CORNE.
CORNE.
ries disques ovales, tirent et lâchent letsl, dont la tension doit pourtant resterla même dans toutes les positions despoupées : c’est pourquoi elles sont con-struites d’une manière particulière. Surune pièce de fer un peu oblonguc, cali-brée de manière à pouvoir parcourir li-brement les espaces curvilignes indi-qués ci-dessus, est tixée en dessous unequeue, et en dessus un tube en tôle do1er a, servant d’axe à une bobine g , quiporte le fil f. Dans l’intérieur de ce tubeest un poids /, qui y monte et descendfacilement, et porte à son extrémitésupérieure un crochet. Le fil passe de labobine en fefd, puis par un trou de ladétente k, vient traverser un anneaufixé au poids l , et de là, par le trou dcorrespondant au centre de la bobine,vieut s’enrouler sur la mèche. La dé-tente h qui tourne à charnières au-des-sus de i, s’engage par l’autre extrémitédans les dents à crochet pratiquées surle bout supérieur de la bobine, qu’elleempoche alors de tourner et de fournirdu fil. Mais quand ce même fil est tiréen f , il soulève le poids l ; le poids, ensc soulevant, lève aussi la détente h;alors la bobine devient libre, et fournitdu fil, qui est toujours maintenu au de- _
gré de tension nécessaire par le poids l. 574.
Les queues des poupées descendant en contrebas dela plaque de fonte sont engagées dans les espaces curvi-lignes dont nous avons parlé, et donnent aux poupéesle mouvement do translation. Pour cela, le haut desaxes des roues d’engrenage e, f , g, h.... est garni d’unepièce de fer qui dépasse de côté et d’autre dans deuxplans différents au-dessus l’un de l’autre. Ces pièces defer poussent les poupées dans leurs limites, et se les ren-voient tour à tour, sans interruption, moitié dans unsens et moitié dans l’autre, d’où résulte le croisementdes fils, et par conséquent la formation du tissu aupoint de leur réunion sur la mèche en p, autour duquelpoint les poupées circulent quand on vient à mettre la
machine en mouvement.
L\î cordonnet, ainsi fabriqué, va passer sur les pou-lies u, u, et s’enrouler sur une des bobines a, a, qui letire avec une vitesse proportionnée à son diamètre et àla vitesse de la machine. Selon que le diamètre de cesbobines est plus ou moins fort, le tissu est plus ou moinsserré sur la mèche.
CORNE ( angl . et ail. hovn). La corne provient sur-tout des bœufs, vaches, buffles, chèvres et béliers. C’estune substance modérément dure, flexible, plus ou moinstranslucide, d’une couleur qui passe du blanc et dugris-jaunâtre au noir, qui sc ramollit dans l’eau bouil-lante sans s’altérer, et qui peut alors se courber et secomprimer facilement, et même sc souder sur elle-même. Ces propriétés permettent d’employer la corneà une foule d’ouvrages qui se font sur le tour, à la con-fection des tabatières, des peignes, etc. L’écaille detortue possède des propriétés analogues ; on la distinguede la corne en ce qu’au lieu d’offrir une teinte uni-forme, elle est couverte de taches plus ou moins co-lorées.
Le premier travail que l’on fait subir aux cornesconsiste à les débarrasser de leur noyau intérieur, cequi s’exécute eu les faisant macérer plus ou moins long-temps dans l’eau froide, selon la saison, puis les frap-pant sur un morceau de bois, en les tenant par le petitbout : le noyau sort de lui-même. On coupe alors à lascie la pointe de chaque corne, ainsi que la gorge oubase, lorsque celle-ci présente quelques défectuosités;
la pointe est revendue en nature aux fabricants depommes de cannes, de crosses de parapluies, etc. Onramollit ensuite les cornes, d’abord en les faisant ma-cérer pendant plusieurs jours dans de l’eau froide, puisen les jetant dans une chaudière remplie d’eau bouil-lante, où on les laisse séjourner quelques heures. On lesretire 2 par 2 de la chaudière, et on les enfile sur lesdeux brandies d’une longue pince, au moyen de laquelleon les fait tourner rapidement au-dessus d'une flammeclaire pour les chauffer bien également, et on les fendd’une extrémité à l’autre, pendant qu’elles sont chau-des, avec une serpette. Les cornes une fois fendues, ousaisit les bords de la fente à l’aide de pinces plates, eton les étend en les tournant de temps à autre au-dessusd’une flamme claire. On met ensuite en presse entredes plaques de fer poli les plaques de corne, dont on apréalablement mouillé les deux bouts pour éviter leurdéchirure, et on les laisse refroidir sous une pressionpeu considérable ; lorsqu’elles sont suffisamment refroi-dies, on les retire de la presse, et on les met dans l’eaufroide pendant quelques instants.
Les opérations qui précèdent constituent Vaplatissageà blanc. En cet état la corne, conserve l’apparence exté-rieure qu’elle possédait dans son état naturel ; elle pré-sente encore des veines blanches et opaques mélangéesaux parties plus ou moins transparentes qui la consti-tuaient alors, et elle peut servir à la fabrication desobjets dont la transparence n’est pas une condition es-sentielle et qu’on ne destine pas à être colorés. C’est engénéral la seule opération que l’on fasse subir auxcornes de buffles.
L'aplatissag h à vert , qui a pour but d’augmenter latransparence de la corne, ne peut s’exécuter que sur de»cornes naturellement blanches; on essaierait en \uiud’appliquer cette opération aux cornes noires, en tota-lité ou en partie : la corne noire restera toujours opa-que. On commence par faire chauffer la corne préparéeà blanc au-dessus d’un feu de charbon de bois, puis aumoyen d’outils de forme convenable, on gratteet on coupeles parties noircies par la fumée du bois, on enlève lesparties trop épaisses, celles qui avoisinent les gerçures,jusqu’à la profondeur où celles-ci peuvent pénétrer,ainsi*que les veines noires peu profondes, on coupe lesbords sur lesquels se manifeste un commencement defente, que l’aplatissage à vert pourrait faire continuerdans l’intérieur de la feuille; enfin, en un mot, on en-lève tout ce qui pourrait empêcher la transparence dese manifester. Cette opération qui porte le nom dedolage étant terminée, on ramollit les cornes pendantun jour ou deux dans l’eau froide, puis, pendant quel-ques heures, dans de l’eau chaude à une températureinférieure à 1 00°, en ayant soin de les maintenir apla-ties, soit entre des pinces, soit de tout autre manière,pour les empêcher de reprendre leur forme primitive.Au sortir de l’eau chaude, on met les cornes en presseentre des plaques de fer inégalement chauffées, c’est-à-dire que les plaques les plus chaudes sont en contact dechaque côté avec la partie intérieure de deux cornes,et les plaques les moins chaudes avec les parties exté-rieures. Chaque corne est préalablement imbibée, avantla mise en presse, de suif fondu ou de graisse chaude,dont on jette aussi une certaine quantité entre les pla-ques de fer à mesure qu’on les serre. Lorsque la presseest entièrement remplie, on la serre fortement, maisgraduellement, et on laisse refroidir le tout. Après mirefroidissement complet, on desserre, on retire lescornes d’entre les plaques, et on a soin de les chargerde poids pendant quelque temps pour les empêcher degauchir. Si l’on a plusieurs pressées successives à faire,on retire les cornes avant leur refroidissement com-plet, et on les place entre des plaques froides où ellesachèvent de sc refroidir.
En cet état, la corne, dont l’extérieur est d’un brun