CHIC.
CROISEMENT.
laquelle est montée une roue dentée qui engrène avecune vis sans fin, mue par une manivelle qui met toutle système eu mouvement ; la roue dentée n’étant puscalée sur l’axe carré de la vis n’en suit pas le mouve-ment ascendant ou descendant.
On donne aussi le nom de cric à vis à un appareil des-tiné à assujettir fortement, au moyen d'une chaîne quiles entoure, les ballots chargés sur une voiture. Deuxforts écrous sont adaptés au moyen de crochets, auxchaînons extrêmes, qu’il s’agit de réunir pour serrerconvenablement la chaîne sur les ballots. Ou fait entrerdans ces deux écrous les extrémités de deux vis, réu-nies par une pièce de fer carrée, qui forme ainsi le mi-lieu de l’appareil. L’une de ces vis a son pas à droite,l’autre l’a à gauche. En faisant tourner la pièce de fercarrée, au moyen d’un petit levier dont le bout s’insèredans des trous qui y sont pratiqués, on rapproche les«leux écrous l’un de. l’autre, et l’on serre d’autant lachaîne qui enveloppe les ballots.
CRIN (angl. haïr, ail. liaar). Les crins que l’ontrouve dans le commerce sont plats ou frisés; ces der-niers, qui sont très courts, sont tordus de manière àformer une corde que l’on fait bouillir dans de l’eau,pour leur donner une forme tortillée et une certaineélasticité; on s’en sert pour bourrer des matelas, etc.Les crins longs sont tissés et servent à la fabricationdes tamis, de la crinoline, à recouvrir des meubles, etc.Dans ce dernier cas on teint souvent le crin de la ma-nière suivante : on prend 20 k de crin de la queue d’uncheval, de 0 m ,60 à 0 IU ,70 de longueur, et on les laissemacérer pendant 12 heures dans de l’eau de chaux. Onprépare une teinture de -1 2 k de bois de campôehe, parune ébullition de 3 heures de temps ; on retire le feu, onajoute an bain 625 grammes de sulfate de fer, et aprèsavoir agité pour effectuer le mélange, on y plonge lecrin préalablement bien lavé à l’eau courante au sortirdu lait de chaux. Au bout de 2i heures, l’opération es,tterminée.
Le métier à tisser le crin diffère des métiers ordinairespar le temple et la navette. Au lieu de temple on sesert de deux pinces à vis en fer pour tenir l’étoffe éga-lement et légèrement tendue. Ces pinces dont l’une estreprésentée tig. 623, consistent en deux mâchoires C, C,
garnies de dents sur leur surface intérieure, que l’onserre au moyen d’une vis 1). La pince est montée en Hsur unè vis E, qui sc termine par une manivelle H etpasse dans un écrou F placé à l’extrémité d’un boulonà vis qui traverse le rrtontant latéral I du métier. Aumoyen de ces deux mouvements rectangulaires, il estfacile de donner aux pinces telle position que l’on dé-sire. La chaîne du tissu se fait en 61 noir, la trameseule est en crin. Pour introduire le crin entre les filsde la chaîne, on se sert d’une navette particulière, quise compose d’une longue règle en bois de buis ou toutautre bois dur, dont la longueur est de près de 1"’, lalargeur 20 à 30" ,IU et l’épaisseur i mm , et qui se termineà l’une de ses extrémités par un fuseau en acier et uncrochet. L’ouvrier passe d’abord la navette entre lesfils et en la retirant y laisse un crin qu’un enfant a ac-croché à l’extrémité de la navette. Les crins sont placésen botte près de l’enfant, dans un baquet plein d’eau,ce qui leur donne la flexibilité nécessaire. Chaque fois
que l’on a passé un crin, on frappe deux fois de suitele battant. La chaîne est enduite comme à l’ordinaireavec un parement d'amidon. Enfin on donne à l’étoffede crin le lustre nécessaire par le calandrage.
CRISTALLISATION. Quand un liquide est saturé desubstances solubles, si l’on diminue la quantité du li-quide soit par évaporation au moyen de la chaleur , soitpar évaporation spontanée, à l’air libre comme dans lesmarais salants, le corps dissous se dépose, en proportionde l’eau évaporée au-delà du point de saturation, l’eauseule disparaissant à l’état de vapeur (bien entendu quenous ne parlons ici que des corps solides dissous dansl’eau).
Pendant cette action d’évaporation et surtout quandon laisse refroidir le liquide dont le point de saturations’est élevé par l’effet de la chaleur, les corps dissous sedéposent lentement et cristallisent.
C’est sur ce procédé que reposent les épurations detous les produits chimiques de la nature des sels. Si ladissolution contient plusieurs substances inégalementsolubles, celles-ci se déposant à des époques différentesseront ainsi séparées. Toutefois, les cristaux obtenuspar une première cristallisation, sont toujours impré-gnés des eaux-mères tant à la surface qu’entre les la-melles cristallines , indépendamment de quelques cris-taux de substances plus solubles qui ont pu se déposer.En rcdissolvant ces cristaux dans une faible proportiond’eau pure, pour obtenir une nouvelle cristallisation,l'eau-mère très soluble et répartie dans une plus grandeniasse, ne pourra plus avoir d’effet sensible, et les sub-stances plus solubles resteront dans les nouvelles eaux-mères. Par plusieurs cristallisations successives, onpeut obtenir des produits parfaitement purs, bien queprovenant de matériaux dans lesquels ils étaient mé-langés avec un grand nombre d’autres substances.
CROISEMENT des races et des espèces (amé-lioration des animaux domestiques). On appelle croi-sement l’accouplement de deux individus appartenantà des espèces ou à des races différentes. Le premier deces croisements ne peut avoir lieu qu’entre des es-pèces ayant entre elles de très grandes ressemblances :ainsi on fait reproduire ensemble l’âne avec la jument,le canard de Barbarie avec la cane ordinaire, etc.Ce croisement donne naissance à des produits infé-conds appelés mulets.
Nous nous occuperons surtout du croisement des racesou du métissage , car ces mots sont considérés commesynonymes, bien que quelques auteurs aient cru devoirréserver le mot métissage pour désigner le croisementdes races ovines.
Des deux races que l’on croise, l’une est appeléerace croisante , c’est la race régénératrice, celle qu’on in-! troduit dans le pays; et l’autre, race croisée , race àrégénérer, c’est celle que l’on veut améliorer. Chacunede ces deux races est dite pur sang , rare pure, ani-maux de pure race , par opposition aux produits quirésultent de leur mélange et qui reçoivent les noms dedemi-sang, de trois quarts de sang , selon le nombre defois que les types sont entrés dans le croisement. Ledemi-sang provient de deux reproducteurs pur sang :le poulain issu d’une jument normande et d’un chevalde course est un demi-sang; le trois quarts de sang estle fruit d’un individu pur sang et d’un demi-sang : unepouliche anglo-normande demi-sang, saillie par unétalon pur sang, donnerait un trois quarts de sang. Ensuivant toujours le croisement dans le môme sens, ouobtiendrait des sept huitièmes , des quinze seizièmes desang , etc. Les mots croisés, métis sont souvent employés; pour désigner les produits d’un croisement, d’un mé-tissage. Quand on veut indiquer le degré de sang quecontiennent les produits, on dit premier croisé , ou pre-mier métis , deuxième croisé, ou deuxième métis , etc. : le