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CONSTRUCTION DUS MACHINKS.

CONSTRUCTION DUS MACHINKS.

Un fin do compte, et après son passage aux di\crsateliers, chaque pièce arrive au montage avec son prixde revient facturé et composé par l’addition des prix derevient partiels dont elle s’est grevée dans chaque pé-riode du travail.

Nous avons insisté sur ce mode administratif appli-qué aux travaux divers, avec la conviction que son ob-servation minutieuse renfermo les germes les plusféconds, tandis qu’au contraire une ruine plus ou moinsprochaine menace toujours un établissement où cetordre sévère ne serait pas maintenu dans sa dernièrerigueur.

ETUDE, COMPOSITION, CALCUL ET DESSIN DES

machines. Quand une machine est demandée à unétablissement de construction, les conditions à remplir,les dispositions principales, etc., sont d’abord discutéesentre l’industriel ou l’administration qui fait sa com-mande et le directeur de l’établissement, assisté de l’unde ses ingénieurs ; un marché signé par les parties contrac-tantes, accompagné d’un cahier des charges, constateles résultats de cette discussion, et dans l’intérêt detous, il importe que cet acte, avec toutes les clauses etconditions, soit bien rédigé et très explicite. Le cahierdes charges est ensuite mûrement examiné et discutéentre le gérant de l’établissement, l’ingenieur-direeteuret celui des ingénieurs attachés à l’usine auquel doitêtre spécialement confiée l’étude et l’exécution de l’ap-pareil demandé. Le système particulier, les disposi-tions générales de la machine ainsi arrêtés et con-venus, l’ingénieur chargé de l’étude s’en occupe dès lorsexclusivement et devient seul responsable de l’exécu-tion, sauf les conseils qu’il croit devoir demander àl’ingénieur-dirccteur. Après qu’il a combiné toutes lesparties de son appareil, calculé ses dimensions, arrêtéles formes et les assemblages étudiés préalablement pardes dessins de détail, il exécute ou fait exécuter sousses yeux, et sous son contrôle immédiat, les dessinsd’exécution. II transmet ensuite sans intermédiaire auxoentre-maitres des divers ateliers ces dessins et croquisdo détails, toujours dessinés sur une échelle suffisam-ment grande, minutieusement côtés, et accompagnésd’instructions écrites.

Te contre-maître devient rcsponsablo à son tour vis-à-vis de l’ingénieur dont il a reçu les dessins signés, etauquel chaque fois qu’il le juge utile, il doit demanderun supplément d’instructions.

L’ingénieur préside au tracé des épures en grand, sur-veille la confection des modèles, suit et dirige partoutet toujours la fabrication successive de toutes les pièces«le sa machine, aux divers degrés d’avancement et dansles divers ateliers où elle doit passer pendant les pério-des du travail. A l’aide des dessins de détail, il exécuteou fait exécuter sous sa direction des plans d'ensemblede la machine, et ces plans achevés, signés par l’ingé-nieur charge de l’étude, contrôlés par l’ingénienr-direc-teur, viennent se classer dans le portefeuille de réta-blissement, arsenal précieux pour le présent, commepour l’avenir, dont on conçoit sans peine l’utilité ettous les avantages.

La méthode de composition et d’étude que nous ve-nons d’exposer est suivie dans un de nos plus grandsétablissements; en outre des beaux résultats obtenuspar cette usine qui a livré à l'industrie et à l'État denombreux, grands et beaux appareils, dont la bonne etprompte exécution a dépendu pour une grande part dela méthode que nous venons d'indiquer, on peut direà l'avantage de celle-ci qu’elle doit être féconde en ré-sultats pour l’avenir d’un établissement de construction.Kn effet, respectant scrupuleusement le travail de cha-cun, elle rend impossible toute confusion d’attributions,laisse à qui de droit à côté du mérite de son œuvre, laresponsabilité entière, surexcite les capacités des indi-vidus, fait grandir rapidement l'importance des intelli-

gents et des travailleurs, et crée dans rétablissementune pépinière d’hommes précieux et spéciaux. Là, eneffet, on conçoit que les bons effets de la division dutravail se feront sentir rapidement, et que l’ingénieurconsacré par exemple à la spécialité des locomotives,ou de tout autre genre d’appareils, doit acquérir danscette spécialité une apfîtude à laquelle ne saurait attein-dre celui qui est contraint d’éparpiller, pour ainsi dire,son travail et ses méditations sur la foule des machinesque l’industrie emploie et demande chaque jour.

Ajoutons enfin, pour compléter ce sujet, que l’ingénieur après avoir suivi et dirigé le montage dans l’ate-lier de son appareil, suit la machine jusqu’au lieu deson installation, quand l’importance de la commandele réclame, en dirige sur place le montage et l’installa-tion, préside aux essais, en discute les résultats devantles intéressés avec tous les avantages de l’homme spé-cial qui possède son sujet jusque dans les plus intimesdétails. Quant aux connaissances variées, approfondies,théoriques et pratiques que doit posséder l'ingénieurconstructeur de machines, on conçoit ce qu’elles doi-vent être, si l’on récapitule Th série des opérationsauxquelles il est chargé de présider, et les homesde cet article ne nous permettent pas de les passer enrevue.

Nous ne pensons pas avoir besoin , en terminant, dejustifier le choix que nous avons fait d’un établissementsur une vaste échelle, dans l'examen des bases de l’or-ganisation d’une usine pour la construction des machi-nes. On peut comprendre maintenant combien il im-porte à ceux qui consacrent des capitaux à une créationde ce genre de viser à une spécialité, puisque l’outillagesi varié et si coûteux se modifie pour chaque genre defabrication, puisque la perfection et l’économie pourêtre poussées à leur dernière limite exigent une fabrica-tion multipliée et la reproduction fréquente des mêmesmodèles.

Le but de cet article aura été atteint d’ailleurs, sinous avons réussi à faire comprendre par un examenrapide et sommaire : d’une part quelle réunion de capi-taux, d’intelligences et d’ordre administratif suppose etréclame la création d’un atelier do construction desmachines; d’autre part, combien la prospérité d’unsemblable établissement a besoin d’êtro soutenue etalimentée par des commandes nombreuses, qui seules,nous le répétons en terminant, permettent d’atteindrele dernier terme du problème d’une fabrication parfaiteet économique. faure.

CONTRASTE SIMULTANÉ DES COULEURS.

Avant d’établir les lois qui président a l’effet produitpar les couleurs juxtà-posées, il est bon do dire un motde ces couleurs même au point do vue physique, étantobligé de renvoyer aux traités spéciaux les personnesqui désireraient des connaissances plus etenduos à cetégard.

On sait que la lumière n’est pas homogène, et que sion laisse tomber un faisceau de lumière blanche sur unprisme de verre, les rayons correspondant aux diversescouleurs étant inégalement réfrangibles (différemmentécartés par leur passage à travers le prisme de leur di-rection primitive), viendront donner sur un écran placéderrière le prisme une image diversement colorée ren -fermant toutes les couleurs dont la réunion forme lalumière blanche.

On déduit de là que la couleur d’un corps est la sen-sation que produisent sur l’œil les rayons lumineuxd’une couleur réfléchis par ce corps, pondant que lesautres sont absorbés ou dispersés.

L’aspect du spectre indique clairement des couleursfondamentales dont l’œil a une perception plus nette quedes couleurs intermédiaires, de même que l’oreilledistingue un son musical correspondant à des vibra-tions régulières, d'un bruit confus.