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COTON.

COTON.

plus loin lu description, que se trouvent employés lescylimlres-étireurs, organe tout nouveau et vraimentadmirable sur lequel repo.>e surtout la iilature modernepar machines.

De l'invention de la Jenny et du Throslle , de la com-binaison des deux modes d'étirage qui sont produitsdans ces machines, est née la Mull-Jenny, inventée en1775, par Samuel Crompton , de Bolton-lc-Moors. Danscette machine, la mèche passe entre des cylindres pla-cés sur le derrière du métier et arrive aux broches quisont placées en avîtnt sur un chariot mobile. A mesureque les broches tournent, le chariot s'éloigne des cy-lindres, un peu plus vite qu’ils ne délivrent la mèche.La première paire de cylindres attire la mèche de labobine; la seconde paire l’étend et l’allonge commedans le métier hydraulique, et, à mesure que le chariotrecule, le mouvement des broches l’étend encore en luidonnant plus de finesse. Lorsqu’une certaine quantitéde mèche a passé, les cylindres s’arrêtent et la serrentfortement, comme la pince le fait dans la Jenny; les bro-ches continuent encore à tourner, et le chariot à recu-ler, en étendant la mèche à la finesse requise, et luidonnant la torsion nécessaire; le fil en lin est ensuiterenvidé sur les broches, en faisant retourner le chariotà sa première position. Par cette extension graduellede la tuèche, elle peut être étirée beaucoup plus fine quesur la Jenny ou sur le métier hydraulique qui l’allongedans une seule opération , et permet d’obtenir des nu-méros bien plus élevés qui ont permis la fabrication desmousselines et autres étoffes légères

Passons maintenant a la description détaillée desprocédés employés aujourd’hui.

1° épuration du coton. Le coton livré aux fabri-cants est sale et floconneux, et il est nécessaire de le net-toyer et de le démêler avec beaucoup de soin, avant dele soumettre à l’opération du cardagc. On y parvient aumoyen des appareils suivants :

Le willow a pour but d’ouvrir le coton et de facilitersa répartition en étoupes. Avant cette machine, on em-ployait à cet effet l’appareil, dit patiier de Normandie . Ilconsistait en un cylindre incliné, à claire-voie, forméde deux disques en bois reliés par un treillage de mêmesubstance. Le coton était introduit par un orifice supé-rieur , et il rencontrait, en entrant dans le cylindre,des dents droites en fer dont était hérissé un arbre placédans l’axe du cylindre, animé d’une vitesse de deuxa trois cents tours par minute. Le coton se trouvaitainsi fouetté et entraîné dans la rotation des dents pen-dant un temps proportionnel à l’inclinaison du cylindre,par l’extrémité inférieure duquel il sortait. Cette ma-chine avait de graves inconvénients : d’abord, elle dé-gageait beaucoup de poussière et de duvet, et ensuite le'îoton, n’éprouvant pas assez de résistance de la part dutreillage pour s’y attacher, tournait avec l’arbre sanss’ouvrir d’une maniéré sensible.

On a donc substitué au panier de Normandie le wil-low carré, qui remplit parfaitement le but que l’on sepropose. Le plus perfectionné est celui de Lilly, dit pa-nier ronique, qui est construit connue le panier de Nor-mandie , et aussi actif que le willow droit 11 a en outrel'avantage de ne pas répandre de poussière dans l’ate-lier et de ne présenter aucun danger dans la manipula-tion.

C’est ce t cillow, qui est employé de préférence enAngleterre dans les factories où l’on travaille les saleset grossiers cotons de l’Inde , ainsi que Yuplandgéorgie. Cette machine consiste en une toile sans fin,animée d’une petite vitesse, sur laquelle ou dépose lecoton, qui rencontre immédiatement deux cylindrescannelés, en fer, entre lesquels il passe; puis il entredans une chambre conique où il est arraché par les dentsTim tambour conique qui se meut avec une vitesse decinq à six cents tours par minute. De ces premières

dents, le coton est entraîné par d’autres, iixées à la surface du cGne intérieur, qui l’ouvrent et l'abandonnentpetit à petit, eu égard à la force centrifuge qui tend àl’éloigner sans cesse des cylindres cannelés, par suitede la double eonicité de lu chambre et du tambour.Lorsque le cotou a été ainsi bien ouvert et travaillédans tous les sens, il finit par tomber sur une toile sansfin qui l’emporte dehors, en le faisant passer sous tnttambour creux dont la surface se compose d’une toilemétallique très fine, au travers de laquelle un ventila-teur, communiquant avec l’intérieur, produit un app-1d’air qui rejette hors de la chambre toutes les impure-tés qui se trouvent dans l’espace où tomoc le cotonouvert. Le willow de Lilly peut nettoyer dans un jour3600 k ou balles de coton.

2° batteur-éplucheur et étaleur. Lorsque le»impuretés les plus grosses ont été rejetées par lewillow , il ne reste plus, pour extraire du coton lespetites parties solides qui y adhèrent encore, qu’à lesoumettre à une agitation brusque et intermittente, quicommunique h toutes les parties des vitesses d’autantplus grandes qu’elles sont moins élastiques. On a d’a-bord employé à cet effet des claies en jonc sur lesquelleson étalait le coton que des hommes armés de cannesélastiques battaient à force de bras. Cette opération,qu’on pratique encore aujourd’hui pour le crin, présen-tait plusieurs inconvénients, et l’on dut songer à rem-placer le battage à bras par l’action des machines.Tour cela, on a imaginé de faire passer le ccton entredeux cylindres cannelés devant lesquels une barre defer à section rectangulaire se meut autour d’un axe pa-rallèle à celui des cylindres, avec une vitesse considé-rable et en touchant presque chacun des cylindres.Dans cette machine, que l’on nomme batteur-éplucheur,à mesure qu’une petite quantité de coton sort, elle re-çoit un choc qui a fort peu d’influence sur lui à causede son élasticité, mais détache violemment toutes lesparties solides qui y adhèrent.

A cet appareil et fondé sur le même principe succèdele plus souvent le batteur-étaleur qui est spéciale-ment destiné à convertir le coton en un ruban aussiuniforme que possible et à l’enrouler sur un rouleau debois. Il est à présumer qu’avant peu de temps le bat-teur-étaleur et le batteur-éplucheur ne formeront plusqu’un seul appareil pour tout le monde, ainsi que celaa déjà lieu chez un petit nombre d’industriels.

La flg. 576 représente la section longitudinale d’unbatteur-éplucheur. L’appareil a environ 5 mèt. 50 cent,de long, et 0"',915 en travers de la caisse, qui est faiteen entier de fonte, doublée de planches, et forme uneboîte bien close avec deux ouvertures, une pour intro-duire la laine de coton brute, l’autre pour reprendre lalaine nettoyée. Ces portes sont fermées pendant le jeude la machine, mais elles peuvent être ouvertes à vo-lonté, pour en inspecter et réparer l’intérieur.

L’introduction du coton se fait au moyen d’une toilesans fin, qui se meut dans la direction des fleuries a, a,jusqu’à l’extrémité de la partie gauche de la machine,en passant et roulant continuellement autour dos rou-leaux b et r. Los cylindres cannelés e, e, introduisant im-médiatement le coton dans la machine, sont appelé»cylindres nourrisseurs. Le frappeur f tourne dans la di-rection de la flèche et sépare violemment les flocons àmesure qu’ils se présentent, de même qu’il rejette enbas toutes les particules posantes sur la grille de fer «.

La laine de coton, retombant sur une seconde toilosans fin, repasse devant un second frappeur et de làse rend dans les espaces x, w, t«, qui sont garnis dansle fond d’une grille serrée, ou quelquefois il est enrouléde suite sur des rouleaux.

Un ventilateur additionnel a été placé à la partie in-férieure en m, oo, pour aider l’action des frappeurs ensoufflant le coton en avant dans l’auge oblongue x.

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