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CONSTRUCTION DUS MACHINES.

CONSTRUCTION DES MACHINES

premier mode applicable à toits les métaux, s’exécutantsoit à la main, soit au moyen d’outils-machines, le se-cond ne pouvant s’employer que pour les métaux duc-tiles et d’épaisseur très limitée. L’outil qui perce parle premier mode, soit que la main de l’homme lui im-prime un mouvement circulaire alternatif, soit qu’unedisposition mécanique lui communique un mouvementde rotation continue, emprunté à un moteur mécanique,est toujours une mèche ou foret , dont le bout est aplatiet forme un angle obtus ; un système de bascule à con-tre-poids règle la pression de l’outil, et lui permet detourner sans mordre, et par conséquent sans briser, lors-que l’obstacle dépasse une certaine limite. Les machi-nes à percer sont de dispositions assez variées d’ail-leurs.

Les mèches ou forets doivent être faits avec le meil-leur acier, et trempés dur à la pointe seulement. Pourcela, on cIiaufTe la mèche par la partie opposée, et aus-sitôt (pic la pointe atteint la couleur paille, on trempedans l’eau froide. La tige du foret pendant la trempe,revient à la couleur bleue plus ou moins foncée , et a parconséquent moins de fragilité. Nous avons indiqué cemode de trempe des pointes et tranchants, en chauffantl’outil par le côté opposé, parce qu’il est d’usage géné-ral pour tous les outils à pointes ou à tranchants trèsdurs.

En perçant le fer ou l’acier, il faut arroser l’outilavec de l’huile ou de l’eau chargée de savon ; la fonteetle cuivre se percent à sec. Les mèches pour le cuivredoivent être plus minces, plus dures et à tranchant[dus aigu que pour le fer. Pour percer des trous coni-ques on emploie ou l'êquarrissoir ou la fraise; le pre-mier est un outil pyramidal à section carrée, le secondest un cône, dont la surface est taillée suivant les géné-ratrices du cône.

Pour percer par pression on emploie les machines-outils connues sous le nom de découpoirs . On peut voira l’article chaudronnerie la description et la représenta-tion do découpoirs divers, ce qui nous dispcusc d’insisterici davantage. !

5" Tourner. Cette opération a pour but de donner à jun solide auquel on imprime un mouvement de rotation,en enlevant successivement de la matière au moyend’un outil tranchant, mie forme telle qu’une sectionquelconque perpendiculaire à l’axe du mouvement derotation soit un cercle. Toutefois on peut tourner aussià sections elliptiques, ovoïdes, ondulées. Les opérateursqui exécutent ces différents travaux se nomment tours ;ceux au moyen desquels on cxécuto des surfaces de ré-volution , ont pour principe de faire tourner les piècesautour d’un axe invariable; ceux à l’aide desquels onobtient des surfaces à section ovales ou ondulées, fonttourner les pièces autour d’axes variables ou parallèlesentre eux, ou convergents. Dans les deux cas l’outiltranchant est mobile. Les tours, quelle que soit la va-riété de leurs dispositions et de leurs dénominations,ne forment que deux espèces distinctes : les tours à poin-tes et les tours en l’air. Dans les tours à pointes, la piècea tourner est maintenue par scs deux extrémités aumoyen de pointes coniques; dans les tours en l’air, lapièce à tourner n'est maintenue qu’à l’un des bouts deson axe de rotation. Le plus souvent un tour est disposéde manière à pouvoir servir à volonté de tour à pointes,ou de tour en l’air. L’outil tranchant ou crochet est pré-senté et appuyé fortement contre la pièce dont il doitentamer la surface; dans les tours à main l'outil em-manché d’un manche suffisamment long est tenu à deuxmains par l’ouvrier, pendant que l’extrémite du man-che est maintenue par la pression de son épaule; dansles tours à support mobile parallèlement à Taxe demouvement, l’outil est embrassé et maintenu dans lesupport au moyen de vis de pression, et sa positiond’avancement contre la pièce qu'il doit entamer plus

ou moins profondément est aussi réglée par vis de pres-sion. Les tours en l’air, ou tours à plate-forme portentà l’extrémité de l’arbre du tour un disque de diamètrevariable et approprié à la grandeur maxiina des piècesque Ton doit travailler ; ce disque est percé de mortaises,dans lesquelles on engage des taquets qui embrassentla pièce sur plusieurs points et la maintiennent invaria-blement au moyen de clavettes.

Outils de tours à métaux. Ces outils, spécialementdésignés sous le nom de crochets, doivent être en bonacier fondu et trempés à des degrés de dureté variables.Les uns, servant à dégrossir, ont leur tranchant plus oumoins arrondi; les autres, servant à /înïr, ont le tran-chant droit. Tour la fonte et pour les métaux durs nonductiles, le tranchant est plat, avec biseau, d’autantmoins aigu que le métal est plus dur. Pour le fer et lesautres métaux ductiles, le tranchant est plus aigu etun peu plus relevé, de manière à entamer en coupant.La forme du tranchant varie d’ailleurs d’une infinité demanières.

Ti/mcs du tournage. Lorsqu’on tourne avec des cro-chets fixes, c’est-à-dire, maintenus par des supports,les vitesses à la circonférence des pièces à tourner, doi-vent être réglées à peu près comme il suit :

Pour fonte grise. . . b à S ccntimèt. parseconde.Fonte blanche ou truitée. 1 à 2 — —

Fer . 9 à 12 — —

Cuivre jaune ou laiton. 8 à 9 — —

En dépassant trop ces limites de vitesse, non seule-ment ces outils se détrempent promptement, mais en-core ils vibrent ou broutent, et l’on ne peut obtenir dessurfaces unies.

Avec des crochets à main, la vitesse du tournagepeut sans inconvénient être doublée ou triplée: d’abord,parce que l’outil mord d’une moindre profondeur, etensuite parce que le plus léger mouvement de la mainles dégage promptement quand ils ont mordu un peutrop fort.

6° Forer. C’est percer suivant sou axe, une piècepleine et de longueur assez étendue, et on nomme fore-ries, les machines qui exécutent cette opération. Dansles foreries horizontales ou verticales, la pièce à forertourne et l’outil ou foret , maintenu dans la direction deTaxe n'a qu’un mouvement de progression ; sa pressionest limitée au moyen d’un système de bascule à contre-poids. Lorsqu’on se propose de forer des pièces d’unecertaine longueur et d’un faible diamètre comme les ca-nons do fusil, par exemple, le foret est alors un longfleuret en acier flexible, tournant avec assez une granderapidité, et la pièce qu’il s’agitde forer estimmobilc. Parsuite de la pression exercée sur le foret, il s’infléchit, ilfouette, mais néanmoins le trou est pratiqué eu lignedroite, de direction bien déterminée.

7 U Aléser. Cette opération a été déjà décrite ( voyezalksoik), et nous ne voulons y rien ajouter, si ce n’estpour fixer approximativement la vitesse (les couteaux .La vitesse du travail dans l’alésage doit être à peu prèsla moitié de celle du tournage, et, comme assez habi-tuellement on n’opère dans l’alésage que sur fonte griseou sur cuivre, on règle entre 2 et 4 centimètres par se-conde la vitesse des couteaux.

8“ Dresser , ou planer, ou raboter. Cette opération quia pour but de rendre une surface exactement planeen enlevant par l’action d’un outil tranchant à la sur-face brute de la pièce en travail toutes ses aspérités,peut sc faire, et s’est longtemps faite à la main ai;moyen du burin et de la lime. Mais pratiquée ainsi, elleest à la fois difficile, dispendieuse et limitée à des sur-faces d’une très faible étendue. C’est la substitutiond'un outil-machine à la main de l'homme dans cetteopération qui, sans contredit, a contribué le plus puis-samment aux rapides progrès faits dans la constiuc-