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A-F.
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CONSTRUCTION DES MACHINES.

CONSTRUCTION DES MACHINES.

Une grue puissante pour le pilon, et deux autres(grues de force proportionnée, transportent les piècesde fer en travail, du four de chaufferie à l’outil de per-cussion et réciproquement. Pendant le forgcage dirigépar un maître forgeron pour chaque outil, le mauœu-vragc de la pièce soutenue toujours par sa grue est ef -fectuée par des manoeuvres au moyen de tourne-à-gaucheen nombre suffisant qui embrassent la pièce, et présen-tent successivement ses diverses faces à l’action de l’ap-pareil percutant. Les lumières ou œil lard s dans les piècesqui doivent être percées à chaud sont pratiquées parpercussion au moyen de mundrins.

( f '1 maître forgeron.

'1 ouvrier pour leservice delà vapeur.G à 12 manœuvres.1 maître forgeron.4 aides forgerons oumanoeuvres.

I maître forgeron.

Personnelpourlefor-genge mé-canique.

Service du pilon.

Service du marteauà soulèvement.

Service du martinet

\

) 2 aides.

Ensemble. . . IG hommes.

Enfin évaluons approximativement les frais de créa-tion de cet atelier :

Marteau-pilon avec ses fondations. . 20,000 fr.

Marteau à soulèvement avec ses fonda-tions.15,000

Martinet à soulèvement avec scs fonda-tions.6,000

Machine à vapeur de 15 chevaux. . . 12,000

'Trois grues.(>,000

Trois fours de chaufferie.10,000

Générateurs avec leurs fourneaux, con-duites de vapeur, etc.12,000

Batiment, et outillage.9,000

90,000 fr.

atelier de chaudronnerie. La chaudronnerie defer et de cuivre qui est une des parties les plus impor-tantes de la construction des machines, a fait déjà dansce Dictionnaire l’objet d’un article étendu, dans lequelles conditions des travaux divers qui constituent cetart, ses moyens d’exécutions, son outillage mécaniquerécemment perfectionné et développé, ont été indiquéset décrits avec une lucidité remarquable et une connais-sance approfondie. Nous n’avons donc rien à y ajouter ;seulement, pour rester fidèle au point de vue économi-que que nous nous sommes proposé, nous dirons quel’installation et l’outillage d’une chaudronnerie en rap-port avec l’importance déjà donnée par nous à la fon-derie et au forgeage, n’absorberait pas moins de150,000 fr. en capitaux de création, et occuperait unnombre de 150 à 300 ouvriers, selon l’activité néces-sairement variable delà fabrication. Ce nombre d’ou-vriers serait dépassé et le chiffre indiqué pour les fraisde création serait insuffisant, si l’établissement se trou-vant à coté d’un canal ou d’une voie navigable, pouvaitinstaller sur place la construction des coques en fer deses paquebots.

ATELIERS I’OUn LE TRAVAIL I)ES METAUX A FROID.Les principales opérations auxquelles on soumet lesmétaux à froid, ont pour but de les :

1" Couper, 9° Mortaiser,

2° Buriner,

3° Limer,

4” Percer,

5° Tourner6° Forer,

7“ Aléser,

8° Dresser ou planer,

Si l’on excepte le tournage, le forage, l’alésage et

10° Diviser et fendre,

11° Fileter et tarauder,12° Ajuster,

13“ Emoudrc,

14° Roder,

15° Polir.

l’émoulage, toutes ces opérations, il y a vingt annéesà peine, s’exécutaient par la main de l’homme condui-sant des outils appropriés à chacune d’elles. Mais l’ex-tension rapide imprimée à la fabrication des machineset les nécessités de la concurrence ont aiguillonné l’é-mulation des constructeurs obligés de faire chaque jourmieux, plus vite et à meilleur marché. Successivementdonc on s’est posé et on a résolu les problèmes variésde l’outillage mécanique. Ce que l’homme exécutait àprix de temps, de patience et d’adresse, en agissantd’une façon nécessairement irrégulière et peu précise,en se fatiguant et se reposant, les outils-machines l’ac-complissent régulièrement, contmuement, sous des con-ditions toujours identiques, empruntant lo mouvementà un moteur dont la puissance peut être aussi grandequ’il est besoin et dont l’action est continue, exempte defatigues et de variations. L’ouvrier n’a plus à exercerd'autre rôle que celui de surveillant pour ainsi dire,chargé de suspendre et renouveler la marche à volontéet chaque fois qu’il en est besoin. Ces divers outils-inachinos si ingénieux et si multipliés aujourd’hui, outout au moins les plus importants d’entre eux, sont dé-crits et représentés dans ce Dictionnaire, nous nousbornerons donc ici à indiquer brièvement les conditionsessentielles des travaux qu’ils accomplissent, et le prin-cipe sur lequel chacun d’eux est fondé.

I" Couper. On coupe les métaux ductiles (fer, cuivre,plomb, zinc, acier non trempé, etc.) au moyeu de cisail-les. Les cisailles droites , très variées dans leurs formeset dispositions, se composent toujours essentiellementde deux lames droites, ou couteaux, dont l’un est fixétrès solidement, et l’autre mobile autour d’un axe. Onles manœuvre ou à la main, ou à l’aide d’un moteurmécanique par une disposition qui change le mouvementcirculaire continu en circulaire alternatif. Les cisaillescirculaires à mouvement continu, composées de deuxdisques en fonte sur lesquels s’assemblent des couteauxcirculaires , tournant simultanément en sens inversel’un de l’autre, sont employées surtout pour couper lesmétaux eu feuilles.

A l’exception de l’acier trempé et de la fonte blan-che, tous les métaux employés dans les machines peu-vent se couper avec une lame circulaire dentée en scie,animée d’un mouvement de rotation suffisamment actif.Le sciage des métaux s’opère le plus souvent après unchauffage préalable, cependant il peut s’exécuter à froidpour le fer forgé, la fonte grise douce et le cuivre.

2° Buriner. L’opération du burinage ou ciselage scpratique à la main au moyen de ciseaux ou burins, surlesquels on frappe à l’aide d’un marteau. La fonte defer pour être burinée exige des ciseaux en acier fondu,que l’ouvrier tient d’une main sous un angle d’environ43 degrés, pendant qu’il frappe de l’autre avec vi-vacité.

3“ Limer . Le travail à la lime s’exécute à la main ;les limes, en acier naturel ou en acier de cémentation,présentent des surfaces couvertes de tailles ou rayuresplus ou moins profondes, entre-croisées sous un certainangle variable. Selon la forme de leur-section transver-sale on nomme les limes carrées , rondes, demi-rondes,plates , trois-quarts , tiers-point; leur surface doit êtretaillée régulièrement, parallèlement, également, et pré-senter une légère convexité dans le sens de la longueur.Les limes servent à attaquer, user la surface des mé-taux, pour leur donner des formes plus exactes quecelles que l’on peut atteindre à la forge. Les pièces queTon veut limer sont maintenues entre les mâchoires d’unétau fixé à un établi ou table en bois, et pour laisseraux ouvriers la liberté de mouvement nécessaire, lesétaux doivent être espacés de1 ,n ,30au moins.

4° Percer. On perce les métaux ou soit entamantsuccessivement le métal au moyen d’un outil tranchantanimé d’un mouvement de rotation, soit par press'on ; le