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nettoyer les étoiles blanches de lin, de elumvre et docoton, car ces alcalis attaquent les couleurs, voire mêmela ténacité et la souplesse de la laine et de la soie elle-même. Par la même raison, le mivuii blanc n est em-ployé convenablement que pour nettoyer les étoffes delaine blanches.
Le carbonate de sou *c sert pour dégraisser les cha-peaux de soie altérés par la sueur.
Le savon marbré est hou pour le dégraissage desgrosses étoffes de laine et de coton, telles que les cou-vertures qui ne sont pas soumises au frottement et àl’usure; pour ces sortes d'étoffes qui n’exigent pas unegrande souplesse ni une grande douceur au toucher ,on peut encore augmenter l’action du savon par unepetite addition de potasse.
Le suroît vert, dit savon gras à la potasse, peut s’em-ployer avec succès en dissolution avec de la gommearabique ou d’autres matières mucilaginousos pour ledégraissage des étoffes de couleur et principalementdes étoiles de soie unies; on doit même préférer cettecomposition au savon blanc ou marbré, parce qu’elleenlève plus facilement les taches, et qu’elle attaquebeaucoup moins les couleurs
Essence de savon (voyez, pour sa composition, es-sence). On s’en sert comme du savon ordinaire.
Poudre de savo)i, principalement employée pour net-toyer les gants d'agneau et de chevreau; on la trouvetouie préparée chez les parfumeurs praticiens.
Pain de savon , pour opérer le lavage à fond desétoffes blanches et en bon teint. On le prépare en cou-pant du savon par tranches minces que l’on fait dis-soudre dans l’eau a la température do l’ébullition, en-suite on le conserve dans un vase de terre ou dans unbaquet en bois.
La bile amère ou fiel de bœuf , que l’on vend cheztous les marchands bouchers et tripiers, dans une espècede poche membraneuse, est un cumposé de pioromel,de résine, de soude et d’autres matières, qui a la pro-priété de dissoudre la plupart des corps gras peu ré-sistants sans altérer ni les étoffes, ni les couleurs ; aussiles dégraisseurs s’en servent-ils préférablement au sa-von pour le dégraissage des étoffes de laine. On ne doitpas l’employer pour le nettoyage des étoffes de nuancesclaires et délicates qu'il ternit, en leur donnant uneteinte d’un jaune-verdàtre et parfois d’un vert foucé. Onle mélange aussi avec d’autres matières, de l’essencede térébenthine, de l’alcool, du miel, des jaunes d’œufs,de l’argile, etc. ; et dans cct état on en fait usage pourdégraisser les étoiles de soie unie.
Mais le fiel doit être très frais pour produire un effetsatisfaisant, et le moyen le plus simple pour le conser-ver est sans contredit celui qui a été indiqué par Dios-coride (liv. Il, chap. 70), qui vivait vers le commen-cement de l’ère chrétienne, sons Néron .
On lie fortement avec une ficelle le col de l’enveloppemembraneuse qui renferme le fiel; puis on met cette en-veloppe dans l’eau bouillante pendant quelque temps.Cela fait, on la retire dehors et on la sèche à l’ombre.Au résumé, c’est par des procédés basés sur le mêmeprincipe que l’on prépare et conserve très bien aujour-d’hui les substances alimentaires.
Le jaune d’œuf possède à peu près les memes pro-priétés que le fiel de bœuf, mais il est d’un emploi pluscoûteux. Il faut aussi remployer le plus frais possible,car il perd son efficacité en vieillissant.
Quelquefois pour donner une action plus énergiqueau jaune d’œuf, on le mélange avec de l’essence de téré-benthine, par volume égal, et ou l’emploie eu le chauf-fant à la température de l’eau tiède.
Les huiles volatiles ou essentielles rectifiées^ telles quecelles de téivhcnthinc de citron, de lavande et de hcrgamotte, enlèvent facilement les taclu-s d’huile, degraisse, de résine, goudron, poix, bitume, etc.. sur mu*
étoffe propre; mais on ne les emploie pas pour dé-graisser il fond les étoile* salies par l'usage. )>u reste,(le toutes les essences connues, celle de térébenthine estencore la meilleure et la plus économique que l’onpuisse employer aujourd'hui. Elle a pourtant l’inconv é-nient grave de répandre une odeur forte et désagréablequi reste longtemps dans les étoffes; mais ou peut lafaire disparaître entièrement en exposant les étoffes in-fectées à l’action simultanée de deux courants, l’un devapeur d’eau et l’autre d’air sec ( I ).
L’essence de térébcnthhie doit être employée seule etsans aucun mélange, soit d’essence, soit d'alcool oud’eau, et sur une étoffe non mouillée; car elle perdraitalors toute sa supériorité et son, énergie. De plus, elledoit être dégagée de sa partie grasse, qui fourniraitinfaillibleme nt un cerne autour de la tache mouillée.
L alcool rectifié dissout facilement la cire, le suif àl'état concret, la bougie stéarique, et toutes les matièresrésineuses déposées superficiellement sur une étoffequelconque. Il peut enlever les taches de vernis, depeinture, de poix, de goudron, sur des étoffes de lainetirées à poils, et quelquefois même sur des tissus lissesqui n’ont pas été pénétrés.
L'alcool peut être mélangé avec plusieurs agents dedégraissage, tels que le fiel de bœuf, les jaunes d’œufs,soit pour les conserv er, >oit pour leur donner plus d’é-nergie et de force de pénétration.
Terres tjrasses et absorbantes (argile, terre à foulon,terre de pipe, plâtre, cendres tamisées';. On emploieces terre* pour enlever les corps graisseux de dessusles étoffes, mais il faut s'en servir avec discernement,selon l’espèce de tissu et la nature des couleurs.
Ainsi pour les étoiles blanches on se sert de plâtre enpoudre, et pour les étoffes teintes ou .-o sert de terregrasse en poudre, ou de terre de pipe, ou de cendres.
La craie et la cérusc du commerce ont la propriété denettoyer parfaitement les étoffes de laine claires, le sa-tin blanc, les tapisseries, etc. On les réduit en poudretrès fine, et ou en saupoudre l'étoffe bien tendue qu’onfrotte avec une brosse de flanelle. Ceci fait, un bat l’é-toffe avec précaution pour enlever la poudre superflue.
Saponaire. C’est avec la décoction alcaline des feuil-les, des fleurs, et de la racine de cette plante qu’onnettoie et dégraisse parfaitement les étoffes de laineet de cachemire, en leur laissant toutefois une teintejaunâtre qu'on enleve par un lavage à l'eau saturée dequelques gouttes d’acide citrique ou acétique.
Sel de tartre (sous-carbonate de potasse;. Ce sel dis-sout et enlève avec facilité, tons les corps gras ; maisou no doit l'employer que sur les draps bleus, noirs,gris, verts foncés, et généralement sur toutes les étoffesde couleur.-, réputées hou teint. Par pure précaution,on neutralise encore son action par l’ammoniaque li-quide.
Sel d’oseille (bi-oxalate de potasse). Il dissout lesoxydes métalliques; aussi est-il employé avec quelqueavantage pour enlever les taches d’encre, de rouille, etc.,surtout lorsqu’onle mélange avec une partie «l'étain pur.
L’eau de Javelle (chlorure de potasse) ne doit être em-ployée que sur les étoffes de chanvre, de lin et de cotonnon teintes, soit pour les blanchir, soit pour enlevercertaines taches de fruits.
La crème de tartre (bi-tartratc de potasse) est bonnepour enlever les taches formées par les compositionsoù il entre quelques particules d’oxyde de fer, comme,par exemple, les taches de cambouis qui résistent aprèsavoir été frottées avec de l’essence de térébenthine, lestaches produites par la rouille et même par la boue. Dureste, elle n’agit pas aussi promptement que le sel tl’*seille ou l’acide oxalique qui doit être préféré.
(I) On enlève auss; imite l'odeur en lrenq>;uu l'on-fleduns l'nlcnnl.