COTON.
COTON.
L’ouverture de ce van est en f, et l’air entre vers soncentre q ; u et v sont les deux ouvertures au moyendesquelles on retire la laine du coton nettoyé. Ledernier van est supprimé dans quelques machines, lesbras des frappeurs fournissant un courant d’air suffi-sant. Le premier frappeur donne environ 1280 coupsde chacun de ses deux bras par minute; le second, I 300.Une machine semblable à celle que nous venons de dé-crire peut nettoyer facilement en un jour ( 272 k de coton.On ne saurait nier que l’introduction du ventilateur
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dans les batteurs n’ait sensiblement amélioré l’étatsanitaire des ouvriers employés à ces opérations, etil est à souhaiter que tous les filateurs adjoignent bientôtun ventilateur à toutes leurs machines.
Le batteur-étaleur diffère essentiellement du batteur-éplucheur ordinaire, en ce que le coton, au lieu d’êtreéparpillé au hasard sur la toile d’arrière, est déposé enquantité toujours égale sur des longueurs égales ; en ceque la toile d’avant, au lieu d’être animée de la mêmevitesse que celle d’arrière, a une vitesse beaucoup
moindre, d’où il résulte que les irrégularités commisesdans la répartition de3 étoupes sur la toile d’arrière, sefont moins sentir sur celle d’avant ou l’épaisseur estplus grande; enfin, en ce que le coton, sortant de latoile d’avant, passe entre deux cylindres en fer qui lecompriment en un ruban que reçoit un rouleau placé àl’extrémité antérieure de la machine, ce qui permet deporter directement aux cardes le cylindre ainsi garni.La toile sans fin d’arrière se trouve divisée en trois ouquatre surlaces égales par des raies très inclinées.
Une ouvrière, nommée peseuse, forme des petits tande coton, de poids égaux, qu’elle jette sur la toile sansfin, au fur et à mesure qu’une nouvelle ligne de divisionse présente. Trois autres ouvrières, placées de chaquecôté de la toile sans fin , étalent le tas de coton, de ma-nière qu’un seul occupe toute la surface comprise entredeux divisions consécutives, d’où résulte une espèce deruban grossier dont le poids est constant pour une lon-gueur donnée. On conçoit facilement que, si les divi-sions, au lieu d’être inclinées, étaient transversales, ily aurait, à chaque division, solution de continuité dansle ruban, ce qu’on a dû chercher à éviter. Delà toilesans fin d’arrière le coton passe entre les cylindres can-nelés qui l’abandonnent au frappeur. Une fois ouvertet aéré par celui-ci, le coton retombe sur la toile sansfin d’avant, dont la vitesse est à peu près moitié decelle de la toile d’arrière. Il passe alors sous un tambourmétallique, puis il arrive entre deux rouleaux en ferposés simplement l’un sur l’autre, et dont le poids suffit! pour faire conserver au ruban la forme qu’il a prise sousle tambour métallique. De là, ce ruban vient s’enroulersur un rouleau de bois, maintenu -serré contre deuxcylindres par des contrepoids. J’ai dit que les rou-leaux alimentaires des frappeurs étaient cannelés.Les rouleaux alimentaires font huit tours par minute;et comme leur diamètre est de 0,038, ils donnent la va-leur de huit fois leur circonférence, ou 0,955 de cotonétendu sur la toile sans fin dans cet espace de temps.Sur chaque 2'”"' de coton, trois coups environ du brasdu frappeur sont donc appliques. Le second rouleaunourrisseur fonctionne en proportion moins vite ; ainsi,pour chaque 2,4 coups du frappeur, il se présente seu-lement 2‘" n ' de laine de coton.
Le ventilateur est renfermé dans une caisse cylin-drique. Les ailes ou vannes accomplissent de 120 à150 révolutions par minute, et tandis qu’elles chassentavec force l’air au dehors, elles l’obligent h entrerdans le centre avec une égale vélocité. Un tuyau réu-nit ce centre à cette espèce de cage à écureuil. Lesfilaments sains du coton sont retenus par la surface dela grille de la caisse cylindrique, et il n’y a que lesfragments rompus et la poussière qui puissent passerau travers.
La fig. 577 représente une section du batteur-étaleurainsi construit, machine qui peut préparer, en douzeheures, jusqu’à 1300 k de coton.
La fig. 578 donne une idée de la première machineà frapper, qu’on ne trouve plus maintenant que dansles plus anciennes manufactures. AB est le drap ali-mentaire; G fl et MN sont les deux châssis des frap-peurs.
3° cardes. Le cardage est Topcrntion qui suit lebattage du coton. Le cardage est le premier coup demain donné à la transformation des fils tortillés irrégu-lièrement en fils droits et parallèles, et le dernier ac-cordé à la confection du ruban.
Aussi peut-on dire que le cardage est bien plutôtune liaison entre les opérations qui le précèdent et lesuivent, qu’une troisième opération bien distincte. Ensortant de la carde, le coton n’a plus besoin que d’êtreétiré et tordu pour former un fil.
La carde, considérée dans toute sa simplicité, se com-pose de deux peignes à dentures opposés et se mouvant