CORAIL.
CORDES D'INSTRUMENTS.
de Malabar, à Ceylan et dans les îles voisines. Ces fruitssont brunâtres et un peu plus gros que des petits pois ;ils doivent leurs propriétés à un alcali végétal, la picro-toxine , dont ils renferment environ 1/50 de leur poids.On s’en sert en les jetant dans l’eau, pour plonger lespoissons dans une sorte de torpeur, par suite de laquelleils viennent à la surlace et se laissent prendre aisément ;on dit que quelques brasseurs ont l’usage très blâmablede l’employer pour obtenir une bière très enivrante.
CORAIL (a ngl. coral, ail. korallc). On donne icnom de corail aux têts calcaires de plusieurs genres depolypiers, qui affectent une forme arborescente. Ces têtssont fixés aux rochers par un pied conique placé a labase d’une tige portant plusieurs rameaux latéraux danslesquels sont des cavités où se trouvent logés autant depolypes que l’on voit étendre leurs longs brus lorsqu’ilsveulent saisir leur proie.
Les coraux rouges se pêchent dans la mer Méditer-ranée, surtout sur les côtes de l’Algérie , et formentà Marseille un article de commerce assez important.Huit hommes, excellents plongeurs, montent dans uncanot, emportant avec eux une croix en bois à braségaux et forts, armés chacun d’un filet très solide ; onattache un câble au point de croisement des bras, et àl’aide d’un poids placé au même point on fait descendrele tout au fond de la mer ; quatre hommes plongent enmême temps et engagent les branches des coraux dansles filets ; on force alors sur le câble, et la croix en re-montant arrache les coraux du fond sur lequel ilsétaient fixés.
La pêche du corail est presque aussi dangereuse quecelle des perles, par suite de la présence des requins ; oupourrait probablement y employer avec avantage lacloche de plongeur.
Les coraux rouges ont seuls de la valeur, et sont tra-vaillés pour boucles d’oreilles, colliers et autres objetsde parures,
CORDES. Voyez caiïles.
CORDES pour tous les instruments de musique ( angl.catgut, ail. darmseiten). La fabrication des cordesd’instruments n’est pas très ancienne en France , elle futintroduite par un ouvrier napolitain, Nicolas Saiaresse,qui monta une fabrique à Lyon vers l’an 1760.
Les procédés de fabrication ont été longtemps consi-dérés comme des secrets, et c'est par suite des prix quela Société d’encouragement a proposé pour le perfec-tionnement de cette industrie, qu’elle a pris une exten-sion aussi grande et qu’il y a eu une amélioration dansles produits qui ont laissé de beaucoup en arrière ceuxd’Italie : néanmoins on tire encore des chanterelles deNaples , non pas parce qu’elles y sont mieux fabriquées,mais à cause de la grande quantité d’agneaux qu’on tueen Italie , et qui permet de faire des chanterelles à troisfils, tandis qu’en France on ne tuequede jeunes agneaux,et seulement pendant trois ou quatre mois de l’année.
On a longtemps attribué la supériorité des cordes deNaples aux secrets de fabrique, plus tard on Ta attribuéeà la petite espèce de moutons qui permettait de faireles chanterelles à trois fils ; on pensait aussi que le cli-mat sec et chaud y contribuait pour quelque chose ; iln’en est rien, et voici la véritable cause.
Les moutons d’Italie sont généralement très gros, leslaines y sont grandes et grosses, par conséquent ontpeu de valeur; c’est pourquoi on fait peu d’élèves encastrat, parce que la laine ne saurait donner une indem-nité suffisante ; tous les moutons sont donc tués dans lapremière année; leurs intestins étant moins gros, il estpossible de faire des chanterelles à trois fils (1).
(<) On entend par fil la grosseur d’un boyau, mais pourdonner l’apparence des trois on retend quelquefois tes grosboyaux en deux, alin de leur faire tigurerun lil de pî'is. Onpeut reconnaître cette fraude en faisant tremuer un bout
C’est à Pâques qu’on commence à tuer les agneauxen Italie , ils sont alors trop jeunes et n’ont pas encoremangé d’herbe, les intestins n’ont pas grande consis-tance; c’est pourquoi les chanterelles uni sont faite-avec cette première fabrication ne valent rien, elles sontcependant très belles et d’une transparence de cristal ;mais on peut les reconnaître parce qu’elles sont un peugrumeleuses; ce n’est qu’au mois de juin que commencela bonne fabrication des chanterellc^et elle se continuejusqu’aux mois de septembre et octobre. A cetteépoque, les intestins devenus plus gros, les chanterellessont aussi plus grosses, à tel point qu’il n’est plus pos-sible d'en faire; la fabrication cesse avant la fin deTannée pour ne reprendre qu’a Pâques suivant.
Les chanterelles qui ont été faites depuis le mois dejuin jusqu’au mois de septembre sont ordinairementparfaites en qualité ; elles sont un peu moins blancheset moins transparentes que celles du printemps ; ellessont généralement assez unies et pleines, ne présentantpas un aspect grumeleux comme celles du printemps.
Les chanterelles de Napies étaient de meilleure qua-lité autrefois qu’elles ne ie sont aujourd’hui ; cela nedépend pas des procédés de fabrique, non plus que desintestins , mais bien de la quantité considérable degrosses cordes qui se fabriquent en France et qu’on netire plus d’Italie. Autrefois les fabricants d’Italie pré-paraient les secondes et les troisièmes de violon, ainsique les grosses cordes de harpe, pendant les trois pre-miers mois, époque j\ laquelle les intestins étaient en-core trop faibles; et disons dès à présent, que par celamême que les intestins ne valaient rien pour faire leschanterelles, ils n’en étaient que meilleurs pour la fa-brication des grosses cordes. On comprend dès lors quela fabrication des cordes de Napies avait acquis une ré-putation justement méritée; mais maintenant que lesgrosses cordes se fabriquent en France , les fabricantsd’Italie sont obligés de ne faire que des chanterelles.Nous disons qu’ils sont obligés, car ils payent lesboyaux 50 fr. le 400, ce qui ne coûte en France que3 fr., au plus 10 fr. dans quelques villes, d’où il ré-sulte qu’on a deux mauvaises chanterelles sur troislorsqu’elles viennent d’Italie , et quelquefois les a-t-onmême toutes mauvaises; si on n’est pas suffisammentconnu de la fabrique, ils vous vendent des cordes de lapremière fabrication.
Nous allons parler maintenant de la fabrication descordes en général, et des causes qui font que l’intestinqui n’a pas la force nécessaire pour faire une bonnechanterelle, peut néanmoins donner de très bonnes se-condes et troisièmes de violon, et pour bien comprendrece fait, nous commencerons par examiner quelle est latension que subit chaque corde sur l'instrument.
Lorsque la deuxième corde est au la de TOpéra. elleéprouve une tension de 8 kilos; la chanterelle mise al’accord du la porte 7 kilos, 9b0,la troisième 7 kilos, 700,et enfin la quatrième 7 kilos, 750. D’après cola on voitque les cordes ne subissent pas une tension en raisonde leur grosseur, car la deuxième ne porte qu’un demikilo de plus que la chanterelle, et cependant elle a ledouble de masse, et la troisième, qui a encore moinsde tension, a pourtant trois fois la masse de la chan-terelle.
La chanterelle avant trois fils, si les autres cordessont faites avec les mêmes intestins, la seconde aura5 ou 6 fils et la troisième 8 et 0, et par conséquent laseconde devra avoir deux fois la force do la chanterelleet la troisième trois fois, force qui devient superflu»;puisque la tension ne l’exige pas. Cet excès de force
de la corde dans une solution d'acide tartrique cm d’acid*sulfureux : les cordes détrempées, les boyaux se séparent etparaissent en forme do petits cylindres, ro qui n’a pas lieus’ils ont clé fendus
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