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DEGKAISSKUK.

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tique. Mais, le plus souvent, cet examen devient diffi-cile , eu égard a la complication des matières qui for-ment les taches, et à la variété infinie des couleurs qui,quoique les mêmes en apparence, se comportent diffé-remment avec les réactifs. Dans tout état de choses, ilfaut essayer d’abord l’effet des réactifs sur une petitepartie des tissus, pour connaître l’espèce des couleurs etleur degré de solidité ou d’altérabilité. On éprouveensuite la nature des taches qu’on veut enlever, enn’employant toutefois que les agents qui ne peuver.tpoint altérer les étoffes qui les reçoivent. Sur ce der-nier point, la science détermine le choix forcé de tel ontel agent, et ne laisse presque aucune latitude à la fan-taisie. Mais, nous le répétons, tous les réactifs, àl’exception de l’essence de térébenthine, de l’alcool,doivent être modifiés et mélangés avec une certainequantité d’eau que l’on augmente encore, suivant l’al-térabilité et la délicatesse des couleurs.

On bat l’étoffe avec une baguette, et on la brosseavec la plus grande attention pour ôter toute la pous-sière; puis on l’expose à l’action de la vapeur d’eaupour faire ressortir et amollir les taches. Le plus grandnombre des teinturiers passent de l’eau chaude surtoute l’étoffe et brossent avec force pour enlever lescorps solubles dans l’eau. Mais cette pratique nousparait offrir trois inconvénients :

1 U De détériorer l’étoffe par le frottement;

2° De faire décharger les couleurs et les corps étran-gers dans l’étoffe;

3" D'exiger beaucoup de temps.

Enfin, on marque toutes les taches avec de. la craiepour les reconnaître. Cela fait, on commence à enleverles taches partielles avant de mouiller l’étoffe entière-ment. Nous recommandons d’en agir ainsi toutes lesfois qu’il s’agit de nettoyer, de remettre à neuf uneétoffe quelconque ; car autrement les taches reparaî-traient.

MOYENS CONNUS D'ENLEVER LES TACHES (1).

Manière de remettre partiellement le glacé des étoffesaltérées par des gouttes d’eau. Toutes les fois qu’on nepeut repasser l’étoffe à la machine à lustrer, on la tendsur une table en rattachant avec des épingles, de ma-nière à ne pas l’endommager ; on mouille légèrementl’endroit déglacé avec une petite éponge, puis on metun papier doublé sur un fer à repasser chaud, excepté àl’endroit réservé pour repasser la tache. Si la tache estfort petite, on se borne à faire chauffer le bout d’un ferà gaufrer ou à papilloter, et on le pose perpendiculai-rement sur l’endroit mouillé.

Les piqûres récentes produites par l'humidité sur lesétoffes de «oie, s’enlèvent en enroulant l’étoffe dans unlinge de calicot blanc, légèrement mouillé, et l’ex-posant ainsi pendant 24 heures dans un endroit hu-mide.

Procédé pour laver la flanelle sans qu'elle jaunisse. Onmet dans un bain de savon blanc chaud de la gommearabique en poudre ou de la dextrinc, en quantité suffi-sante pour le rendre visqueux ; on lave soigneusementla flanelle avec ce liquide, comme on le pratique avecle savon, et l’on rince ensuite dans l’eau claire ; on re-nouvelle même au besoin cette opération deux ou troisfois. La décoction de la saponaire produit aussi un trèsbon effet. Du reste, il est nécessaire de passer la flanelleau soufrage pour lui conserver sa blancheur et toutesses propriétés hygiéniques.

Taches récentes d’acides minéraux. On peut ncutrali-

(0 La plupart de ces moyens sont extraits des manuelspubliés par Chaptal, Hommassel, Julia de Fontenelle , Le-normand, Yoymani et Vergnaud, mais nous avons ajoutéles indications positives que l’expérience et la pratique nousont suggérées

ser immédiatement leur effet par l'ammoniaque étendudans une suffisante quantité d’eau, voire même parlavapeur seule de cet alcali ; mais il est des cas où cetteopération est insuffisante et inutile. Ainsi, lorsque l’a-cide a vieilli sur l’étoffe , que la couleur est détruite en-tièrement. il faut avoir recours à la teinture.

Les taches de tabac, d’herbes, de bière, de cidre ,de poiré; les taches de sucs de framboise, de fraise,de cerise, de groseille, sur les étoffes non teintes,disparaissent complètement par un lavage à l’eau etau savon, mais pour détruire les dernières taches surles étoffes teintes, on mélange dans un verre d’eau 10 à12 gouttes d’acide sulfurique, on les imbibe au moyende quelques gouttes qu’on y répand avec le doigt; aprèsquoi on lave bien les taches pour enlever tout l’acidequi, malgré sa faiblesse, pourrait produire une altéra-tion sur les couleurs des étoffes.

Taches de liqueurs. On commence par rafraîchir latache autant que possible par la même liqueur qui laproduite ; et aussitôt cette opération faite, on imbibe latache avec de l’eau pure, on frotte légèrement et avecsoin; si elle résiste, et si la couleur le permet, ona recours à l’acide hydrochlorique ou citrique et «à l’al-cali pour neutraliser (I). On pourrait même employeravec succès l’alcool.

Sur des tissus blancs, les taches de liqueurs dispa-raissent complètement en employant successivementun lavage à l’eau de savon et le gaz acide sulfu-reux.

Taches de café et de chocolat. Le café et le chocolatpréparés au lait forment des taches très apparentes etplus faciles à enlever que lorsqu’ils sont préparés a l’eau.Le lavage à l’eau d’abord, «tensuite au savon suffit pourles détruire, mais il peut affecter les couleurs. Alors pouragir avec plus de prudence on se sert du jaune d’œufque l’on tiédit avec un peu d’eau chaude. On emploiecette composition comme un savonnage. Si les tachesrésistaient à plusieurs lavages, on pourrait y ajouterquelques gouttes d’alcool, en frottant légèrement avecun pinceau en poils de sanglier coupés courts.

Taches d'entre sur des étoffes teintes. Lorsque ces ta-ches sont récentes, il suffit de les laver à l’eau et deles savonner, afin de séparer les substances végétales.On enlève ensuite l’oxyde de fer qui forme l’empreintede la tache en le mouillant avec de l’acide sulfuriqueou hydrochlorique très affaibli par l’eau, que l’on prenddans une pipette en verre. Quand les taches sont an-ciennes, il faut que l’acide soit plus fort (I partie d’a-cide et 10 à I 2 parties d’eau environ) (2).

Sur les étoffes blanches de lin et de coton l’acide oxa-lique produit de très bons effets ; il en est de même dusel d’oseille en poudre mêlé avec du sel d’étain.

Taches de rouille. On les fait disparaître sur les étof-fes non colorées au moyen de l’acide oxalique en pou-dre oue l’on place dessus après les avoir mouillées, etque l’on a soin de frotter ensuite avec la main. On sesert de l’acide hydrochlorique mélangé avec do l’eaupour enlever la rouille sur les tissus colorés. Si la ta-che est petite, pour ne pas étendre l’acide au-delà desbonnes, on l’emploie avec une pipette en verre, ou sim-plement avec un morceau de jonc taillé en pointe. Ongratte légèrement la tache avec le morceau de jonc quel’on trempe alternativement dans l’acide jusqu'à ce quela tache soit enlevée. Mais il est des cas où la tache estfort difficile à enlever, aussi vaut-il mieux y renoncerque d’attaquer la couleur du tissu.

On peut encore employer avec succès la crème detartre qui attaque bien moins les couleurs que les aei-

(1) üu emploie l’alcali avant l’acide, surtout pour agir surles taches de fruits, de vin, etc.

(2) On enlève encore pur le sel d’oseille mêlé avec unepartie d’étain.