CONSTRUCTION DEi MACHINES.
CONSTRUCTION DES MACHINES.
1 “ La menuiserie de modèles ;
2° Le magasin de modèles;
.*1“ Une petite forge de maréchal pour la réparationet l’entretien des outils de la fonderie et de ses annexes ;
4° Enfin la fonderie de cuivre.
L'atelier de menuiserie en outre des bancs de menui-sier convenablement outillés, doit être muni des outils-machines que nous allons indiquer :
Un ou plusieurs tours à pointes, et un tour en l'air.
Une scie circulaire pour le débitage des bois.
Une plate-forme à diviser las modèles des roues d’en-grenage.
Un renvoi de mouvement pris sur la machine à va-peur des cubilots, fera tourner les tours et la scie cir-culaire.
A la connaissance approfondie du travail du bois, lecontre-maître de l’atelier des modèles doit joindre celledes procédés et des ressources du moulage, qui seulelui permet de disposer et d’assembler convenablementle modèle d’une pièce, composé souvent de plusieursparties, de ménager là où elles sont nécessaires les por-tées ou saillies destinées à assigner dans le moule lesplaces précises où viendront ultérieurement se poser lesnoyaux en terre, par lesquels seront réservés dans lapièce de fonte les vides nécessaires.
Enfin le tracé des épures en grandeur naturelle estpour l’ordinaire confié à ce contre-maître et exécutépar lui, sous la direction de l’un des ingénieurs derétablissement.
Le magasin de modèles est un annexe important d’unétablissement de construction bien ordonné. Chaquemodèle après avoir servi au moulage devra y être réin-tégré il sa place invariable, avec son numéro d’ordrecorrespondant au numéro semblable d’un cataloguedescriptif et détaillé. On se figurerait difficilement lesbons et économiques résultats qu’un établissement deconstruction réalise par suite d’un classement exact etd’une conservation bien ordonnée de ses modèles.
Pour fixer les idées, nous supposons concentrés dansun même corps de bâtiment le magasin ou musée demodèles, la menuiserie, et l’aire couverte réservée poul-ie tracé des épures.
Enfin, pour compléter nos idées sur l’importance dela fonderie et de ses annexes dans un grand établisse-ment, nous indiquerons sommairement les chiffres ap-proximatifs des sommes qu’absorbe leur installation et
leur construction.
4 fours à réverbère. 20,000 fr.
3 cubilots. .. 5,000
6 grues avec leurs apparaux. . . . 1b,000
1 ventilateur, la machine motrice avec
scs générateurs.• . 20,000
2 étuves avec leurs chariots. . . . 6,000
Une forge de maréchal et un fourneau
pour fusion de cuivre. 4,000
Bâtiment de menuiserie avec son ou-tillage et magasin des modèles. . . . 30,000
Halle de fonderie. ...... 45,000
Matériel de tout genre, en châssis, ap-paraux, outils, etc. 50,000
200,000 fr.
ateliers de forgeage. Les métaux malléablessoumis à l’action d’une chaleur suffisamment intense etprolongée acquièrent des degrés de mollesse très diffé-rents. Le fer, par exemple, après s’être soudé à lui-même sous l’influence de la chaleur blanche et à l’aidede la percussion, passe par degrés successifs et lents del’état pâteux jusqu’à la consistance la plu$ nerveuse etla plus tenace. Sous ces différents états, l’action du mar-teau, combinée avec des réchauffages réitérés, faitsubir au fer des modifications successives, et‘l'amènepar degrés aux formes définitives et aux dimensions
voulues; mais dans cette combinaison du réchauffageet du forgeage, l’intelligence de l’ouvrier, son habiletéde main, la sûreté de son coup d’œil ne sauraient êtroremplacés par des moyens mécaniques. Là, en effet, ilne s’agit point d’un travail qui doit s’accomplir pendantun temps fini, sous des conditions invariables et déter-minées, mais au contraire d’un travail dont les condi-tions varient à chaque instant. Aussi cette partie de luconstruction des machines est celle qui réclame avanttout des ouvriers habiles, des bras intelligents pour ac-tiver ou suspendre à propos les forces brutales, s’il estpermis de s’exprimer ainsi, des agents mécaniques, lachaleur développée dans les fours de chaufferie et lapuissance vive des appareils de percussion. Là, plus qi.odans toute autre partie de l’art du constructeur des ma-chines, l’économie de main-d’œftvre et de combustible,la réduction des déchets à leur limite extrême sont liésintimement et sans intermédiaire, ou contrôle possible,à la seule habileté de l’ouvrier.
Il convient de diviser le forgeage en deux parties dis-tinctes : l ü le forgeage à la main ; 2° le forgeage méca-nique ; et dans un établissement de l’importance quenous avons fixée à notre point de départ, ces deux par-ties réclament chacune un atelier distinct.
A leher du forgeage à la main. Pour être en harmonieavec l’importance que nous avons donnée à la fonderie,l’atelier des forgerons à la main sera composé de40 feux. Un feu de forge ordinaire ou forge de maréchal ,se compose essentiellement : 1° de l’dfre ; 2“ du contre-cœur ou paroi perpendiculaire à l’âtre ; 3 U d’une tuyère eucommunication avec la source du vent qu’elle lance surle foyer. La tuyère doit être placée par rapport à l’atrede telle façon que la colonne d’air en mouvement au-quel elle livre passage soit forcée de traverser toute lamasse du combustible disposé sur l’âtre, mais sans frapper directement contre la pièce de fer que l’on réchauffe,et qui à cet effet a été disposée convenablement au mi-lieu du combustible qui l’entoure. Le fer amené à latempérature ou à la chaude voulue est porté sur des en-clumes en fonte, ou mieux en fer forgé. L’enclume,composée d'une table ou partie plane, et de deux bigor-nes ou portions pyramidales adossées par leur base à latable, repose par les pieds d’une espèce d’arcade sur unbloc en bois noyé on partie dans le sol, et destiné à ab-sorber en partie les vibrations et les chocs.
Les marteaux, qui selon leur poids et la longueur dumanche sont dits marteaux à main ou marteaux à de-vant , sont manœuvres, le premier par le forgeron quidirige le travail, les seconds par des servants ou frap-peurs. Le fer est tenu et manœuvré au moyen de pinceset tenailles de formes et de grandeurs diverses.
A la chaude au bfnnc soudant ou chaude suante , à unetempérature de 1500 à 1600 degrés, le fer est soudé àlui-même et corroyé . Par le corroyage qui consiste àsouder plusieurs barres les unes sur les autres, et à éti-rer ensuite le paquet ainsi formé, on améliore la qua-lité du fer, on lui donne du nerf , de l’homogénéité.
A la chaude rouge-blanc ou chaude grasse , 1300 degrésenviron, le fer est étiré, façonné, modifié dans ses for-mes ou dimensions.
A la chaude rovge-r.erise, 900 à 1000 degrés, on cor-rige les défauts de la pièce obtenue à la chaude rouge-blanc, et on pare le fer, en arrosant légèrement sa sur-face pendant qu’on le bat.
Enfin la chaude rouge-brun, la plus faible tempéra-ture à laquelle il convient de forger le fer et qui corres-pond à 700 degrés environ, est donnée le plus souventà la pièce finie, pour dilater le métal et permettre auxmolécules de reprendre leur état primitif. C’est l’opéra-tion du recuit, par laquelle on enlève à la pièce forgéeVaigreur qu’elle avait contractée pendant le forgeage,alors que sur la fin de l’opération on continue de frapper encore le fer redevenu noir.
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