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un peu de matte riche au-dessus du mmre noir, lucon-sonnnntion en fer est un peu plus considérable, et lesscories à rejeter un peu plus riches en cuivre.

On mélange le minerai grillé avec de la chaux ou dusable ou des scories d’une opération précédente, enquantité convenable pour déterminer la fusion du mé-lange et du charbon de bois ou de la houille maigremenue, en proportion plus que suffisante pour réduireles oxydes que renferme le minerai grillé. En ne comp-tant comme bases dans la charge que le protoxyde defer et la chaux, il convient de chercher à produire unbi-silicnte de fer et de chaux contenant de 12 à 15p. 100 de chaux. Lorsqu’il y a moins de chaux et plusd’oxyde de fer, on obtient en général un cuivre plusferreux.

Le mélange ci-dessus ayant été chargé dans un four-neau a réverbère, on recouvre la charge avec quelquespelletées de houille menue, afin de préserver la matièrede l’oxydation par les flammes du fourneau. On brassede temps en temps afin d’accélérer la fusion. Dès quela matière commence à s’agglomérer, les parties quis’attachent aux ringards contiennent une certainequantité de grenailles de cuivre; quand la fusion estcomplète, ce qui exige environ quatre heures, les outilsplongés dans le bain indiquent la réunion du cuivre aupoint le plus bas de la sole près du trou de coulée.Lorsque la scorie est bien homogène, elle ne contientplus que 21 à 3 p. 100 de cuivre. On place alors-, dansle four un certain nombre de barres de fer d’un poidsa peu près égal à celui de la charge, en engageantleurs extrémités dans des cannelures ménagées dans laparoi du four opposée à la porte de travail, et en ayantsoin de les plonger entièrement dans le bain de scories,sans toutefois qu’elles puissent atteindre le cuivre mé-tallique qui occupe le fond du bain. On jette ensuiteune certaine quantité de houille menue à la surface dela scorie, afm d’empecher la perovdation du protoxydedo fer qu'elle renferme, ce qui aurait l’inconvénient derendre la scorie moins fluide et d’augmenter la con-sommation en fer métallique, ce dernier se dissolvantdans le silicate de peroxyde de fer pour le ramener àl’état de silicate de protoxyde. On brasse ensuite dedemi-heure en demi-heure avec des râbles à deux dentstrès commodes pour nettoyer, dans la scorie, la surfacedes barres. On produit aussi de temps à antre un bras-sage très énergique de la scorie, en y plongeant uneperche de bois vert.

L’aspect de la scorie ne peut guère indiquer l’avan-cement de la réduction ; toutefois les essais pris avecvin ringard froid, plongé un instant dans le bain, pré-sentent toujours au contact du fer une teinte métalliquerougeâtre très prononcée quand la scorie est un peu ri-che, tandis que cette teinte est insensible quand lesscories ne renferment plus que 4 à 5 millièmes de cuivre.

L’expérience a prouvé que trois ou quatre heuresd’action des barres de fer, suffisent pour appauvrir lascorie jusqu’à ce qu’elle ne renferme plus que 4 à 6millièmes de cuivre. On retire alors les barres de fer eton procède à la coulée. La durée de l’élaboration d’unecharge est donc d’environ huit heures.

Le cuivre noir obtenu est très pur et renferme, engénéral, au plu» 1 p. 100 de matières étrangères (feret soufre).

La consommation en fer des barres varie de 1/12 e à1/7* du poids du cuivre obtenu, et est du reste presqueindépendante de la richesse des minerais.

Il est essentiel*de n’élever la température que justeau point strictement nécessaire pour la fusion, si l’onveut obtenir du cuivre noir très pur. Dans le cas con-traire, et lorsque l’on chauffe au blanc vif, la consom-mation en fer est, il est vrai, notablement plus faible,mais on obtient un cuivre noir très impur et qui con-tient jusqu'à 8 et 10 p. 100 de fer.

Nous terminerons, en ce qui concerne ce proeéae,qui du reste n’est encore appliqué, à notre connaissanced’une manière courante, dans aucune usine, qu’il peuts’appliquer facilement au traitement des matières plom-beuscs et notamment des sulfates, pour en retirer àl'état métallique le plomb qu’elles renferment.

Traitement métallurgique des mineraisde la troisième classe •

Ces minerais se trouvent ordinairement mélangé*en faible proportion avec les minerais de la deuxièmeclasse et sont traités simultanément. Souvent ils sontargentifères et traités comme minerais d’argent (voyezargent; minerais de cuivre et argent, plomb, cuivre etargent). La chloruration est un des meilleurs moyensconnus pour éliminer les dernières traces d’arsenic,d’antimoine et de phosphore ; aussi on a constaté quel’amalgation des mattes ou des cuivres noirs amélioretrès sensiblement la qualité des cuivres obtenus en der-nier ressort.

Raffinage du cuivre noir.

Le raffinage du cuivre noir se fait, soit en grandesmasses au four à réverbère, soit au petit foyer lorsqu’onopère sur de faibles quantités. Nous avons déjà décritplus haut la méthode d’affinage suivie dans le pays deGalles , de sorte qu’il ne nous reste pour compléter cequi concerne l’affinage du cuivre noir au four à ré\er-bère qu’à décrire les méthodes suivies à Chessy et euAllemagne .

méthode de ciiessy. Le raffinage du cuivre noirs’exécutait à Chessv, dans un fourneau à réverbère, dontÎe3 fig. 643 et 644 donnent le plan et la coupe; les fon-dations étaient construites en gneiss; la voûte, l'autelet la cheminée en briques réfractaires. La sole n, vubrasque pesante (2 p. d’argile, 1 p. de sable, et 2 p. depoussier de charbon ) repose sur une contre-brusque \>en argile damée sur un lit de briques c posées de champsur une couche de scories d ; deux séries de canaux eet f, servent à l’assèchement des scories. La sole estelliptique et a 2“,60 de longueur sur 2"',15 de large.Elle présente en son milieu une cavité de 0 m ,27 de pro-fondeur qui communique par les deux embrasures g, g ,avec les deux bassins de réception h, h ; ces bassins eubrasque bien damée communiquent entre eux par un ca-nal h; ils ont 1"',15 de diamètre et 0 m ,45 de profondeur,et reçoivent 1300 à 1400 k de cuivre par opération ; lesembrasures q , q, sont maintenues fermées jusqu’au mo-ment de la coulée par des briques réfractaires i, i. J .agrille L a 1"',00 sur 0"',40; m, est l’autel; n, l’embra-sure des tuyères; o, la cheminée de 12'" de haut etayant une section de 15 décimètres carrés ; p, la portede travail qui sert à retirer les scories; au-dessus «lecette porte, il y a une hotte pour attirer la flamme oula fumée qui sort lorsque la porte est ouverte et empê-cher qu’elle n’incommode raflineur.

On charge à la fois 3000 k de cuivre noir avec un peude cuivre en grenailles, de cuivre de cément et de cuivreoxydulé très riche; aussitôt que le cuivre est fondu,on donne le vent ; la surface du bain ne tarde pas àse couvrir de scories que l’on retire avec un râble,opération qui constitue le décrassage. Il se forme à lasurface du bain de nouvelles crasses de plus en plu*minces, dont la couleur tire de plus en plus sur lerouge, et que l’on écume fréquemment. Quand il ne seforme plus de crasses, ce qui a ordinairement lieu aubout de quatre à cinq heures, on augmente le l'eu:le bain se met alors à bouillonner vivement : ondit alors qu’il travaille. Ce bouillonnement cesse anbout de trois quarts d'heure à une heure, sans que l'ondiminue le feu. On commence alors à prendre des es-sais. L’affinage n’est ordinairement complet que trois