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CONSTRUCTION DUS MACHINES.

CONSTRUCTION DES MACHINES.

tion ; aussi l’emploi de cette machine s’est rapidementpropagé, et ses dispositions, sesedimeusions ont étébientôt variées ou étendues. C'est vraiment chose admi-rable de voir avec quelle régularité, quelle précision,quelle facilité relative, une plaque ds fonte de .1 a •i ,ndo largeur sur une longueur de plusieurs mètres, estplanée dans toute son étendue, lorsqu’on pense surtoutque l’introduction en France de la première machine à ra-boter les métaux remonte à peine à 1 2 années, et que l’onse rend compte delà puissance de ce bel outil. Le prin-cipe- sur lequel sont établis ces appareils, consiste à im-primer à la pièce qu’il s’agit de dresser un mouvementde translation rectiligne alternatif, pendant lequel l’outiliixe à un support, enlève sur toute la longueur de la li-gne droite parcourue un copeau de métal ; les chosesétant d’ailleurs tellement disposées qu’à chaque change-ment de sens du mouvement rectiligne dans les machi-nes à deux crochets, ou après un.c allée et un retour danscelles à un seul crochet, l’outil se transporte perpendicu-lairement au sens du mouvement de la pièce d’une quan-tité déterminée. La pièce en travail est solidement fixéesur le chariot mobile au moyen de taquets boulonnés,ou de toute autre manière, et le porte-outil est disposéde façon à pouvoir régler facilement la hauteur de l’ou-til ou crochet en acier fondu qui entame le métal, et parsuite, l’épaisseur maxima du copeau enlevé, épaisseurqui varie : 1" avec la matière Je la pièce travaillée;

selon les périodes du dressage, c’est-à-dire selon quel’on dégrossit, ou que l’on finit.

La marche du chariot qui porte la pièce et présentesuccessivement tous les points à l’action de l’outil, doit-être réglée de manière à se rapprocher beaucoup des li-mites Je vitesse que nous avons indiquées pour les diffé-rentes matières, quand il a été question du tournage desmétaux ; en outre, les transmissions de mouvement doi-vent être disposées de telle sorte que la marche 6C sus-pende d’elle-même aussitôt que l’outil éprouve unerésistance anormale. Très variées de formes, de dispo-sitions et de dimensions, les machines à raboter horizon-talement, verticalement ou circulaircment, remplacentpresque absolument le travail à la lime et au burin, surtoutes les pièces de machines, depuis les plus grandes,jusqu’aux plus petites dimensions; un établissementbien outillé doit posséder un assortiment de ces appa-reils, s’il est permis do s’exprimer ainsi.

Les machines à dresser, convenablement modifiées,peuvent servir à tracer des cannelures parallèles, plusou moins profondes, plus ou moins rapprochcés. Lamachine à canneler les cylindres si répandue dans les ate-liers consacrés à la spécialité des constructions pourfilatures, ne diffère essentiellement d’une machine àdresser qu’eu ceci : Sur le chariot mobile on établit deuxsupports a pointes ou poupées mobiles, dont l’axe est pa-rallèle au mouvement du chariot ; le cylindre préalable-ment tourné est placé entre les deux pointes, et le cro-chet, fixé suivant l’axe du cylindre ou des pointes,creuse en s’abaissant successivement une cannelure parla seule translation du chariot. Une roue à rochcts oudiviseur fait d’ailleurs tourner le cylindre après chaquepassage, d’une quantité convenablement réglée et cor-respondante à l’espacement voulu des cannelures.

9“ Mortaiser. Pratiquer une mortaise dans une piècede métal c’est exécuter dans l’épaisseur de cette pièceune ouverture, une rainure ou une échancrure de formeset de dimensions déterminées. Les outils-macliinos quiaccomplissent ce travail, non moins variés que les ma-chines à dresser, dans leurs formes, dispositions et di-mensions, sont établis sur un principe inverse. Lepom--ou/»7, ou curseur, dansles machines à mortaiser a unmouvement rectiligne alternatif, et la pièce en travailest solidement fixée sur une plate-forme mobile, quiprogresse d’une p M Uc quantité déterminée, après chaquealternance complète (aller et retour) de l’outil et dans

lui sens perpendiculaire, ces deux mouvements s’opé-rant d’ailleurs par le jeu même de la machine.

10° Diviser et fendre. La division exacte et régulièrede la denture des roues d’engrenage, cet organe vitaldes machines, est de la plus haute importance ; l’exécu-tion rigoureuse et géométrique des surfaces en contactdans le mouvement simultané de deux roues qui se con-duisent, n’importe pas moins à la régularité Je mouve-ment qu’au bon emploi de la puissance du moteur; ona donc dû chercher à substituer à la division au compaset à la main, œuvre de tâtonnement, aux irrégularitésinhérentes à ce mode d’opérer, et à la taille des dentspar le burin et la lime, manœuvres a la main, desmoyens mécaniques réguliers, précis et déterminés. Ony est très heureusement parvenu par l’emploi combinéde la plate-forme à diviser, appareil anciennement connudans i’horlogerie, et d’un outil tranchant, grain d'orgeou burin, de forme convenable et appropriée, animéd’un mouvement de rotation continue. De cette combi-naison est résulté l’outil machine connu sous le nomde machine à diviser et fendre les engrenages. Voici leprincipe sur lequel est fondée cette machine que l’on ad’ailleurs variée dans ses dispositions : un plateau cir-culaire ou plate-forme, porte sur des cercles concentri-ques les diverses divisions de circonférences dont ona le plus habituellement besoin, chaque division mar-quée par un trou conique. Une alidade mobile, terminéepar une pointe à vis. s’ajuste à volonté dans l’un quel-conque des trous coniques de la plate-forme et sert afixer celle-ci pendant tout le temps nécessaire dans uneposition invariable. Sur l’arbre ou axe de la plate-formeon fixe et on centre invariablement la roue qu’il s’agitde diviser, et dont la position ne change qu’au fur et àmesure du besoin, par le fait du déplacement de l’ali-dade qui occupera successivement tous les trous d’unmême cercle de la plate-forme. On comprend donc quel’on peut ainsi présenter à l’action de l’outil, des pointsrégulièrement espacés sur un cercle qui a meme centreque la plate-forme. Le grain d’orge en acier fondu, dé-coupé et taillé convenablement sur une forme exacte etappropriée à la nature de la surface que l’on se proposed’exécuter, est fixé sur une bague liée elle-même à unarbre rotatif; cet arbre ou porte-outil est supporté parune plaque mobile elle-même, convenablement guidéeet reliée à un chariot mobile dont la position règle ladistance à laquelle l’outil doit agir successivement parrapport au centre de la plate-forme; une dispositionspéciale permet en outre à l’outil de prendre des posi-tions et des inclinaisons variables que l’on détermine aumoyen de vis de rappel.

11° Fileter et tarauder. Il suffit de rappeler l’emploisi général et si multiplié des boulons et écrous commemoyens d’assemblage et de serrage, l’emploi des vissoit comme moyen de rappel et de pression, soit commeorgane de transformation du mouvement circulaire enun autre mouvement rectiligne, pour faire comprendrecombien il importe que les filets héliçoïdaux d’une visou d’un écrou soient exécutés avec précision. Le filetageet le taraudage à la main, pratiqués à l’aide des filière*ou tarauds, donne des résultats très imparfaits, exigebeaucoup de temps et de main-d’œuvre, et est d’ailleurslimité à d’assez faibles dimensions des boulons ou écrous.Aussi, les machines à fileter et à tarauder existent-ellesdepuis assez longtemps dans les ateliers ; elles sont assezsimples et reproduisent fidèlement, mais d’une manièrebien plus régulière, le travail du filetage et du taraudageà la main. Les filières et tarauds sont en acier fondu;ils s’exécutent ainsi que les vis et écrous do fortes di-mensions, au moyen d’un tour particulier connu sous lenom de tour à fileter et à tarauder que l’on retrouveradécrit à sa place dans ce Dictionnaire.

12" Ajuster. Après que les pièces de machines ontété préparées et travailléesisolément, il faut les adapter