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COURROIE.

COURROIE.

1r couleur elle-même soit devenue rouge vif comme lacuillère; versez-la dans une assiette propre, et l'opéra-tion sera faite.

La terre de Sienne , comme nous l’avons déjà dit(voyez contraste), sert essentiellement à monter oubrunir les couleurs.

vert. Le reri de S< hweinfurth est une combinaisond’arsenic et d’acétate de cuivre. Aussi, quand on pensequecette couleur e.->t un poison violent et qu’on peut com-promettre sa sauté en la préparant et en l’employant,on ne devrait pas sans doute l’adopter; cependant nousne possédons aucune couleur verte aussi vive et aussibrillante ; cette couleur, d’ailleurs, est nécessaire pourcomposer une table chromatique, et voilà pourquoi nousdécrivons sa fabrication, tout en gémissant que la chi-mie moderne n’ait point encore découvert une couleuraussi séduisante, plus solide et surtout moins dangereuse.

« Prenez 9 à 4 0 kilog. d’arsenic blanc en poudre,14 seaux d’eau de rivière que vous faites bouillir dansun vase de euhre. Lorsque l’eau bouillonne, jetez-yl’arsenic et faites bouillir fortement pendant trois quartsd'heure jusqu’à ce que l’arsenic soit bien fondu, versezbien vite dans le liquide environ 10 kilog. de verdetraffiné; ôrez promptement la chaudière de dessus lefeu, et versez le liquide dans un tonneau en bois, puisajoutez au mélange environ 500 grammes de potasse.Couvrez ensuite le tonneau, et au bout d’une heure oude deux heures, versez le produit sur une toile et laissezsécher

Pour composer un autre vert de Schweinfurtb, il nefaut pas employer de potasse ; seulement, enlevezpromptement le mélange de dessus le feu, remuez etmettez »ur toile, en ajoutant après le. verdet la quan-tité de spatli en poudre que vous voudrez. » {Extraitd'une note remise par M . W’ingens, fabricant de couleurs).

On peut encore employer les procédés dus à MM. Bra-connot et Licbig, et qui sont publiés dans le Traité dela peinture, par Mérimée , page 197. Mais le procédédonné par M. Wingens nous paraît le plus simple etle plus expéditif. ^rouget de lisle.

COUPEROSES. Voyez sulfates.

COURROIE (mécanique). Dès que dans une machiuequelconque la transmission de la force du moteur auxdivers agents passe une certaine limite, il convientd’employer les courroies plates , sur roues et pou-lies à jantes plates, légèrement convexes. Cette limitepeut être ainsi déterminée. Toutes les fois qu’il s’agitd’une force inférieure à celle de deux hommes, les cor-des engagées dans des poulies à gorge ronde ou angu-laire doivent êt.e préférées. Passé cette force la courroieplate paraît devoir être employée, jusqu’à ce que, arri-vée à certaines limites de force et de vitesse, qui nesont pas encore bien exactement déterminées, elle doit,elle-même, faire place aux engrenages.

On voit souvent, pour les petites machines, employerdes courroies plates au lieu de cordes en chanvre ou enhoyau ; mais comme leur emploi est moins facile,moins usuel que celui des cordes, l’usage n’en a pasprévalu. L’épissure d’une corde sans fin est une opéra-tion promptement faite ; il n’en est pas ainsi de la su-ture et du raccord des petites courroies; cependantelles ont l’avantage d’être plus élastiques que les cor-des er moins hygrométriques. Quand la résistance àsurmonter n’est pas considérable, il faut préférer lescordes engagées dans des poulies à rainures angulaires ;la corde qui ne touche pas au fond est pressée dansl’angle, et est bien moins sujette à glisser sous unepression égale. Or, il est important de ne tendre lescordes et courroies que le moins possible ; on dépensealors beaucoup moins de force motrice pour produire lemême résultat. Eh général, dans le travail, le défautdominant dans presque tous les ateliers, est l’emploi detrop grosses cordes ou de trop fortes courroies, relative-

ment à l’effet à produire, et aussi de donner une tropgrande tension à ces cordes ou courroies.

Nous n’en dirons pas davantage sur cet objet, quisera tvaité en détail dans un autre article (Voyezmécanique géométrique) ; notre intention est seule-ment de populariser et de répandre l’emploi des cour-roies mortes sur les poulies folles, parce qu'il y a sécu-rité et économie à employer ce mode.

Dans tous les ateliers où un moteur commun à plu-sieurs fonctions mécaniques, fait mouvoir, au moyend’un arbre de couche isolé, ou commandant d’autresarbres, un nombre plus ou moins grand de tours, d’a-lézoirs, de meules : ou même lorsque le moteur, bien queconsacré à un seul travail, ne peut être suspendu sur-le-champ à volonté, il faut que l’ouvrier puisse arrêterle mouvement de rotation lorsque cela lui convient, oulorsque les besoins de la fabrication le commandent, ainsique cela a lieu pour les tours, pour les meules d’aigui-serie, pour les cardes, etc., etc. Plusieurs moyens desuspendre ce mouvement de rotation, et de lui rendreson action à volonté, sont depuis longtemps employésLe plus généralement adopté est celui do la pouliefolle, placée ordinairement à la gauche de la poulievive. Lorsqu’il s’agit de suspendre le travail on faitpasser la courroie de la poulie vive sur la poulie folle,qui n’engrenant point sur l’arbre du tour, ou de toutautre appareil, roule librement, sans rien entraînerdans son mouvement. Pendant ce temps, le tour ar-rêté, on peut le réparer, y monter des pièces, faire leschangements qui sont à faire, et lorsque tout est pré-paré et qu’il s’agit de remettre la machine en mouve-ment, on ramène la courroie sur la poulie vive ; la pou-lie folle, livrée à elle-même, s’arrête, et le tour recom-mence à marcher.

Durant tout le temps que le mouvement du tour estsuspendu, la courroie tourne toujours sur le tambour del’arbre de couche et sur la poulie folle, ce qui n’est passans inconvénient, d’abord parce qu’elle s’use inutile-ment pendant tout letemps que dure la répa-ration à faire à la ma-chine,ou l’opération quel-conque qhi a nécessité lasuspension du mouve-ment, et ensuite parcequ’il est dangereux pourl’ouvrier qui fait les répa-rations ou changements,d’avoir toujours près delui cette courroie en mou-vement, qui peut s’empa-rer d’une partie du vête-ment, ou même d’unemain ou d’un doigt,6 10. qu’elle broie sur la pou-lie folle.

Pour parer à ces diversinconvénients, on a ima-giné de supprimer lespoulies folies, placées àla gauche des poulies vi-ves, et de les remplacerpar une roue folie placéesur un mandrin adhérantà la roue vive montée surl’arbre de couche. Par cesimple changement, lors-qu’on fait passer la cour-roie de la roue vive surla roue folle, le mouve-ment cesse aussitôt, la courroie ne marche plus et letour s’arrête, comme dans le premier cas ; mais cettecourroie morte ne présente plus aucun danger, et la

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