sair.t-Oiie», près Pa-ris , n’a pu continuer avantageusement l’usage de ceprocédé, à raison du prix peu élevé de la glace dans nospays.
Les conditions à remplir sont d’augmenter la surfaced’évaporation en disposant l’eau dans des vases peu pro-fonds. Quand le ciel est serein et l’air calme, la glace seproduit, même quand la température de l’air ambiantreste à 10° au-dessus de zéro.
On accroît cette action d’évaporation en plaçant del’eau sous la cloche de la machine pneumatique, et fai-sant absorber l’eau évaporée par de l’acide sulfuriqueconcentré, du chlorure de calcium, ou d’autres substancestrès hygrométriques. Ce procédé parut même à M. Pé-clet ne pas être dénué de toutes chances de succès,dans une application sur une grande échelle.
MM. Taylor et Martineau ont construit en Angle-terre des appareils destinés à produire de la glace parl’évaporation dans le vide, par des moyens analogues àceux qui sont appliqués pour l’évaporation dans levide des sirops de sucre (voyez sucre;. Le vide seproduit dans un vase en fonte ou en cuivre de grandecapacité, au moyen d’une injection de vapeur que l'oncondense en versant de l'eau à lu surface. En mettantalors en communication avec cette capacité le vase ren-fermant l'eau, l’évaporation sera en proportion des vo-lumes des deux vases, et pourra produire plus ou moinsrapidement la congélation.
Des appareils de ce genre ont été employés dans lesIndes pour produire de la glace, mais abandonnés àcause de leur prix trop élevé et des difficultés de leuremploi.
3 Ü Mélanges frigorifiques. Les mélanges dits frigori-fiques doivent leur propriété au refroidissement queproduit en général la dissolution d’un corps solide dansun liquide, parce que le premier en passant à l’état li-quide, fait passer à l’état latent une certaine portion dola chaleur sensible (lu mélange. Les proportions lesplus convenables et les températures produites sont in-diquées dans le tableau suivant :