CYCLOÏDE.
côté «les autres sur la sole d’un fourneau de chaufferieordinaire, et l’on en forme des piles en les disposant encroix, pour que l’air chaud les entoure de tous côtés.< >n ferme la porte, et l’on regarde de temps en temps siii: cuivre est arrivé à la température nécessaire au la-minage, qui est celle du rouge sombre. On passo alorsles lingots entre les cylindres d’un laminoir analogue àceux qui servent à la fabrication de la tôle; les cylin-dres sont pleins et ont ordinairement 1 mètre de tablesur 0 n ',40 de diamètre. Quoique le cuivre soit très mal-léable, i! est nécessaire de réchauffer plusieurs fois lelingot pour le réduire en feuilles, sans le déchirer surles bords.
Le cuivre, par les chaudes et laminages successifsqu'il subit, se couvre d’une couche d’oxyde qui cachela couleur naturelle de sa surface et en change les pro-priétés. Pour enlever cet oxyde, on laisse tremper lesfeuilles pendant quelques jours dans une fosse remplied’urine, puis on les expose sur la sole du fourneau dechaufferie; il se forme de l’ammoniaque, qui réagit surl’oxyde, et le cuivre se découvre. On frotte les feuillesavec un morceau de bois, puis on les trempe encorechaudes dans l'eau pour faire tomber l’oxyde ; enfin,on les passe à froid entre des cylindres pour les redres-ser, on les cbarbe et on les débite en feuilles de la gran-deur que réclame le commerce.
Les battitures qui tombent au pied des laminoirs,ainsi que les rognures provenant de l’ébarbage desfeuilles, sont rafiinées comme nous l’avons dit.
Statistique •
La production moyenne annuelle du cuivre, pendantces dix dernières années, a été d’environ 524,000 quin-taux métriques, sc répartissant comme suit :
Grande-Bretagne . 28C> : 000‘i* n '.
Association allemande (Zollver-
cin). 15,000
Asie (pour mémoire). <» »
Total.524,000>-”‘-
q i, à raison d’un prix moyen de 237 ft\ par quintalm trique, représentent une valeur de 124,188,000 fr.
La France importe moyennement 85,000 quintauxm -triques de cuivre métallique, ce qui porte sa con-s aiunation totale à 92,000 quintaux métriques, repré*s ntant une valeur de 21,804,000 fr.
T. DEBETTE,
CYANATES. Sels formés par l’acide cyanique.N’ont aucun emploi dans les arts.
CYANIQUE (acide). Cet acide découvert parWœhler, n’a été obtenu qu'à l’état hydraté, et estextrêmement peu stable.
CYANOGENE ( angl . cyanogen , ail. cyan ). Com-posé remarquable d’azote et de carbone, découvert parM. Gay-Lussac , et qui joue le rôle d’un corps simple,dans le plus grand nombre de ses réactions. Partoutoù il n’est pas altéré dans sa composition élémentaire,il se comporte comme le chlore, le brôme et l’iode.G"est un corps gazeux, incolore, non permanent, quel’on peut liquéfier par un froid ou une compression►utilisante ; son odeur est extrêmement vive et piquante,il est inflammable et brûle avec une flamme bleuâtre
mêlée de pourpre; .-a densité est de 1,81. L’eau à 20*en dissout quatre fois et demi son volume, et l’alcoolcinq fois davantage.
Le cyanogène supporte une très haute températuresans sc décomposer. Chauffé au rouge avec de l’oxy-gène, il se décompose avec détonnation, et il se formede l'acide carbonique et de l'azote. U se combine àl’état naissant avec l'oxygène pour former de l'arideHYDKO-CYANIQUE, ou acide prussique. 11 produit ungrand nombre de cyanures métalliques, qui se combi-nent aisément entre eux ou avec les chlorures et lessulfures, pour former des cyanures doubles, des chloro-cyanures et des sulfo-cyainiros.
Le cyanogène se compose de 2 vol. de vapeur «lecarbone et de 1 vol. d'azote, condensés en un seul, eubien, en poids de :
Carbone . . . . 46 ( ,,* . « ,. «
Azote.o4 ) J
TW
On l’obtient en décomposant par la chaleur le cya-nure de mercure.
CYANURES. Le seul des cyanures dont nous parle-rons ici, est le cyanure de mercure qui sert à la prépa-ration du cyanogène. On le prépare soit en dissolvantde l’oxyde de mercure dans de l’acide hydro-cyaniquc,soit en faisant digérer du bleu de Prusse avec de l’eau etde l’oxyde rouge de mercure en excès : le fer le préci-pite et il reste dans la liqueur du cyanure de mercurequi est soluble et que l’on fait cristalliser par évapo-ration après avoir filtré.
CYCLOÏDE La cycloïde est la courbe que décrit unpoint de la circonférence d’une roue sc mouvant enligne droite sur un plan horizontal. Cette courbe jouit«le propriétés curieuses que nous nous contenteronsd’énoncer.
1° Si d’un point quelconque de cette courbe on laissetomber un corps pesant le long de sa concavité, celui-ciarrivera toujours au point le plus bas dans le même in-tervalle de temps ;
2° C’est la courbe de la plus vite descente pour lescorps qui y sont abandonnés à l’action de la pesanteur:
3° Si l’on suspend un pendule au point «le naissancede deux arcs cycloïdaux ( sur lesquels s’appuiera le fildu pendule), la lentille décrira aussi une cycloïde, et,comme l'a démontré Iluyghens, les oscillations dupendule seront parfaitement isochrones, c’est-a-diros'accompliront dans des temps égaux ;
4° L'aire de la cycloïde est triple de celle du cerclegénérateur, et sa longueur rectifiée est égale à quatrefois le diamètre de ce même cercle.
Par ses curieuses propriétés la cycloïde peut rencon-trer dans les arts de fréquentes et curieuses applica-tions. Nous avons déjà cité celle qui en a été faite poul-ie pendule; peut-être pourrait-elle fourniruu moyen d’ac-croître les limites dans lesquelles de fortes machines derenfort peuvent, sur les chemins de fer, dispenser de l’em-ploi des machines fixes. Concevons en effet que les rouesmotrices de la locomotive portent sur un de leurs rayonsdes galets mobiles sur leurs axes et qui viennent, dansles pentes, se mouvoir dans des guides on fonte placésverticalement en dehors des rails et ayant la forme delàcycloïde que décrivent les galets; la force «l’adhercncesera considérablement augmentée, puisque les rouesne pourront plus tourner sur elles-mêmes, tandis quel’augmentation de résistance due au frottement desgalets contre les guides, sera très faible, puisquec’est un frottement de roulement. Néanmoins, les fraisconsidérables de l’établissement d’un pareil système,portent à croire qu’il ne pourrait être économiquementadopté dans l’industrie. Nous n’avons pour but en enparlant ici que d’indiquer une application curieuse «Lla cycloïde, CIi - Ij .