CORDONNET.
CORDONNET.
serre un paquet de chanterelles sous la main, elles doi-vent paraître élastiques et revenir promptement commele ferait un ressort d’acier; il est possible de donner dela roideur aux cordes en employant dans leur fabrica-tion des sels à base d’alumine, mais ces cordes se cas-sent lorsqu’on presse le paquet, la corde n’est pas moel-leuse et ne revient pas facilement dans la même positioncylindrique qu’elle avait; de plus, elle change de cou-leur lorsqu’on la comprime; c’est donc toujours un si-gne de bonne qualité lorsque les cordes ne changent pasde couleur et qu'elles reprennent de suite leur formecylindrique.
Les grosses cordes, deuxième et troisième, doivent au icontraire être très blanches, transparentes et très molles !lorsqu’on comprime un paquet, mais elles ne doivent pas 1changer de couleur et doivent revenir promptement à !leur état cylindrique; si elles présentaient trop de roi- ideur cela indiquerait qu’elles ont été faites avec des !boyaux trop résistants et dans ce cas elles auraient une |mauvaise qualité de son par les raisons que nous avons iexpliquées plus haut. |
Les cordes doivent se conserver dans des boites defer-blanc qu’on ouvre le moins possible.
Les cordes recouvertes de cantine, autrement ditd’un fil de cuivre argenté, sont pour la plupart faitesavec de la soie à l’intérieur ; cette opération est connuede tous les passementiers; elle se fait à l’aide d’un tourà deux poupées; la corde étant tordue des deux bouts àla fois la cantine s’y place seule par l’effet de la torsionque reçoit la corde des deux côtés; ces cordes se vendent par douzaine suivant leur grosseur et leur Ion {gueur. PII. SAVARESSE.
CORDONNET (métier a) (angl. braiding machine,ail. schnurmaschine). On donne le nom de cordonnet,ditM. Christian, à une petite corde formée d’un noyauou mèche qu’on enveloppe d’un tissu de fils croisés, et(pii sert à faire des cordons de sonnettes, de rideaux,etc. C’est de cette manière aussi que sont recouvertsles mauches des fouets.
Il y a des métiers à plus ou moins de fils. Celui quenous allons décrire, et qui est représenté dans les fi-gures 572, 573 et 574. est à huit fils, destinés à recouvrir une mèche composée de fils très souples, en nombre suffisant pour donner au cordonnet la grosseurvoulue.
Le métier est monté sur un bâti dont les fig. 572 et573 montrent le plan et l’élévation. Il est formé dansle bas de trois montants posés sur une base triangulairé, et qui supportent un plateau hexagone. Un arbrevertical en fer tourne dans une crapaudine z, logéedans la base du métier et dans un collet correspondantg, que porte la planche hexagone. Un volant régula-rise le mouvement qui est donné par une manivellevissée à un arbre horizontal a b. Cet arbre porte à sonautre extrémité une roue à mentonnets ee, qui engrèneuvec une autre roue de même forme, mais de plus petitdiamètre, posée sur l’arbre vertical.
En mémo temps, au moyen d’une vis sans fin b, cetaxe de la manivelle fait tourner la roue e. Celle-ci, aumoyen de genoux de cardan , ou de joints brisés, com-munique son mouvement aux deux bobines de diamè-tres différents aa.
Le cordonnet, à mesure qu’il se forme, s’enroule surTune d’elles, ainsi qu’on le voit en d (fig. 572).
e, f, g, h, i, k, l , m sont des roues d’engrenage égalesentre elles, et de nombre égal à celui des fils du métier.Elles sont rangées en cercle autour du centre de la machine, lequel est au poiut par où monte le cordonnet.Ces roues se communiquent successivement le mouve-ment qu’elles reçoivent de la roue g , qui le reçoit elle-même de la roue n, qui est à l'extrémité de l’arbre enfer vertical. Elles tournent librement sur des axes en jfer, dont le bout supérieur va soutenir dans un plan pa- I
rallèle à la planche h, g , i, k, les disques ovales, dontune partie est vue en plan (fig. 573).
Ces disques sont entre une couronne et un plateau enfonte, maintenus par des entretoises et qui sont décou-pés liexagonalement, de manière «à laisser entre leurscontours et celui des disques un espace curviligne d’en-viron 13 millimètres.
n, m, i, sont les poupées au nombre de huit, qui por-tent et fournissent le fil destiné à former le tissu quienveloppe la mèche qui est au centre de la machine.Ces poupées représentées sur une échelle du quart deleur grandeur naturelle (fig. 574), devant parcourir ensens inverse les espaces curvilignes dont nous venons deourler, et passer alternativement en dehors et en dedans