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A-F.
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CHOISLM ENT.

CUIRS VERNIS.

Ion itï£i circonstances dans lesquelles ils sont placées, |et la ressemblance qu’il y a entre les deux races eroi- jsecs. Si les métis mérinos dégénèrent, surtout lors-qu’ils sont peu avancés, dans quelques cantons del’Ouest et du Nord, où l’air est humide et où on les faitreproduire avec des races à laine longue et droite, ilsse conservent indéfiniment dans les cantons de la Bric,de la Beauee, où les agents hygiéniques sont plus fa-vorables à la finesse du lainage. Nous avons meme destroupeaux de métis qui se sont améliorés par eux-mêmes, et ils peuvent tous s’améliorer quand les ani-maux sont parvenus au troisième, au quatrième degréde sang mérinos, si l’on a soin île choisir, pour la re-production, des mâles qui présentent le cachet espagnol et d’exclure les individus, même les femelles, qui ontune certaine tendance à se rapprocher des anciennesraces indigènes. Si le mérinos a été croisé avec unerace à laine frisée, un peu fine, à toison fermée, un seulcroisement améliore, et même pour un temps fort long,la race du pays.

Les mêmes effets s’observent pour le cheval. Leshippologucs ont bien cherché à prouver, par des con-sidérations théoriques, qu’une race métisse abandonnéeà elle-même dégénère rapidement en France . Mais nousdemanderons : la race du cheval de course importéepure et abandonnée à elle-même dans les herbages lesplus favorables à son existence, se conserverait-elle ? Larace la plus pure de l’Arabie se conserverait-elle, etscconserverait-elle même dans les déserts où elle s’estformée, si on cessait de lui donner les soins minutieuxqui l’ont produite et que l’Arabe ne néglige jamais?Èt d’un autre coté, est-ce que des chevaux anglo-nor-mands parvenus au troisième ou au quatrième métis-sage, dégénéreraient si on les tenait dans des loges bienchaudes, bien aérées, bien propres, qu’on les nourrîtavec du foin de première qualité, de l’avoine pesant.'50 kil. l'hectolitre, qu’on les tînt sans cesse sous debonnes couvertures de laine, qu’on ne les Ht promenerque bien couverts et ayant les membres entourés de fla-nelle, et enfin quon eût soin de n'employer à la re-production que des individus offrant les caractères dutype nméliorateur?

Evidemment des métis ainsi soignés conserveraienttoutes leurs qualités et en acquerraient de nouvelles,tandis que des individus pur sang de la race arabe oude la race anglaise , abandonnés à eux-mêmes, dégé-néreraient.

Donc, si dans les circonstances ordinaires, les amé-liorations qui résultent du croisement ne se conserventpas, il ne faut pas attribuer la dégénération à lasoixante-quatrième ou ù la trente-deuxième, ni même àla seizième partie de sang indigène que les métis ontconservé dans leurs veines, mais à l’influence du climatet au manque de soins.

l)u reste, la discussion ne peut porter que sur lesaméliorations qui tiennent à des qualités soumises àl’influence du climat, il la constitution, au tempéramentdes animaux ; celles qui sont moins dépendantes del'action de l'air et du sol, comme la forme particulièrede certaines régions du corps, se conservent plus faci-lement.

Des exemples nombreux, dans toutes les especes,prouvent qu’il suffit même de croiser une ou deux foisune race pour lui communiquer certains caractèresconstants. Il a sufli d’importer, il y a quelques siècles,des étalons danois dans la Normandie , pour domferaux chevaux de la province un chanfrein busqué quenous avons de la peine à corriger. Dans toutes les pro-vinces où on élève des chevaux de selle, ne se trouve-t-il pas des familles de ces animaux portant les caractèresde quelque étalon oriental employé jadis dans le pays?De même, nous trouvons dans la Limugne d’Auvergne,dans l’Anjou, dans la Meuse , des bêtes à cornes con-

servant des indices du taureau suisse , importé il y aplus de cinquante ans.

Enfin, nous pourrions citer l’espèce porcine, quiprésente, dans presque tous nos départements, destraces des races étrangères introduites dans quelque»établissements publics et particuliers depuis une tren-taine d’années. 11 a suffi d’importer un verrat des racesdu Ilampshire, du Borckshire, de la race américaine etdes petites races à courtes jambes de la mer du Sud,pour donner plus d’ampleur à la poitrine, plus d’é-paisseur aux lombes et pour raccourcir les membres;seulement ces changements tendent à disparaître, etd’autant plus vite, que les porcs qui les présentent son:plus soumis au régime pastoral dans les montagnes,les bois, les châtaigneraies, où l’exercice développe lesorganes locomoteurs.

Et si dans les circonstances ordinaires, la dégéné-tiou est, en général, rapide, faut-il s’en étonner quandon voit que les éleveurs ne cherchent pas même à fairereproduire les métis entre eux, qu’ils les donnent à de»individus pur sang de la race indigène? Tout tendalors, le clirqat, le manque de soins, l’oubli des règlesde l’appareillemcnt, à les faire dégénérer.

Nous avons insisté sur cette question, parce qu’ellen’est pas seulement importante au point de vue de lascience, de l’histoire naturelle, mais qu’elle intéresse lapratique des croisements, l’économie rurale; car si lecroisement ne pouvait pas former race, il serait bon dole savoir. Si au contraire, comme nous le pensons, ilest démontré que par métissage on peut espérer decommuniquer à des races des qualités pouvant se per-pétuer sans avoir recours à des importations indéfinies,nous pouvons agir avec plus de confiance, et utiliserplus souvent ce précieux moyen d’accroître une desprincipales brauches de la riohesse nationale.

U. JI.vGNU

CTïOWNGLAS. Voyez veiïtîk.

CUIRS (angl . lcather, ail. leder). Voyez taxxage.

CUIRS VERNIS. L’industrie des cuirs vernis existeà peine en France depuis une quinzaine d’années;mais elle n’a pas tardé à se créer une belle place par labeauté de ses produits, leurs bonnes qualités, l'impor-tance de sa consommation et le succès toujours crois-sant de scs opérations. Dans ces derniers temps, surtout,le nombre des fabriques a considérablement augmenté.

Le cuir verni a donc un succès assuré, durable, etdont il est facBe de se rendre compte en considérant lesdiverses, nombreuses et fort importantes applications.

Pour la chaussure des femmes et même pour celle deshommes, qui ne comprend tout l'avantage d'une chaus-sure que le vernis rend imperméable, qui demeure tou-jours propre et brillante, et qui, loin d’étre usée plusvite, reçoit de son vernis des conditions et des garantiesde durée?

S’agit-il de la sellerie T de la carrosserie? les cuirs ver-nis s’y appliquent sous toutes les formes, et lien nesaurait les remplacer. Les cuirs souples, les cuirs roidestrouvent également leur emploi dans cette industrie,qui réclame du fabricant de cuirs vernis des objets as-sez divers pour rendre nécessaires, de sa part, des ef-forts continuels et une intelligence très active.

Enfin, si l’on considère ses applications dans la con-fection des coiffures militaires ou autres, on voit encorele cuir verni jouer, dans ces occasions, un rôle qu’au -cunc autre substance ne saurait s’approprier.

Le cuir verni possède des qualités qui justifient untel succès. 11 est brillant, toujours propre, car un simplelavage suffit pour le nettoyer. Il est imperméable al’eau ; quand il est bien préparé, on peut le froisser, leplier, sans que le vernis se détache ou s'écaille. Lecuir verni dure plus longtemps, et conserve bienmieux sa fraîcheur que le cuir ordinaire.

Mais tous ces résultats ne sont vrais qu'autant qu'ü