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DESSIN INDUSTRIEL.

tous les contours apparents de l’objet, en taisant glisserle-curseur qui porte le crayon le long de la tringle ho-rizontale, en même temps qu’on le pousse de droite àgauche ou de gauche à droite. Par ce moyen, la pointedu crayon trace en petit sur la feuille de papier l’es-quisse de l’objet vu en perspective, et la réduction estd’autant plus petite que l’objet et le point de vue sontplus éloignes du plan perspectif.

Nous ferons remarquer ici les additions apportées àl’instrument primitif de Cigoli , savoir :

'1° Le curseur qui reçoit le crayon et l’extrémité dufil servant de guide, et qui permet de promener plusfacilement l’index sur les contours de l’objet;

2° Les poulies sur lesquelles roulent le fil de soie qui,dans l’appareil de Cigoli , passait dans des fourchettes;

3° Le petit trou percé dans une plaque de métal etservant de point de vue, tandis que Cigoli employait àcet effet une verge creusée en angle aigu;

4° Enfin, le mouvement que l'on peut donner à latige verticale à droite et à gauche, en poussant à lamain la tringle horizontale, tandis que dans la machinede Cigoli le même mouvement était opéré en tirant suc-cessivement deux cordons attachés à l’extrémité de latringle horizontale et parallèle à l'horizon, et passant àtravers des anneaux fixés à chaque angle de la tablettea dessiner.

M. le baron de Rennenkampf avait imaginé, dèsl’année -1808. d’attacher les deux extrémités du fil surle curseur qui porte le crayon, et de supprimer le con-trepoids. (Voir le Hulletin de la Société d'encouragement,tom. IX, page 131.)

Enfin M. Gavard, en 1 830, a eu l’idée de fixer la tigeverticale sur un chariot porté sur 2 poulies roulant surune tringle de fer, posée fixement sur la table à des-sin.

Parallélogramme du H. P. Scheincr, perfectionné purlieues (quelques auteurs écrivent O ren), pour dessiner lesobjets vus en perspec-tive.Nous avons extraitie dessin de cette ma-chine (fig. 653) du li-vre des Voyages de Mon-conys en Angleterre ,mais nous devons direaussi que, dès l’année1631, le K. F. Scliei-ner, géomètre et as-tronome souabe, avaitdonné la théorie et lesgravures de plusieursparai 1 élogramines ap -plicables au dessin detous les objets maté-riels. Voir son livreayant pour titre : Pantographice seu ars delineandi resquas libet per parallelogrammum lineare t seu cavum nié-chanicuni mobile.

Rênes a apporté cependant au parallélogramme deSclieiner deux additions ou modifications notables, sa-voir :

•1° Une équerre ou T en bois, que l’on fixe avec unevis sur le plan du tableau vertical sur lequel on veutdessiner;

2° Un fil sur lequel glisse un curseur servant de pointde mire. On tend et fixe ce fil parallèlement aux deuxcôtés du parallélogramme, sur des pointes de fer dis-posées à cet effet.

L’usage de cette addition est d’obtenir un dessin ouégal, ou plus grand, ou plus petit que l’objet, selonque l'on attache le fil aux pointes opposées ; au milieuil sera égal ; plus haut, il sera plus grand; plus bas, ilsera plus petit; mais il faut encore proportionner ladistance du point de vue an plan carré ; ce que vous

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apprendrez mieux par la pratique que par une descrip-tion.

On trouve dans le même livre le dessin et la descrip-tion d’une autre machine inventée par M. Laurent, etqui est publié dans le Magasin Pittoresque , avril 1844;mais l’auteur de l’article attribue à tort l’invention decet instrument à Wren, le célèbre architecte de Saint-Paul de Londres.

Au résumé, M. Burnier a imaginé, en 1840.une machine à dessiner fondée sur le même principeque celle de M. Laurent, et qui nous paraît bien plusfacile à manier : nous en donnons la figure vue en per-spective (fig. 654). On voit très bien que l'artiste ayant

l’œil placé fixementdessine sur une ta-blette \ crticale, enpromenant une lon-gue baguette en lai-ton dont l’extrémitésupérieure sert d’index ; au centre de labaguette se trouve 1eporte-crayon forméd’un tube en cuivrerenfermant un res-sort à boudin quipousse le crayon. Cetube est percé d’une fenêtre longitudinale à travers la-quelle on peut retenir le crayon avec l’index.

. Deux cordons métalliques placés parallèlement enhaut et en bas de la tablette maintiennent la baguetteContre la planchette à dessiner.

De plus, un volet tourne librement autour de deuxgonds fixés sur un montant en bois posé verticalementderrière la planchette. Ce volet porte à ses parties supé-rieure et inférieure une règle fendue pour livrer pas-sage à la baguette, et pour la maintenir dans une posi-tion toujours verticale.

Tout l’appareil est monté sur une espèce de chevaletde peintre.

La figure 655 représente le dessin dune machinedo ce genre que nous avons fait construire pour la So-ciété d’encouragement, d’après des idées qui nousavaientété suggérées par l'un de ses membres les plus distingués.