DESSIN INDUSTRIEL.
DESSIN INDUSTRIEL.
Cette machine se compose : 1° D’un pied en bois surlequel on pose une tablette horizontale, et mobile avolonté, au moyen d’une genouillère, en bois:
2" D’un pied à fourchette que l’on lixe à l’aide d’unemâchoire sur le devant de la tablette, atin de rem po-cher de tomber ;
T D'une règle en bois fondue, dans toute sa lon-gueur, et mobile dans tous les sens autour d’un pointfixe. Cotte règle porte à son extrémité supérieure un filde laiton recourbé servant d’index et de point de mire.Une tringle métallique un peu écartée de la tablettemaintient la règle dans la position verticale ;
4° D'une ficelle dont les extrémités sont attachéessur im écrou à oreille et qui glisse dans la rainure dela règle en bois ; le milieu de cette ficelle, qui est poséesur la tablette à dessiner, porte une boucle dans laquelleon engage un crayon quelconque. Cette ficelle passe enoutre dans des pitons en fer fixés sur l’épaisseur de latablette ;
5° D'une tringle en bois lond portant à son extré-mité supérieure une plaque de fer blanc percée d’unpetit trou servant de point de vue.
Lorsqu’on veut dessiner d'après nature, on règled’abord l’appareil, de manière que la pointe de l’indexet celle du crayon soient perpendiculaires sur le milieude l’arête de la tablette, et également distantes de cemilieu : ce qu’on obtient facilement en élevant ou enabaissant l’écrou qui retient les bouts de la ficelle.Quand l’appareil est bien réglé, on dessine en suivantles indications données pour l’usage de l’équerre deCigoli .
Chambre claire à prisme de verre, de Wollaston .
La chambre claire (fig. 656) est un instrument quipermet de voir par double réflexion un objet placé la-téralement, tandis que l’œil suit directement la pointed’un crayon qui trace l’image que l’œil voit sur le papier.
Tour faire usage decet instrument, il fautiixer la tige de l’appa-reil invariablement surnue tabie au moyeud’une vis de pression,et l'incliner de ma-nière que le prismeformédos deuxlentillescorresponde au milieu• lu papier sur lequelon veut dessiner. Puison allonge la tige, eton tourne le plus grandcôté du prisme en facede l'objet à copier, quiest posé verticalementcomme la figure l'in-dique. Ensuite, appli-quant l’œil sur le petittrou pratiqué dans laplaque du métal ovale,on continue de fairetourner le prisme surson axe jusqu’à cequ'on aperçoive en re-gardant de haut enbas , l image droite de l'objet sur le papier sur lequelon doit dessiner et qu’on a soin de fixer avec des épin-gles ou de la colle à bouche.
Mais cet instrument exige encore une foule de ren-seignements, de pratiques minutieuses pour avoir desreprésentations plus ou moins grandes et nettes de l’o-riginal ; et pour les faire mieux comprendre, nous lais-serons parler l’auteur lui-même :
« Il faut que le dessinateur se place dans une posi-tion telle qu’une portion seulement de la pupille soit
interceptée par l'arête du prisme; alors cette portionde l’œil recevra les rayons émanés des objets éloignés,par la double réflexion prismatique interne, tandis queles rayons venant du papier et nu crayon, entrerontdirectement clans la partie de cette même pupille quiest en arrière de l’arête du prisme.
et Selon que l’arête du prisme entame plus on moinsavant le cercle de la pupille, la vivacité, relative desdeux impressions qui résultent en même temps de lavision directe et des images produites par la double ré-flexion varie ; si l’œil s’avance trop sur le prisme, oune voit plus que l’image des objets éloignés, le crayonet le papier disparaissent; si, au contraire, l’œil esttrop en arrière on ne voit plus que le crayon et le pa-pier, les images des objets extérieurs s’évanouissent.Mais il y a une position intermédiaire de l’œil que l’u-sage fait bientôt acquérir et dans laquelle on aperçoiten même temps avec un degré de clarté égal et suffi-sant, les images, le papier et le crayon. Pour éwter lesinconvénients qui peuvent résulter des mouvements in-volontaires de l’œii, on peut chercher à fixer sa posi-tion et régler les quantités relatives de la lumière qu’ilreçoit à la fois du papier et des images réfléchies, aumoyen d’un petit trou pratiqué dans une lame de laitonqui, se mouvant autour d’un point lixe, peut s’adapterà toutes les inégalités de lumière. Le trou de cettelame de laiton se présente sur le bord du prisme, et, enpoussant la lame plus ou moins en avant ou en arrière,on trouve par un court tâtonnement, le point le pinsconvenable pour la double vision, lorsque l’œil est placétout près de cette ouverture.
« L’instrument devant être situé très près de l’œil,n’a pas besoin de grandes dimensions, et l’on peut ré-duire de beaucoup son volume, sans nuire a l’effet. C’estd’après ces motifs et quelques autres que je me suisdécidé à le construire aussi petit qu’il est possible de lefaire avec précision, et que je l’ai exécuté sur uneéchelle telle que les lentilles n’ont que 20 millimètresde diamètre.
« Bien que ma première intention eût été de facili-ter, au moyen de cet appareil, le dessin des objets natu-rels dans leur véritable perspective, et que ce soit làson principal usage, cet avantage est loin d’être le seulqu’on en puisse tirer; car la même disposition des ré-I flecteurs peut tout aussi commodément s’employer pourcopier des dessins déjà faits que pour dessiner d’aprèsnature; et l’instrument peut ainsi aider les commen-çants à acquérir l’habitude de faire des esquisses cor-rectes. »
Lorsqu’on l'emploie à cet usage, il faut placer ledessin à copier, autant qu’il sera possible, à la mêmedistance de l'appareil que l’est le papier placé au-des-sous ; dans ce cas, la copie a la même grandeur que; l’original, et l’on n’a besoin de lentille ni du côté dui dessin à copier, ni du côté du papier sur lequel on; dessine.
En employant convenablement cet instrument, onpeut l'appliquer aux mêmes usages que le pantograpbeordinaire: car ou peut réduire un tableau dans desproportions données, en le plaçant à une distance quisoit avec celle où se trouve le papier sur lequel on co-pie, dans le même rapport que la réduction que l’onveut faire; c'est-à-dire que plus on voudra diminuerles dimensions de la copie, plus il faudra éloigner l’ori-ginal.
Mais, dans ce cas, il faut se servir d’une lentille,pour que l’œil puisse voir d’une manière égalementdistincte à deux distances inégales ; et afin qu’une len-tille puisse servir à tous les cas, un trouve beaucoupd’avantage à ce que l’intervalle que le prisme peut par-courir sur son pied de haut en bas, et de bas en haut,soit un peu grand, parce que cela donne plus d'étendueà l'échelle des réductions. >’
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