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tenant beaucoup d’oxyde de zinc sont peu fusibles;aussi retiennent-elles plus de cuivre que les scories defontes crues ordinaires.

Lu première matte est grillée en petits tas de 30 <l,u .environ, à trois feux ; chaque grillage dure trois à qua-tre jours. La fusion de la première matte grillée se faitdans les fourneaux de fonte crue avec le même fondant.Le travail est plus facile, les dépôts ferreux moinsabondants et la campagne un peu plus longue. On ob-tient du cuivre noir et une deuxième matte qui est gril-lée à six feux et refondue ; on obtient du cuivre noir etune troisième matte qui est grillée à 5 ou 6 feux et re-fondue de nouveau ; on obtient encore du cuivre noir etune quatrième matte, qui est grillée et repassée dans lafonte de la troisième matte.

saikbel (Rhône ). Le traitement suivi à Sainhel n’estqu’une modification de celui du Hartz. On grille uneseule fois en tas le minerai de cuivre pyriteux, puis onle fond avec du minerai de cuivre carbonate pauvre dansun fourneau à manche. On obtient ainsi une premièrematte qui est grillée dans des cases à 10 feux , puis fon-due pour cuivre noir avec du minerai earbonaté richeet des crasses d’affiage; on obtient en outre une deuxiè-

me matte qui est grillée à 5 feux seulement, etpassée avec la première matte grillée dans la fontepour cuivre.

faiilux (Suède ). Les minerais sont des pyritesde fer mélangées de cuivre pyriteux. On les trieeu minerais riches et en minerais pauvres ne te-nant guère que 2 p. '100 de cuivre; ces dernierssont grillés tantôt en tas, tantôt dans des four-neaux particuliers (voyez métallurgie) , quipermettent de recueillir la plus grande partie dusoufre qui distille. Les minerais pauvres grillés^ont fondus avec des minerais crus et des scoriesde la fonte pour cuivre noir, dans des fourneauxà manche. On obtient des mattes très pauvres, ne^renfermant guère que 10 à 15 p. 100 de cuivre,qui sont grillées à 5 ou 6 feux en tas ou dans descases, et refondues pour cuivre noir dans les mô-mes fourneaux avec des minerais riches, crus ougrillés. On obtient en outre des mattes très richesqui sont grillées et repassées dans la fonte peur•cuivre noir.

oural. Les minerais sont un mélange de mine-rais de la première et de la deuxième classe ; onles soumet d’abord a une fonte crue, sans lesgriller, dans des demi-hauts fourneaux de 4 ,u ,50de hauteur, et dont les campagnes durent de dix aonze mois. On obtient par vingt-quatre heures 675kil. de mattes tenant 30 p. 400 de cuivre. Lesmattes sont grillées dans des cases à 3 ou 5 feux,et leur fonte se fuit dans le même fourneau, à la findelà campagne, lorsqu’il commence à s’obstruer parles dépôts ferreux qui sont redissous dans cette opé-ration. On obtient par vingt-quatre heures 1,000 kil.de cuivre noir et 2,250 kil. de deuxième matte trèsriche, qui est grillée et repassée dans la fonte pour cui-vre noir.

maksfkld- iiesse. Le minerai traitédans les usines àcuivre du Mansfeld et delà Hesse électorale est un schistemarno-bitumineux dit kupferschiefer , qui se trouve à lapartie inférieure de la formation du zechstein et immé-diatement au-dessus du grès rouge; il renferme du cuivresulfuré, du cuivre pyriteux, du cuivre panaché, et unepetite quantité de pyrites de fer et de minerais de lapremière classe, en particules extrêmement ténues etsouvent indiscernables à l’œil nu. Outre le schistecuivreux proprement dit, qui a une teneur moyenne encuivre de 1 4/2 p-.4 00, on exploite aussi en quelquesendroits, sur une épaissseur de quelques centimètres, legrès gris ou blanc qui se trouve à la partie supérieurede la formation du grès rouge, au contact du kupfer-schiefer, et qui est quelquefois beaucoup plus riche quele schiste cuivreux proprement dit. Dans la Hesse, ceminerai quartzeux, dit sanderze, a une teneur en cuivrede 4 à 6, et môme quelquefois de 10 p. 100. En mé-langeant les diverses variétés de minerais, on parvienten général à produire un lit de fusion convenable ; ce-pendant il est nécessaire dans le Mansfeld d’y ajouterune faible quantité de chaux fluatée.

Avant de procéder à la fusion des schistes, on lesgrille, ainsi que les minerais quartzeux, en tas plus oumoins considérables, qui en renferment quelquefoisjusqu’à 2000'!“', afin d’expulser l’eau, l’acide carboni-que, le bitume et une partie du soufre qu’ils renferment.On met à la partie inférieure des tas un lit de fagotspour les allumer; le bitume contenu dans les schistessuffit ensuite pour entretenir la combustion pendanttoute la durée du grillage, qui est de deux h qua-tre mois, suivant la saison. Le minerai grillé estfondu avec des scories de la fonte pour cuivre noir, etdans le Mansfeld avec une certaine quantité de chauxfluatée, dans des fourneaux de grandes dimensionsdits fourneaux à lunettes , et dont les fig. 628 à 631donneront une idée. A Riegelsdorf (Hesse), ees four-