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A-F.
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ÉCRITURES.

ÉCIUTUKKS.

Les jumelles sont fixées sur un plateau en bois queJ’on pose sur une table à l’aide de deux agrafes ù vis.

Pour se servir de cette presse, il faut avoir des feuillesde papier mince fabriqué pour cet usage; on mouille lé-gèrement une de ces feuilles, on prend la lettre à copier,fraîchement écrite, on la pose sur un carton lissé à la cire ;et, si elle est écritedes deux côtés, oninettra auparavantdessous une feuille de papier non collé humide, puisune autre feuille par dessus ; ensuite le second carton ;enfin, une couverture de drap qui est attachée dans uneentaille faite à l’extrémité de la planche qui presse.Alors on passe le tout entre les cylindres, et la copieest faite.

Comme l’épreuve se trouve nécessairement en sensinverse, chaque feuille ne peut servir qu’à la copie d’uneseule page. On couché cette épreuve sur une page d’unregistre en papier blanc du même format que le papierà copier, et on attache les quatre coins avec un peu decolle à bouche; le papier étant fort mince, on lit trèsdistinctement les caractères à travers.

Pour que cette opération réussisse avec toute la per-fection désirable; il faut se servir d’une espèce d’encredont voici la recette : l , renez*4 litres d’eau bien pure,7o0 grammes de couperose verte (sulfate do fer) pilée,250 grarn. de gomme arabique, et 125 gram. d’alun deroche également pilés ; faites l’infusion à froid pendantsix semaines où un mois au moins, ayant soin de se-couer le mélange tous les jours; après ce temps, onpassera l’encre à travers un linge, et on la conserverapour l’usage dans des bouteilles soigneusement fermées.

On peut, par le procédé que nous venons d’indiquer,copier deux ou trois lettres à la fois (1 ).

11 y a plusieurs années, M. Lanet, de Bordeaux ,a pris un brevet non expiré pour un procédé analogue,dit prompt-copiste, destiné à multiplier les écritures.

« On écrit, dit M. Payen dans un rapport fait à laSociété d’Encourageincnt, avec une encre mucilagi-neuseet hygrométrique sur une feuille de papier ordi-naire.

« La feuille, fortement pressée sur une toile vernieou toile cirée épaisse et souple, y laisse les traces onc-tueuses adhérentes et légèrement humides, alors léscomposants pulvérisés d’une encre hygrométrique sontpromenés sur la toile, s’attachent aux caractèrestracés et les rechargent ; puis, par une humectation fa-cile et qui persiste seulement sur les caractères hygro-métriques, les matières réagissent sous l’influence del’eau, forment de l’encre, tandis que le reste de la sur-face polie de la toile ne retient pas sensiblement d’hu-midité. On conçoit que les choses ainsi disposées, onpuisse, avec cette toile, imprimer sur le papier ordinaireassez absorbant pour retenir fortement et môme en ca-ractères assez indélébiles, puisqu’un peu de charbontrès divisé entre dans la composition de l’encre ; oncomprend encore comment les traces sur la toile n’ayantfourni qu’une partie de leur substance, on puisse la re-charger en y promenant de nouveau la poudre hygro-métrique, et obtenir ainsi un deuxième tirage.

« Il en est de même de la feuille écrite qui, pouvantdéposer sur une deuxième toile cirée des traces facilesà recharger, produit ainsi une deuxième matrice de la-quelle on obtient encore deux tirages nets et foncés.

« Une seule circonstance atmosphérique peut gênerces opérations; elle a lieu dans les temps très secs etpar conséquent en hiver surtout et durant les gelées :c’est qu’alors la trop faible proportion d’humidité dansi’air ne permet pas les réactions fondées précisémentsur le jeu des agents hygrométriques. Il convient, lors-

0) On trouve dans le Bulletin do la Société d’Kncourage-ment le moyen d’eerirc deux lettres à la t’ois, par Rochette,toinu V, p. 90; par M. Obrion, tome XXI, p. 190; moyende les copier, pur M. Schciblcr, tome XVII, p. 29.

que ce cas arrive, de rendre un peu humide l’air dulieu où l’on opère, soit en y plaçant un vase contenantde l’eau en ébullition, soit eu y étendant quelques lingeshumectés.

*■ « A l’aide d’une disposition très bien entendue, onpeut porter directement sur un registre les épreuves del’empreinte matrice; il suffit à cet effet de passer unetringle en fer dans l’espace que laissent les reliures bri-sées entre le dos des feuilles et le dos de l’enveloppe, lesdeux bouts de la tringle qui dépassent le registre sontalors posés dans deux crochets, et la solidité de ce sim-ple support permet d’engager entre les rouleaux delàpresse à copier la page sur laquelle on veut prendre lacopie. »

Depuis quelques années, les commis-voyageurs ducommerce, les maisons de banque, etc., ont adopte le1 rouleau à copier inventé par M. Scheibler en 1818 etperfectionné par MM. Delacour et Bovy (I

Ce petit appareil, du piix de5 francs, se compose d’uncylindre eu bois autour duquel s’enroule une étoffe im-perméable préparée au caoutchouc, et d’un manche oc-togone recouvert en crin pour faciliter la prise.

Pour se servir de cette presse, il faut employer pourécrire, l’encre connue sous le nom d’encre communie a-tive. (Voyez knchk).

On place une feuille de papier sans colle et légèrementhumectée, sur une étoffe imperméable, et par dessus cepapier sans colle, on étend le papier écrit dont on veutprendre la copie; on enroule le tout autour d’un cylin-dre, on presse modérément avec les mains, on entreles mâchoires d’une sorte d’étau cylindrique nommépressoir % et la copie est faite

On peut obtenir de cette manière deux et meme troiscopies d’un écrit sans altérer l’original.

Lorsqu’on veut reproduire une lettre de 4 pages, onpose sur chacune des pages écrites une feuille de papiersans colle mouillé, et l’ou procède comme il vientd’être dit.

Dans les anciens rouleaux-copistes, on faisaitusage de cuirs, de draps, de feuilles de papier imper-méable, qui, parleur résistance, par l’inégalité de leurépaisseur, nuisaient souvent au succès de l’opération,produisaient quelquefois de doubles empreintes de l’é-criture, et exigeaient un effort assez considérable.

L’étoffe souple et imperméable a l’avantage de sim-plifier l’appareil, de faciliter le transport de l’écritureet d’assurer la réussite déTopération.

La manière d’humecter le papier sans colle, indiquéepar M. Bovy, présente aussi plusieurs avantages.

Autrefois on humectait ce papier en le plaçant entredeux morceaux de calicots mouillés ; il fallait pour quele papier fût convenablement préparé, le laisser ainsisous prCvSse pendant environ une demi-heure. Oc lapsde temps présente des inconvénients, surtout lorsquel’on est pressé ; d’un autre côté, l’on n’est pas toujourssûr d’atteindre le degré d’humectation le plus conve-nable. Trop sèches, les feuilles de papier sans colle neprennent point l'encre de l’original; la copie ne se faitqu’imparfaitement ou seulement en quelques points etpar parties détachées. Trop humides, on a beaucoup depeine à séparer les unes des autres les feuilles de pa-pier sans les déchirer; les caractères sont trop chargésd’encre et la copie se lit difficilement.

M. Bovy recommande de mouiller avec une épongeimbibée d’eau le papier dont on veut se servir, il absorbel’excédant de l’eau à l’aide de quelques feuilles de pa-pier buvard qu’il place sur le papier sans colle mouillé,il comprime légèrement le tout avec les mains ; le pa -pier sans colle est alors préparé et humecté au point

i'O Voirie Bulletin de la Société d’Encouragcnient, an-nées 1812, p, 29, 18i0, p. 183, 18(2. p. U, Cl le totUC LIV desDescriptions des brevets expirés.