CREUSET.
CRIC.
charbon bien sains qu'on plaçait dans des creusets enterre, et qui ne présentaient pas les mêmes inconvé-nients'. La difficulté de se procurer des morceaux decharbon entièrement exempts de tissures a fait ensuiteremplacer les creusets de charbon par des creusetsbrusqués ; ce sont des creusets de terre dont les paroisintérieures sont garnies d’une couche de charbon. Onpeut les considérer comme des creusets «le charbonmunis extérieurement d’une enveloppe d’argile réfrac-taire ; ils sont solides, toujours exempts de gerçures,faciles à préparer, et ils jouissent des mêmes propriétésque les creusets de charbon massif sans en avoir lesinconvénients.
Pour brasquer les creusets, on 6e sert de charbon debois trié, on le pile, on le passe au tamis de soie, et l’onhumecte la poussière avec de l’eau, en l’agitant avecune spatule et la pétrissant entre les doigts jusqu’à cequ’elle ait acquis assez de consistance pour se peloton-ner, sans cependant être assez humide pour adhérern la main. On mouille le creuset à brasquer en le plon-geant dans l’eau et le retirant presque aussitôt; on ymet l’épaisseur de I à 2 centimètres de brasque, puison tasse très fortement cette brusque, en tenant lecreuset de la main gauche, appuyé sur un sol résistant,et frappant la brusque de la main droite avec un pilonen bois, d’abord à petits coups, puis à coups redoublés,jusqu’à ce que la poudre de charbon ait acquis toute laconsistance qu’elle est susceptible de prendre. Sur cettecouche ainsi tassée on en met une autre, que l’on tassede la même manière, et ainsi de suite jusqu’à ce que lecreuset soit entièrement rempli, en ayant grand soinde rendre la brasque aussi dure que possible, surtoutprès des parois du creuset. Rom* que les différentescouches de brasque adhèrent entre elles, et no formentqu’une masse homogène, il est nécessaire de rayer endivers seii9 la surface de chaque couche tassée, avec lapointe d’un couteau, avant de mettre par dessus unenouvelle couche de charbon. Quand le creuset est en-tièrement rempli, on creuse dans la masse de brasqueune cavité conique, de mêipc forme à peu près que lecreuset, avec un couteau pointu à lame mince, en com-mençant par le centre, puis élargissant et approfon-dissant successivement et symétriquement la cavité.Celle-ci étant achevée, on en polit les parois en les frot-tant fortement avec un tube de verre arrondi, aue l’ontient bien serré dans la main droite. Cette précautionest nécessaire, pour que les grenailles métalliques quise produisent dans les essais ne soient pas retenues parles aspérités de la brasque, et puissent se réunir en unseul culot, en obéissant librement à l’action de la pe-santeur. Lorsqu’un creuset brusqué est bien préparé, lesparois de la cavité sont lisses et luisantes comme sieiles avaient été dressées au tour. Ordinairement, onlaisse au fond des creusets '10 mm environ d’épaisseur debrasque et 3 à i mm sur les parois ; mais dans certainscas, comme par exemple lorsque la matière que l’on a àfondre est susceptible de s’infiltrer dans le charbon etd’agir sur les creusets de terre comme fondant, ondonne à la brasque une beaucoup plus grande épaisseur,surtout sur les parois.
Lorsque les creusets brasqués sont préparés avecsoin, on peut les conserver pendant longtemps avant des’en servir, surtout si on les place dans un lieu humideet si on a soin de les couvrir.
CRIC ( angl . jack, ail. wagemvinde). Le cric est unemachine dont on se sert pour élever des poids considé-rables.
Les fig. 620 et 621 représentent le cric simple or-dinaire, le plus répandu; il consiste en une piècede bois d’environ 75 centimètres de long, sur 25 centi-mètres de largeur et 15 cent, d’épaisseur; il présentedans sa longueur une entaille carrée dans laquelle estadaptée une barre de fer a , dentelée en forme de cré-
maillère, terminée par une double griffe ou croissantà son extrémité supérieure ; un petit pignon s’engagedans les dents de cette barre de fer, et est supportépar des bandes de fer qui sont solidement fixées pardes vis à chaque côté de la pièce de bois. Une extré-mité de l’axe du pignon sort à travers la pièce de bois,et porte une manivelle qui fait tourner le pignon, etpar suite, monter et descendre la crémaillère a. Lagriffe placée au bout de la crémaillère, soulève alors lepoids sous lequel on l’a placée. Abu d’empêcher lepoids du fardeau de faire retomber le pignon, la mani-velle est retenue par un rochet adapté sur la partieextérieure du bloc de bois dans lequel est la cré-maillère.
Quand on a besoin d’une plus grande puissance quecelle que peut produire ce cric ordinaire, on fait usaged’une combinaison de roues dentées, comme on le voitdans la fig. 620 : A A, est le bloc en bois, que l’on faitdans ce cas assez large pour recevoir la rone dentée c,qui est fixée au pignon 5, lequel engrène dans lescïents de la crémaillère. ^
g est un second pignon composé de 6 dents qui agis-sent sur la roue 6, et l’axe de co pignon sort par le côtédu bloc de manière à ce que la manivelle puisse y êtrefixée. Le bloc AA, est partagé en deux; et l’entaillepour placer la roue ainsi que le pignon est prati-quée dans une des moitiés du bloc ; l’autre moitié estunie et supporte les antres pivots de la roue et despignons. Ces deux moitiés sont jointes ensemble par deforts liens ou frettes, attachées à l’extérieur. La cré-maillère porte souvent à sa partie inférieure une grifferecourbée, qui se projette de côté par une ouverture ouune entaille pratiquée dans la moitié de la face du bloc.Cette griffe peut être placée sons une pierre posée pres-qu’àla surface du terrain, et qui, par conséquent, nepeut recevoir d’action de la part de la griffe, placée enhaut de la crémaillère. Pour empêcher le fer de des-cendre quand il est chargé d’un poids, le petit rochet os’engage dans ses dents, mais s’en dégage en montant ;quand il ne faut plus retenir le poids on peut le fairetourner à la main.
La fig. 622 représente un cric à vis. Le bloc de boisAA est percé dans presque toute sa hauteur, et dansune assez grande largeur pour permettre à la vis de semouvoir en haut et en bas sans toucher. La vis passeau travers d’un écrou b qui est fixé dans le haut duhloc A; en faisant tourner la vis, onia fait monterdansl’écrou, et on élève la griffe f. Cette griffe est fixée auhaut de la vis par un collet arrondi qui permet à la visde tourner sans faire tourner la griffe f. La griffe infé-rieure d est adaptée comme dans le cric précédent aubas de la vis. Quatre pointes courtes, mais solides,fixées au bas de la pièce de bois AA, servent à Tempe -cher de glisser lorsqu’elle s’appuie sur un sol résis-tant. I.a vis est terminée en bas par une tige carrée sur