Band 
A-F.
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COTON’.

COTON.

ne puisse plus résister et se rompe. Il faut donc pré-venir cet inconvénient en doublant le coton, ce qui permet de recommencer l’étirage un nombre infini de fois.Le doublage se fait généralement de la manière sui-vante. On compose un banc d’étirage de six têtes, c’est-à-dire qu’il peut étirer six rubans à la fois. Chaque têteest formée de quatre à six couples de cylindres étireurs;ces quatre couples sont rapprochés deux par deux à ladistance voulue par la longueur de la fibre du coton,c’est-à-dire le premier avec le second, le troisième avecle quatrième. La distance entre le deuxième et le troi-sième est d’environ 20 cent., afin que la manœuvre soitplus facile, et la vitesse du troisième ne dépasse que detrès peu celle du deuxième. Chaque laminoir n'étire,pour ainsi dire, que deux fois le coton qui le traverse.Les rubans sortants passent entre deux rouleaux d’appelet descendent dans un couloir qui les conduit a unemachine à réunir. Les étirages sont combinés de tellesorte que la somme des rubans sortants présente lamême épaisseur de ruban que chacun des rubans placésderrière. Le nombre des passages aux laminoirs est dé-terminé par le numéro du fil que l’on veut obtenir, nu-méro toujours en rapport avec la longueur des filamentsdu coton que l’on traite. Le doublage a encore l’avantaged’influer puissamment sur l’homogénéité des fils; jeveux parler do la compensation qu’il amène indubita-blement entre les variations d’épaisseur qui se sontmanifestées dans les rubans pendant le travail descardes.

Un exemple fera facilement comprendre toute la va-leur du procédé du doublage pour obtenir des fils par-faitement réguliers. Le premier laminoir réunit huitrubans de carde en un seul qu’il étend et égalise, commeaussi il range les fibres constituantes en lignes paral-lèles. Le second et le troisième laminoir vont plus len-tement ; ils tirent du premier leur approvisionnementen rubans ; et si l’on fait un quatrième, un cinquième, unsixième étirage (ce qui a quelquefois lieu pour le filageen fin), les doublages se montent ensemble au oroduitï*XiX7X6XbXfc=: 48,384. Dans le filage dugros fil, il suffit de trois doublages successifs , ce quidonne la réunion de 324 rubans dans le rubân final.Dans le filage en fin le doublage des fils se montequelquefois à soixante-dix mille fois pour parvenir àune parfaite uniformité dans le fil achevé. On peut sefaire, d’après cela, une idée du rôle important du lami-noir dans la filature du coton.

La forme du banc d’étirage, comme elle est vue encoupe dans la fig. 588, et par derrière dans lalig. 589, n’a besoin, après les détails ci-dessus, quede peu d’explications pour être comprise. I , /, sont lespoids qui appuient sur le dessus des rouleaux, appuyanteux-mêmes sur ceux de dessous, par le moyen des ba-guettes ky k', et du crochet i. Chaque rouleau canneléest, ainsi que le représente le dessin au point f, pourvuà ses deux extrémités d’une partie mince et unie.La grosse poulie u, au moyen de laquelle toute la ma-chine est mise en action, reçoit son mouvement parle moyen de la courroie w ; v est la poulie folle. Lesextrémités des rubans de carde, au nombre de six gé-néralement, sont introduites sur le banc d’étirage aumoyen depots d’étain, placés en e , e, et en A. L’ouvrier ale plus grand soin de réunifies extrémités des rubans quiviennent à casser, après avoir arrête la machine eu glis-sant la courroie de communication sur la poulie folle.

5“ tordage. La fig. 590 est une section du châssis ap-pelé lanterne tournante, ingénieuse invention de Ark-wright, etqui étaitencore, il y a 14 ans,la machine prin-cipale pour communiquer la torsion nécessaire au rubanfourni par le banc d’étirage. Ce. châssis consiste en deuxpaires de rouleaux a et b entre lesquels le ruban est éren-du; c sont les brosses pour nettoyer les rouleaux; dle poids qui presse la partie supérieure sur la partie infé-

rieure. La vitesse de rotation de lu surface de la secondepaire de rouleaux est 3, 4 ou 5 fois plus grande que celle

de la premièrepaire. Deux ru-bans étirés sontgénéralement ré-unis en un seul aumoyen de cettemachine, et ilsviennentdes deuxpots c , e. Le ru-ban , en sortantde ccs rouleaux,est conduit dansla lanterne rondeou conique g, terminée au sommetpar le tuyau f.Cette lanterne re-çoit son mouve-ment nu moyend’une corde pas-sant sur une pou-lie k. MM. Co-cker et Iligginsde Salfort ont eule grand méritede remplacer parl’appareil sui-vant, dit banc àbroches , ce mé-canisme beau ,mais défectueux,et qui avait tenuune place impor-tante dans toutesles filatures decoton, dès le dé-but de la fabri-

cation , comme moyen de donner au fil une premièretorsion après le premier étirage.

La fig. 591 représente une vue de derrière de cettemachine ingénieuse, et la fig. 592 une section de quel-ques parties peu visibles dans la première figure. Dureste, l’espace réservé à la filature dans ce Dictionnairene nous permettant pas de décrire dans tous ses détailsune machine aussi compliquée que le banc à broches,nous nous contenterons de rendre un compte sommairede ses principales fonctions. C’est par le derrière de lamachine que le coton est introduit entre les cylindresétireurs. Les bobines remplies do coton, sont placée*