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CUIVllE.

CUIVRE.

minerais sont très riches, on pourrait les ramener àl’état (l’oxyde par le grillage, puis les fondre pourcuivre noir comme les minerais de la première classe,mais on obtiendrait toujours du cuivre noir, très impuret ferreux, qu’il serait très difficile de raffineh D’ail-leurs, il est presque toujours impossible de concentrerle minerai de cuivre par une préparation mécaniquequelconque, soit parce que la gangue du minerai secompose principalement de pyrites de fer ou autres mi-néraux analogues, d’une densité a peu près égale hcelle du cuivre pyriteux, comme à Raminclsbcrg, dansle Hartz, soit parce que le cuivre pyriteux ou panachése trouve disséminé dans le minerai en particules trèsfines et souvent indiscernables, comme dans le schistecuivreux du Mansfeld, soit enfin parce que le minerairenferme, comme c’est un cas assez fréquent dans l’Ou-ral, une certaine quantité de minerais de la premièreclasse qui seraient entraînés par le lavage avec les gan-gues.

Il en résulte donc que les minerais de cuivre livrésaux usines ont ordinairement une teneur assez faible,ainsi :

Les minerais pyriteux duCornouailles ont une teneur moyenne de. . . 7 1/2 à 8 p. 100

Du RammclsbergauHartz 5 1/2 — p. 100De l'Oural.4 1/2*— p. 100.

Du Mansfeld (minerais ar-gentifères).1 1/2 à 2 p. 100

En grillant complètement des minerais aussi pauvreset les fondant immédiatement pour cuivre noir, la perteen cuivre serait énorme, puisqu’elle dépend de la pro-portion relative des scories, et on obtiendrait du cuivrenoir très ferreux. On griile donc incomplètement leminerai de cuivre, plus ou moins, selon qu’il renfermeplus ou moins de pyrites de fer, on le fond ensuite enajoutant, s’il est nécessaire, un fondant convenablepour liquéfier la gangue; cette première fonte est sou-vent appelée fonte crue, quoique In plupart du temps ony passe des minerais grillés; ou concentre ainsi lecuivre dans un produit particulier appelé malle de cuivre(sulfure double de cuivre et de ferlequel se sépareaisément des scories que l’on rejette et qui ne retien-nent qu’une quantité de cuivre tout à fait insignifiante,surtout quand la première matte renferme au plus 30 à35 p. 100 de cuivre.

On pourrait griller complètement la matte de cuivre,puis la traiter par la méthode de Chcssy ; mais, il ten-drait à se former des loups ou dépôts ferreux qui ob-strueraient le fourneau. On grille alors seulement assezla matte, pour que par une deuxième fusion on obtiennedu cuivre noir, et une deuxième matte dans laquellepassent presque en totalité le soufre, l’arsenic, l’anti-moine et le fer, de telle sorte que le cuivre noir estbeaucoup plus pur. On grille suffisamment cettedeuxième matte, pour en séparer l’arsenic, l’antimoineet la plus grande partie du soufre, et on la repasse dansle lit de fusion pour cuivre noir. Les scories de la fontepour cuivre noir sont repassées dans le lit de fusion dela fonte pour matte dont les scories sont seules rejetées.

Lorsque le combustible est abondant et à bas prix,on cherche autant que possible à diminuer la perte encuivre en formant une première matte très pauvre;puis, au lieu de griller immédiatement la matte assezpour obtenir du cuivre noir, on fait quelquefois jusqu’àquatre fontes de concentration successives, en ne gril-lant qu’imparfaitement les mattes à chaque fois, avantd’obtenir du cuivre noir. On a ainsi l’avantage de chas-ser plus complètement, par de nombreux grillages, l’ar-senic et l’antimoine que renferment presque toujoursen petite quantité les minerais de cuivre sulfurés, enmême temps que d’obtenir un cuivre noir moins ferreux.

s'affinant beaucoup plus facilement et avec moins dedéchet, en donnant un cuivre rosette de qualité supé-rieure.

Le grillage des minerais se fait en tas ou dans desfours à réverbère ; celui des mattes se fait dans descases formées par trois murs verticaux et a sole légère-ment inclinée, ou dans «les fours à réverbère. La fontedes minerais grillés et celle des mattes grillées s’exé-cutent soitdansdes fourneaux à courant d’air forcé, soitdans des fourneaux à réverbères; de là, deux séries deméthodes tout à fait distinctes.

Entrons maintenant dans quelques détails sur les di-verses méthodes suivies dans les principaux groupesd’usines à cuivre de l’Europe .

bas-hahtz. Le minerai qui alimente les usines àcuivre du Bas-IIartz est du cuivre pyriteux associé à dela pyrite de fer, de la blende, et une petite quantité,de sulfures d’arsenic et d’antimoine: il renferme enmoyenne 5 1/2 p. 100 de cuivre métallique.

Le minerai est grillé en tas à base rectangulaire, dontla Hg. b24 représente une coupe verticale, on place

d’abord sur une aire bien battue trois lits de bois enrondins superposés, en y ménageant, pour l’arrivée del’air, des canaux qui viennent aboutir à une cheminéecentrale C eu bois placé debout, dont on remplit lebas c, avec du menu charbon ; au-dessus on charge leminerai en morceaux d d. On allume alors le tas enjetant dans la cheminée C quelques charbons embrasés,et au bout de 24 heures on recouvre le tas de 0“,20 à0"',30 de minerai en petits morceaux, et on laisse en-core le feu se propager pendant deux-à trois jours; onrecouvre la partie supérieure du tas avec 0 1 ' 1 ,06 à 0 n \10de schich ou minerai fin obtenu par le lavage; on formeavec de la mousse et de la terre une couverte f f f sur lesfaces latérales du tas; puis on pratique par pression àla partie supérieure du tas, une série de trous hémi-sphériques de 0 ,M , 20 à 0 ,u .30 de diamètre, disposés enquinconce. Le grillage s’opère d’abord à la partie infé-rieure du tas pur suite de la combustion du bois, puis sepropage successivement dans toute la masse par suitede la chaleur développée par la combustion d’une partiedu soufre renfermé dans le minerai ; l’autre partie dis-tille et vient affluer dans les cavités hémisphériquespratiquées à la partie supérieure du tas, où il se liquéfieet où on le puise avec des cuillères. La quantité desoufre ainsi recueillie est plus que suffisante pour cou-vrir les frais de grillage. Chaque tas renferme à peuprès 1100 à 1200*1de minerai et 2 stères 1 /2 de bois -,le grillage de chaque tas dure quatre mois , et produit1oOO k environ de soufre. On défait ensuite le tas, onbrise les morceaux qui se sont agglomérés et on re-grille de nouveau, en tas, le minerai à deux autres re-prises; en résumé on obtient environ 1000^'“ de mineraigrillé.

Le minerai grillé à trois feux est fondu avec duschiste argileux, qui sert de fondant, et des scories dela fonte des mattes, dans des fourneaux à manche defaibles dimensions (fig. 623, 026 et 627); on emploiecomme combustible un mélange de charbon de bois etde coke. La fonte est conduite très rapidement, aussiles campagnes durent rarement plus de cinq jours, et onobtient de 6 à 700 kil. de matte par jour. On se trouvedans la nécessité d’agir ainsi, parce que les scories con-

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