COUTELLERIE
COUTELLERIE.
quelques voitures,on n’a employéqu’un seul galet,l’arbre étant main-tenu par deux bri-des fixes dans lespoints où il neporte pas.
On a fait uneheureuse applica-tion de la disposi-tion indiquée fig.
GI i, pour suppor-ter les cloches ;on n’a employép o u r so n t en i r 1 eu vstourillons , qui ,comme on le sait,ont un mouve-ment circulaire alternatif, que deux secteurs des cer-cles, la circonférence entière devenant inutile; onest parvenu à réduire ainsi de beaucoup l'effort néces-saire pour maintenir leur mouvement oscillatoire. Lamême disposition a été aussi employée pour supporterdes tourillons de roues hydrauliques.
On se demande pourquoi cette disposition écono-mique sous le point de \ue de ia force motrice dépen-sée n’est pas employée plus généralement. C’estqu’en industrie il ne faut se servir que de dispositionssimples, d’une construction et d’un ajustage facile, etqui, surtout, ne puissent jamais se déranger. Or, cen’est pas le cas des coussinets à galets, leur dispositionest compliquée, il faut trouver deux ou trois pointsd’appui, faire coïncider très exactement le tourillonavec les galets et soigner l’entretien de trois ou quatrecoussinets au lieu d’un seul. D’un autre côté, si on serend compte des frottements et du travail absorbé parles coussinets ordinaires, on verra qu’ils ne consom-ment qu’une fraction extrêmement faible de la puis-sance de la machine, et que, bien entretenus, ils peu-vent avoir une durée indéfinie. Il ne faut donc pas sa-crifier des avantages aussi réels, aussi positifs à uneéconomie que rend illusoire le moindre dérangementd’un coussinet à galets. duhied.
COUTELLERIE [angl. cutlery , a//. messersclnnied-arbeit). Les différents articles de coutellerie se fabri-quent soit avec de l’acier corroyé, soit avec de l’acierfondu. L’acier raffiné s’emploie pour les objets qui,comme les couteaux de table, les faux, etc., n’exigentpas une dureté très grande, et réclament une certaineténacité. L’acier fondu est de toutes les espèces d’aciercelle qui prend le poli le plus beau et le plus uniforme,qui est susceptible de recevoir par la trempe la duretéla plus grande et la plus égale, et qui, par suite, sert àla confection des articles de coutellerie fine, tels que,les rasoirs, les canifs, les instruments de chirurgie, etc.;mais il est d’un prix plus élevé que l’acier raffiné etbeaucoup moins tenace, de sorte que les instrumentsqui en sont confectionnés sont beaucoup plus fragiles;il est en outre plus difficile à travailler, parce qu’il doitêtre forgé à une température bien plus fasse.
La fabrication des couteaux de table exige deux ou-vriers : un maître et son aide. On commence par forgerla laine en acier, on la décape, puis on la brase avec unetige en petit fer carré de 1 à 1 I (i millimètres de côté,que l’on coupe ensuite do manière à ce qu’il en resteun bout de longueur suffisante pour former l’embase etla soie du couteau. L’embase commencée sur l’enclumeest ensuite terminée au moyen d’une estampe forméede deux parties en fer aciéré à la surface. On reportealors le couteau au feu, puis on achève de forger ialame au marteau , autant que faire se peut. On trempeensuite la lame, en la chauffant au rouge et la plon-
geant verticalement, la pointe en avant, dans de l’eaufroide. On décape alors à blanc sur un point de la lame,et on la recuit en la chauffant jusqu’à ce que l’acierprenne une teinte bleue ou violette. Les couteaux sontalors livres au repasseur.
Dans les couteaux ordinaires, on fait en fer non seu-lement la soie, mais encore le dos de la lame, et letranchant seul est en acier.
Les soies des couteaux sont plates ou carrées. Lessoies plates sont placées dans des manches formés dedeux parties et y sont lixées au moyen de plusieurs ri-vets qui les traversent. Les soies carrées pénètrent dansun trou percé dans le manche qui est alors d’une seulepièce et y sont consolidées, soit en coulant dans 1 inter-valle du plomb fondu, soit au moyen d’un mastic faitavec un mélange de poix noire et de brique pilée. Ondonne quelquefois à la soie une longueur telle qu’elletraverse tout le manche, à l’extrémité duquel on lasoude à une garniture en argent ou en cuivre doré quel’on lixe sur le manche.
Thomasoiiy en Angleterre, a imaginé de souder destranchants d’acier à des couteaux d’or et d'argent, oules lime ensuite, on les affûte, on les trempe, un les af-file et on les polit; enfin on termine en gravant et ci-selant l’or et l'argent.
Smith de Srheffield'n imaginé, en 1827, de fabriquerau laminoir des couteaux entièrement en acier. Pourfaire concevoir son procédé, supposons que l’on déve-loppe les deux cylindres et qu’on les grave de telle sortequ’ils présentent chacun sur leur pourtour, dans unplan normal à leur axe, les deux parties d’un moule docouteau y compris la lame, l’embase et la soie. Si onprésente entre ces cylindres une vergette d’acier chauf-fée au rouge, on obtiendra après le passage une suitude couteaux placés lee uns au bout des autres On peutégalement graver sur les cylindres une série de moulesde couteaux parallèles à leur axe, et y passer une largebarre méplate d’acier que l’on y présenterait de côté;les couteaux se trouveraient alors accolés suivant leurlongueur. Dans tous les cas, on sépare chaque couteauà la cisaille, et on les termine comme à l’ordinaire.
Les fourchettes d’acier se fabriquent avec des baguet-tes carrées de 9 millimètres de coté. On forge d’abordla soie en laissant à l’une des extrémités un bout dela tige carrée de 25 millimètres de longueur, que l’onréchauffe et que l’on bat sur l’enclume en une partieméplate ayant un peu plus de l’épaisseur et de la lon-gueur que doivent avoir les dents, ainsi qu’une largeurconvenable. On termine alors la soie et le manche desfourchettes dans une matrice, puis on découpe les dentsd'un seul coup au moyen d'un mouton emporte-pièce;on porte ensuite les fourchettes au rouge sombre, et oules laisse refroidir très lentement, afin de rendre plusfacile le travail ultérieur, qui consiste aies terminer ala lime et adonner aux dents la courbure convenable.Cela fait, on les trempe et on les fait revenir au bleu.
Les lames de canif sont forgées par un seul ouvrier,qui se sert d’un marteau dont la panne n’a que 2 cen-timètres 'I /2 de large et qui ne pèse que ! kil. 1 fi. Souenclume a une panne de 0"’,26 de long sur 0“’,13dclarge et porte sur un creux en forme de coin, dans la-quelle on peut placer une autre enclume plus petite dontla panne qui est carrée à O"’,05 de côté. On prend unevergette d’acier à l’extrémité de laquelle on forge ,dans une première chaude, la lame et la soie quipresse contre le ressort et que l’on sépare ensuite aumoyen d’un tranchet. On saisit alors la lame avec destenailles, et, dans une seconde chaude, on achève la soieet on la perce ; enfin, on reporte au feu, on termine lalame, et on y pratique à l’aide d’un poinçon, pendantqu’elle est encore rouge, l’entaille qui sert à l’ouvrir.On trempe ensuite la lame au rouge dans l’eau froide,et on recuit au vouge-pourpre.