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COTON

COTON

leur, et fait tourner au moyen de lu voue p\ une roue x.La roue dentée iv du rouleau uni v\ et les deux rouesdentées oo, agissent sur cette grosse roue. Le gros hé-risson i est mis en mouvement, de la grosse poulie, parle moyen de la courroie s' et de la poulie tt’ ; ladite cour-roie s' est tendue par la poulie autour de laquelleelle passe. Le mouvement des rouleaux cannelés es’effectue au moyen d’une roue d’angle b’, qui agitsur une semblable voue e’, sur l’axe oblique d 'du pi-gnon e’. Ce pigfion est placé sur l’extrémité inférieuredu meme axe qui met en mouvement la roue f sur lerouleau alimentaire de dessous.

Chacun des rouleaux alimentaires porte un pignon ceaune de ses extrémités, et c’est ainsi que le rouleaude dessus accomplit sa rotation avec celui de dessous.Le rouleau b est mis en mouvement par le moyen desa roue x\ qui est mue par une roue v’, à l’autre extré-mité du rouleau alimentaire de dessous, par l’interven-tion de la grande roue de support te’. Bien entendu quele mouvement de b doit être aussi rapide que celui desrouleaux cannelés e.

Le tableau ci-dessous donne les vitesses ordinairesdes différents cylindres et rouleaux des machines àcarder, vitesses pourtant qui ne sont pas invariables,et peuvent être modifiées suivant les circonstances enchangeant les pignons e’, et w’, selon la qualité etla longueur du coton. La vitesse constatée dans latable s’obtient quand la poulie a’ est plus grande que y,dans la proportion de 3 à -, et lorsque les roues et lespignons ont le nombre suivant de dents * m’, 18 ; n\50; son pignon, 18; h, 128 ; a?, 24 ; la grosse roue surl’arbre de x, 37 dents ; la roue o du premier cylindrecannelé, 35 ; celle du second, 21 ; 44 : I»’ et 54 ;

e', 10; f, 03.

NOMS

DUS l’AKTIES

s ~

•Uj c

— 9

C»l\CON-

IKUtN'CKS

en centim.

r.iivui.o

TIONS

en 1 minute

VITESSE

par minuteen mètres

Tambour f. . . ,

89

279,46

130

363,30

Dépouilleur h. . .Coureur ou héris-

35.56

1 I I ,66

4,38

4,90

son •<’.

49,83

5

2,30

Hérisson h’. . . .Cylindres cannelés

8,9

27,94

470

131,32

alimentaires. .

2,96

9,30

0,696

0,07

Rouleau d’appel o.

2,54

7,98

68,71

5,48

Deuxième diloRouleau poli de dé-

2,96

9,30

114,52

10,65

charge.

6,35

•19,9:

54,66

10,90

Le travail des hérissons /T et ï devient très clair,si l’on compare leurs vitesses entre elles et aveccelle du gros tambour, en tenant compte de la direc-tion des dents de la carde. Apportée des rouleaux ali-mentaires par le tambour, la laine de coton est saisiepar les dents opposées du gros hérisson t’, dont la plusgrande surface de rotation parcourt 2 l ",48 par mi-nute. Le petit hérisson h\ qui parcourt 130 mètres parminute, arrache le coton des dents du gros hérisson ;puis il le repasse aux dents du tambour qui, en le por-tant plus loin, le transmettent aux dents des cardesde dessus. Cet échange rapide et réitéré des fils ducoton, qui se fait entre les dents du tambour et cellesdes chapeaux, ne laisse pas que de les affaiblir d’unemanière notable, et l'on peut dire qu’on détruit ainsiune partie des qualités du coton pour lui enlever sesdéfauts. Tel est le vice de la carde, vice qui ne dispa-raîtra que par un autre système de cardage, où la chi-mie jouerait alors le rôle de la mécanique. Dans les

cardes simples, la vitesse de passage du coton entre lescylindres cannelés varie entre 0 ,U , I5 et O" 1 ,20; dansles cardes doubles, en supposant que Ton fasse deuxcnrdages, cette \itesse varie entre 0 , ", < ^8:e.t 0"',10. S’iln’v a qu’un seul cardage, eUe est comprise entre U",05et 0'”,08. Cette diminution de vitesse, des cardes sim-ples comparées aux cardes doubles, a pour but de lesempêcher de se détériorer trop vite, ce qui nécessiteraitdes frais coûteux. Pour les cardes simples, le poids dumètre courant de coton entrant varie entre 125 et 150grammes. La vitesse des cylindres cannelés étant com-prise entre 0’ 1 ',15 et 0 n ',20 par minute, il en résulte quela quantité de coton traité par une carde pendant cetemps est comprise 0,15 et 0,20 de 125 à 150 gr., c’est-à-dire que cette quantité est de 18 gr. au moins et de30 gr. au plus, soit 25 gr. en moyenne par minute,ou 1 k ,500 par heure.

La fig. 584 est un plan de la carde et de la toisonqui fait voir la manière dont est recueilli le ruban sor-tant de la carde ; h est le cylindre ; n, le tuyau; u. lesrouleaux de pression ; et h\ les extrémités du ruban docarde.

Les fig. 585 et 586 représentent le bâti des an-ciennes cardes, de manière à faciliter l’intelligencede ces machines compliquées. La 11g. 586 est un plan :F, est le tambour principal; MM, le couteau ou peignedépouilleur ; G, la toison cardée, introduite par le tuyaua, pressée entre les rouleaux b, et tombant ensuite, enminces filets dans son pot. Pans la lig. 585, AB, letambour de la carde ; C, P, les sommets ; KF, le tam-bour à dépouiller ; MN, le peigne dépouilleur; d , b, c,ruban carile passant entre les rouleaux de pression dansle pot a.