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DUGK.USSLUL

DÊGRAISSEUR.

La dissolution d'étain est destinée i\ combattre les effetsdes alcalis sur les couleurs ponceuu et écarlate, ainsiqu'à enlever les taches d’urine sur tous les vêtements delaine en bon teint. Cette composition détruit les rosuressur l’écarlate, et les taches occasionnées par les sucsastringents sur la couleur ponceau.

Compositions polychrestes , dites à détacher. Recetteindiquée pur Chaptal et recommandée par lui commeétant la meilleure. On dissout du bon savon blanc dansde l'alcool, on broie le mélange avec i ou 5 jaunesd’œufs, en y ajoutant peu à peu de l’essence de téré-benthine. Dès que la pâte est unie, on y incorporede la terre à foulon très divisée, pour donner au toutuno consistance convenable et en former des savon-nettes.

Lorsqu'on veut faire usage de cette composition, onhumecte l'étoffe avec de l’eau et l’on frotte dessus a\ecla savonnette pour en dissoudre une partie; alors, àl’aide de la main, d’une éponge ou d’une brosse, onl'agite fortement pour la faire pénétrer, on l’étend, etpeu de temps après on lave l’étoffe pour enlever la der-nière trace de ce savon (I ).

Nous n'avons point classé au nombre des substancesconvenables pour le dégraissage des étoffes les infu-sions de marron d’Inde, de thé, de tabac, les collesvégétales de fécules de pomme de terre, d’amidon, defarines de riz, de seigle, etc., les bains de son, l'eaudans laquelle on a fait bouillir des haricots, et beau-coup d’autres liquides mucilagineux et nmilacés quel’on a vantés et préconisés comme des moyens détersifs,et qui n’ont d’autre mérite à notre avis que celui dediviser les agents dissolvants, et de faciliter ainsi leuraction sur les étoffes.

Nous n’avons pas parié non plus de l’usage très ré-pandu d’enlever les corps gras en les volatilisant àl’aide d’un charbon ardent, ou en les absorbant par lachaleur d’un ferohaud, au moyen d’un papier non collé.Ces deux moyens ne font que dissimuler momentané-ment lus taches de graisse qui reparaissent quelquesjours après avec plus d’étendue.

OUTILS, MACHINES ET USTENSILES NECESSAIRESau i>ÉGka issEUit. Table de travail dite à détacher, de2 mètres de longueur sur I mètre de largeur, légère-ment eu pente pour faciliter l’écoulement des eaux delavage. Pour opérer avec plus do propreté et pouréviter de répandre de l'eau sur le plancher, on ajouteun petit c-heneau en fer blanc ou en zinc en bas de lapente de la table. Le eheneau reçoit les eaux de lavageet les conduit dans un baquet placé au-dessous.

Autre petite table dite de réserve, et, à son défaut,une simple tablette placée horizontalement à l’extré-mité de la table de travail, et à la portée du dégrais-seur. On pose sur cette tablette les différentes étoffesnécessaires au dégraissage, les compositions à déta-cher. etc.

Un baquet avec un fouloir qui n’est autre qu’uneplanche cannelée en lignes horizontales, sur laquelle oufrotte les étoffes pour enlever les salissures.

Générateur à vapeur. Comme nous l’avons dit déjà,l’emploi de la vapeur est nécessaire pour amollir lestaches huileuses et grasses sur quelque étoffe que ce

(i) On vend aussi chez les droguistes et chez les parfu-meurs à Paris un saron chimique ou à détacher, que l’onpeut composer soi-nième. Prenez : 50 grammes de terre àfoulon mise en poudre; hurnoctez-la avec un peu d’essencede térébenthine ou mieux de lavande; prenez ensuite 30grammes de sous-carbonate de potasse pur : 30 grammes defa meilleure potasse du commerce ; faites du tout une pâteen ajoutant un peu de savon gras, formez-en do petits painscarres ou ronds, et conservez pour l’usage.

Mais celle composition ne convient que pour dégraisserles fortes étoffes de laine et les draps dont les couleurs nesont pus altérées par les a'ealis; du reste on l’emploie d’a-près la méthode indiquée par Chaptal.

soit, pour relever et lustrer le velours altéré, et parti-culièrement pour fixer les couleurs appliquées sur lesétoffes, soit par l'impression, soit à l'aide de pinceauxcourts. Voyez impression.

Machine à sécher les tissus , telle que l’hydro-extrac-teur de Pentzold, ou toute autre machine fondée sur lemême principe. Cette machine a la propriété de retirerl’eau des étoffes en quelques minutes, par l’action de laforce centrifuge, sans les soumettre à la pression etsans les tordre à force de bras. Voyez séchoir, sé-chage.

A défaut de machine à sécher, on peut employeravec quelque succès un sac. « tordre les étoffes. C’esttout simplement une espèce de filet ou hamac en cane-vas de fil ou de coton, armé à chaque extrémité d’unesuite d’anneaux de métal dans lesquels on passe unbâton ou lissoir. On place les étoffes mouillées dans lesac, puis deux personnes tordent les bâtons en sensinverse à force de bras. A l’aide de ce moyen bien sim-ple et surtout très économique, on évite jusqu'à uncertain point de déplacer, d’allonger, de désorganiseret de déchirer même les tissus.

Chambre bien aérée pour faire sécher les étoffes, etdans laquelle on allume, en hiver et pendant les saisonspluvieuses, un calorifère à air chaud (voyez chauf-fage) pour enlever plus promptement l’humidité en-core retenue dans les tissus, lors même que ceux-ciont été soumis à la machine à sécher ou tordus dans unfilet. Le mode de séchage à l'air chaud ou l'air libredoit être très prompt, afin que l’humidité n’ait pas letemps d’en altérer les couleurs, et surtout celles deschâles, des broderies et des tapisserie- qui pourraient sedissoudre et se répandre les unes sur les autres.

Cadres, rames ou châssis de plusieurs gmndeurs garnis d’une étoffe \ erte et bien tendue sur les quatrecôtés. On tend et attache les étoffes un peu humidessur ces châssis avec des épingles, afin de les fairesécher et de leur donner ainsi l'apprêt et le lustre con-venables, que l’on augmente au nesoin par la com-pression et le frottement d’un outil convenable.

Tresse njlhidrique ou calandre, presse à vis verticale,qui est destinée à apprêter les étoffes, tissus de laineet de coton, tels que les casirnirs, les mérinos, leschâles brochés, les indienne-, calicots, etc.

Un métier à lustrer. Voyez lustrage.

Etuve pour faire le soufrage des étoffes qui ont besoind’être passées à l’action du gaz acide sulfureux. Cetteétuve peut être construite, comme une grande caisse,en planches de sapin du Nord, dont les planches soientbien assemblées, afin que la \apeur ne puisse pas s'é-chapper. On place des bâtons de bois blanc ou mieuxdes cylindres en verre (1) de distance en distancepour supporter les étoffes. Mais, pour que la flammedu soufre n’endommage pas les étoffes, on place uneplaque de faïence un peu élevée au-dessus du vase.Des seaux et des cuviers pour faire les rinçages.

Un battoir en bois pour battre les grosses étoffes enles nettoyant, des brosses en poils de sanglier, chien-dent et en flanelle. Plusieurs cerceaux attachas parle milieu avec une petite ficelle pour suspendre lesétoffes, afin de les faire sécher; des fers à repas-ser, etc.

Précautions à prendre avant de commencer , le dé-graissage. On doit toujours commencer par exami-ner la nature de la tache , l'espèce de l'étoffe } et le genredes couleurs qui y sont posées, afin de choisir l’agentconvenab»e à employer. Généralement le coup d'œil etle plus ou moins de connaissance qu'on a de l’effet descorps sur les étoffes suffisent pour éclairer dans la pra-

(0 Les evlindres de verre ont l’avantage de ne point alté-rer les étoffes, comme pourraient le faire les bâtons de buisqui attirent et retiennent les matières colorantes.