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en sens contraire (voyez fig. 579, 580,581), de telle fa-çon que le 51 se trouvant arrêté en son milieu par unedent du premier système, deux dents du second en-traînent, de chaque côté, ses extrémités dans le sensde leur direction et les abandonnent, rendus ainsi pa-rallèles, pour aller effectuer la même opération sur les51s qui suivent. La carde, décrite ainsi sommairement,n’a donc pour effet que de plier en deux tous les fils ducoton, et de leur donner la même direction.
Un système de cardes consiste en un tambour de boisanimé d’une vitesse assez considérable, et armé de dentscrochues d’autant plus 5nes et plus serrées que la ma-tière à travailler est elle-même plus délicate. Tout prèsde ce tambour, et à une distance que l’on détermine,comme dans les batteurs, sont deux cylindres cannelés,entre lesquels est entraîné le rnban de coton sortant dubatteur-étaleur.
Emporté par les dents du tambour, le coton resteaccroché à ces dernières ; seulement, comme leur vitessede rotation est assez considérable, la force centrifugeen éloigne tout ce qui n’y adhère pas immédiatement.Tangentiellement au tambour sont placées des plaquesarmées de dents crochues, égales à celles du tambour,mais dirigées en sens contraire. Ces plaques sont mon-tées sur des pièces de bois, et constituent ainsi ce qu’onnomme les chapeaux de la carde ; elles rencontrent lecoton que la force centrifuge éloigné de la surface dugros tambour, et le peignent de la façon que nous ve-nons de décrire.
Quelques cardes sont faites entièrement do cylin-dres. Le gros cylindre ou tambour est entouré d’unesérie de plus petits nommés hérissons. Les cardes de cegenre sont seulement employées pour préparer le cotongrossier, et la laine de mouton pour le fileur de laine.Les cardes à cylindres, si essentielles à la continuité età la promptitude du travail des filatures de coton, sontl’ingénieuse invention de Lewis Paul, de Xorthampton ;mais c'est à sir Richard Arkwright que l’on doit lesimportantes améliorations qu’elles ont subies, et l’étatde perfection où elles sont arrivées maintenant.
La 5g. 582 représente une carde d’une excellenteconstruction, que l’on peut appeler briseusc et finisseuse ,ou carde double.
Les cardes simples, qui sont encore employées pres-que exclusivement dans la majeure partie des 51a-tures, ont pour inconvénient d’exiger un second car-dage de coton, parce que, afin de donner au ruban sor-tant une consistance suffisante pour l’étirage qu’ellesdoivent lui faire subir, elles traitent un peu trop Je ma-tière à la fois, pour que cette dernière soit douée eusortant de toutes les qualités qu’exigent les opérationssubséquentes. Cependant, dans les bonnes filatures, il ya presque toujours deux séries de cardes, dont une gros-sière, appelée carde en gros, qui dispose le cotonen une forte toison d’une grande épaisseur, la-quelle vient s'enrouler autour d’un cylindre , etforme le ruban présenté à la seconde série decardes, dont les dents sont plus 5nes de con-struction. Dans la 5g. 582, les cylindres ont120 centimètres de circonférence, g est un poidsqui appuie sur l’axe du cylindre supérieur, etle fait appuyer sur le cylindre inférieur; f, estla grosse carde ou tambour ; ggg, l’axe formépariedessus plat des cardes; /i, est le petit tam-bour du hérisson, que l’on a employé pour lapremière fois en France dans la filatured’Ourscamp. En d, il y a une porte quipermet au croc d’avoir accès dans l’inté-rieur de la machine, pour eu retirer les or-dures cfui peuvent y être tombées.
La 5g. 583 fait voir comment on fixele cuir des cardes (voir l’articl*» cart>esnom* leur fabrication'! sur le tambour et