ÉCRITURES.
ÉCROU.
cuiivenable pour pouvoir être employé immédiatement.
Les copies de lettres sont collées au besoin avec dela gomme arabique, sur ».es onglets en papier, reliés enl'orme de registre.
Instruments pour écrire à l'usage des aveugles. Sansremonter plus haut que 1775, nous-citerons le docteurFranckliu qui faisait usage de tablettes d’ivoire, pourécrire sans lumière pendant la nuit. Des feuilles decette matière étaient disposées sous un cadre à peu prèssemblable pour la forme à ces règles de bureau (piiservent à tracer des lignes parallèles : les espaces videsétaient destinés à rece-voir le dessin des caractères. Cemode d’écriture pouvait nuire, comme on le voit, à laformation régulière de certaines lettres dont la tête etla queue excèdent le corps; la main pouvait aussi setromper de ligne.
M. Pingeron a publié, vers 1780, un instrument dontle conducteur des lignes se fixait, dans diverses échan-crures pratiquées à droite et à gauche d’un châssis, pourla distance nécessaire à la régularité des lignes.
En 1784, la Bibliothèque physico-économique an-nonça la description d’une machine à peu près du mêmegenre que celle de M. Pingeron , et imaginée par unedame parisienne privée de la vue. Cette machine étaitde l'invention de M. L’hermlna, qui l’avait fait con-naître sous le nom de sa femme. La règle directriceétait conduite par deux ressorts qui lui étaient adaptés,et dont les'talons s’arrêtaient dans des trous ou cransque présentaient les faces intérieures de deux règles fixeset parallèles, placées à la distance voulue pour la lar-geur du papier. La manœuvre simultanée qu’exigeait lejeu des deux ressorts de la règle directrice, devait ren-dre l’usage de cet appareil peu facile.
Vers 1801, le procédé de Valentin Haiiy ( 1 ) fut con-signé dans un ouvrage ayant pour titre : Mélanges phy-sico mathématiques ; il consiste à écrire en relief en ap-puyant sur un papier fort avec un poinçon en fer(on sait que les aveugles lisent à l’aide du toucher les ca-ractères en relief). Ce poinçon est conduit par une suitede cordonnets de fil de laiton parallèles, et placés à dis-tance égale sur un châssis posé sur le papier. Ce procédéne peut convenir aux clairvoyants non exercés, qui nesauraient se rendre compte de récriture ainsi tracée.
On trouve dans le même ouvrage deux moyens pro-posés par M. Bérard, juge à Briançon , et qui était de-venu aveugle à l’âge de vingt-trois ans.
Le premier consiste dans l’emploi d’un stylet de fer,avec lequel oij obtient une écriture noire, en posant surle papier à écrire une feuiile enduite d’un mélange desain-doux et de noir d’ivoire, recouverte par une autre,sur la surface de laquelle on trace les lettres. Un desgrands inconvénients de cette manière d’écrire, c’estqu’elle exige un apprêt dont la personne privée de lavue ne peut guère s’occuper.
Le second moyen de M. Bérard consiste dans l’emploid’une plauche qui porte, dans le sens de sa longueur, unecoulisse dans laquelle se meut une règle conductrice deslignes à écrire, lesquelles sont également espacées àl’aide de crans que l’on reconnaît par le tact. On prendde l’encre à la fin de chaque ligne, avec une plume demétal taillée à l'ordinaire, dans un vase large et platqui en contient une hauteur constante de 6 à 8 milli-mètres.
Ces documents sont extraits du Bulletin de la Sociétéd’Eneouragemcnt, année 1817, dans lequel on lit aussila description et les dessins de plusieurs appareils sem-blables.
Vers 1819, M. A. Barbier a imaginé de composer uneécriture à l’usage des aveugles ; il indique sur le papierdes points qui représentent la forme des lettres et font des
(O Le fondateur des premiers établissements pour l’édu-cation des aveugles, en France et en Russie .
reliefs. Vers 1839, M. Braille, aveugle-né, et répéti-teur à l’Institution royale des jeunes aveugles, a modifiéce procédé, qui est seul enseigné aujourd’hui dans cetétablissement.
Pour écrire, on a des planches en bois ou en métal,sur lesquelles sont tracées des portées formées chacuneîle 10 raies concaves et horizontales ; on applique surchaque portée une espèce de grillage dont les jours ontassez de hauteur pour laisser apercevoir les 10 raies, etassez de largeur pour que l’on puisse faire deux pointsde front dans chaque ligne, et à l’aide d’une simplepointe en fer on fait les lettres en marquant, à cet effet,les points indiqués par la forme des lettres. Mais commecette écriture doit être lue à l’envers, et que les lettresrésultent du relief que fait naître le refoulement du pa-pier piqué, l’aveugle a soin d’écrire les lettres de droiteà gauche, et renverserebaque lettre, afin que la premièreligne à gauche en lisant soit la première à droite en écri-vant. On facilite cette manière d’écrireen appliquant surle grillage une ou plusieurs traverses fixes, pour mieuxfaire connaître la position des queues et du corps de lalettre. On obtient du même coup plusieurs copies dece qu’on écrit, en plaçant l’une sur l’autre autant defeuilles que l’on veut d’exemplaires, et en marquant lespoints sur le tout.
On peut remplacer la planche rayée par une plancherecouverte d’un cuir, d’un molleton, ou de tout autreobjet produisant un léger foulage. Le grillage peut êtreune toile métallique, une plaque percée à l’emporte-pièce, ou une réunion de fils métalliques croisés à an-gles droits, ou soudés l’un sur l’autre.
En 1843, M. Foucault, aveugle-né, a inventé deuxmachines fondées sur les principes déjà posés parMM. Barbier et Braille , et comme l’a dit avec raisonM. Olivier (Bulletin de la Société d’Encouragemcnt) :« Les aveugles pourront maintenant écrire et corrigereux-mêmes ce qu’ils auront écrit. L’aveugle-né n’a plusbesoindedicter ses pensées ; il pourra se relire, il pourramodifier l’expression de sa pensée, il pourra écrire. »
Ces ingénieuses machines se composent essentiellementde dix poinçons disposés en arc de cercle, dont les têtessont maniées comme des touches, de manière à venirdessiner les formes des lettres. Les extrémités de cespoinçons viennent piquer un papier placé sur un cylin-dre, que l’on fait mouvoir horizontalement pour que leslettres se suivent, et avancer pour que les lignes se suc-cèdent.
ECROU ( angl . nuth, ail. mutterschraubc). Troufileté par lequel passe une vis. Les écrous, qu’ils soientà filet triangulaire ou carré, se font de trois manières :1° avec des tarauds, ce sont les écrous taraudés; 2“ avecle peigne, ce sont les écrous filetés : 3° au moyen durapport d’un filet en hélice, ce sont les écrous hrasés.Nous renvoyons, pour leur construction, aux mots fi-lière et vis, les vis se fabriquant par les mêmes pro-cédés.
ECUME DE MER (angl sea-froth, ait. meer-schaum). C’est un hydro-silicate de magnésie blanc quel’on trouve en rognons dans la serpentine ; sa densitévarie de 1,27 à 1,60 ; sa cassure est matte et terreuse;elle est peu onctueuse au toucher, happe fortement à lalangue et prend par le frottement l’éclat de la cire ; elleperd son eau par calcination. Elle possède une certaineductilité et s’aplatit sous le marteau avant de se •rom-pre. Suivant Lycherell, elle se compose de :
100,03
A l’état frais et encore humide, l’écume de mer est