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peti à peu une teinte rouge decuivre, et coulent d’elles-mêmespar l'embrasure e.'On prend fré-quemment des essais eu plon-geant par la tuyère, dans le bainde cuivre, une barre de fer biendécapée; puis, la retirant aussi-tôt, la plongeant dans l’eau froideet faisant tomber d’un coup demarteau le dé qui s’y est attaché.Ce dé devient de plus en plusmince , et l’alfinage est terminélorsqu’il est très mince, qu'iloffre la forme d’un réseau d’unrouge-brun à l’extérieur, et d’unrouge de cuivre à l’intérieur, etqu’il se laisse courber au mar-teau sans so rompre. On arrête alors le vent, on en-lève avec un rfibic le charbon et les scories qui recou-vraient le cuivre, ou laisse un peu refroidir le bain,puis on solidifie la surface en y jetant de l’eau, et onenlève le enivre eu plaques minces ou rondelles, quel’on jette dans l’eau froide pour prévenir l’oxydationdu cuivre ; le métal se recouvre alors d’un enduit ex-trêmement mince de protoxyde de cuivre, et prend unecouleur d’un beau rouge-cochenille. Le raffinage de11O k de résidus cuivreux dure trois quarts d’heure àune heure, et produit 75 à 80 k de cuivre rosette entrente-six rondelles environ.
A Kiechelsdorf (Hesse), le raffinage du cuivre noirprovenant de la fonte du schiste cuivreux s’opère aupetit foyer avec un mélange de charbon et de coke ; lesfrais sont comme suit, en se reportant au dernier tableauque nous avons donné paire 1050 :
I 28 k de cuivre noir à 150 fr. 03 c. les I00 k86 k ,1 de charbon de bois à 150 f. 63 c. les 100 k7\4 de coke à 150 fr. 03 c. les I00 k . .
Main-d’œuvre.
Matériaux et dépenses diverses.
Frais généraux (pour tout le traitement).
Prix de revient des 100 k de cuivre rosette
192 f ,8l4 f ,230 f ,o71 f ,831 r ,683F, 45
232',57
Le cuivre rosette renferme toujours plus ou moinsd’oxydule; pour le vendre malléable on le refond sousle charbon dans des fours à réverbère ou au petit foyer,et on le coule dans des moules en fonte enduits intérieu-rement d’argile. Ou y ajoute quelquefois un peu deplomb pour l’empêcher de monter dans les moules, ce .qui arrive souvent quand il est parfaitement pur ; maisce procédé n’est pas à recommander parce qu’il diminuela ténacité et la malléabilité du cuivre.
RAFFINAGE DU CUIVRE DE CEMENT. Le Cuivre de Ce- Iment riche est ordinairement passé en petite quantité j
dans le raffinage du cuivre noir; le cuivre de cémentpauvre et ferrugineux est ajouté au lit de fusion de infonte pour cuivre noir.
Au Stodtbcrg (AVcstphalie}, on fond le cuivre de cé-ment obtenu par le traitement par voie humide des mi-nerais de la première classe, dans un petit fourneau àréverbère dont la grille, sur laquelle on charge un mé-lange de houille et de coke, est alimentée par un courantd’air forcé et chaud. Le fourneau étant bien échauffé,on charge sur la sole I00 k de cuivre de cément; cinqheures après on fait la percée et on enlève le cuivrenoir par plaquettes, en refroidissant sa surface avec del’eau. On obtient des scories riches en cuivre, qui sontrefondues pour cuivre noir dans un fourneau à mancheLe rendement du cuivre de cément en cuivre noir variede95à50p. f 00, suivant qu’il est en petites plaques ouen boue. Le cuivre noir obtenu est raffiné au petit foyer.
raffinage DES alliages de cui vue. Le procédé in-diqué par Fourcroy, et employé sur une grande échelleen France lors de la révolution, pour retirer le cuivre dumétal des cloches, était fondé sur la propriété que pos-sède l’étain d’être plus fusible et plus facilement oxy-dable que le cuivre. Ce procédé consistait : l° à grillercomplètement dans un fourneau à réverbère une certainequantité de bronze de cloches, et à pulvériser l’oxydoobtenu ;• 2" à fondre dans le même fourneau une nou-velle quantité de bronze, à y ajouter la moitié de soupoids de l’oxyde obtenu dans l’opération précédente,puis à augmenter le feu en brassant fréquemment le mé-lange. Au bout de quelques heures il y avait sur la soleun bain de cuivre presque pur, recouvert de crasses pâ-teuses chargées d’oxyde d’étain et de cuivre; on enlevaitalors les crasses avec un rftble et on coulait le cuivre.On retirait ainsi du bronze 50 p. 100 de cuivre ne ren-fermant que l p. 100 de substances étrangères. Lescrasses étaient pulvérisées et lavées pour en retirer lesgrenailles de cuivre qu’elles empâtaient; on les mé-langeait ensuite avec 1/8 de leur poids de charbon debois pulvérisé, et on rendait le mélange aussi intimeque possible en broyant le tout sous des meules, puisen le fondant à une température élevée dans un four àréverbère. On obtenait un alliage de 00 p. 100 de cuivreet de 40 d’étain, recouvert de crasses plus riches enétain que les précédentes. Cet alliage était refondu aufourneau à réverbère, et soumis à une sorte de coupellation jusqu’à ce qu’il eût atteint une teneur en cuivre-égale à celle du bronze avec lequel il était alors repassé.Les dernières crasses étaient refondues dans un four-neau à manche.
M. Bréant apporta à ce procédé d’importantes modi-fications, qui lui permirent de traiter avec bénéfice plusd’un million de kilogrammes de crasses de la refontedes cloches, en les payant 0 f ,40 les 100 kil., tandisqu’on avait vendu auparavant plusieurs milliers decrasses plus riches au prix de 0 f ,05 les 100 kil. Ces mo-difications consistaient à fondre les crasses stannifèresdans un four à réverbère, avec une plus grande quan-tité de charbon et des flux terreux, tels que des écaillesd’huîtres pulvérisées, des verres cassés, etc... Il obte-nait ainsi un alliage beaucoup plus riche en étain, dont ilséparait la plus grande partie de ce dernier métal, pres-que à l’état de pureté, par liquation sur la sole d’un four-neau à réverbère. Les careas restant sur la sole étaientensuite affinés comme ci-dessus.
On peut immédiatement retirer du laiton ou dubronze, du cuivre très pur, en le fondant avec 1/10*“ deson poids de battitures de cuivre et autant de débris deverre à bouteilles, ou de tout autre flux analogue.Tous les autres métaux étrangers passent dans les sco-ries.
Lmn'.nugc du ruivre.
Les lingots de cuivre à laminer sont placés lea uns à