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ENGRAIS.

ENGRAIS.

rote, et 1,60 d’eau; à l’état sec ils offrent 2,89 p. 100d’azote.

Dans quelques pays do montagnes, on emploie aussiau même usage les tiges-feuillées des pins.

Sarments. On n’a pas d’analyse des sarments, seule-ment on sait qu’on peut les employer avec avantagedans l’agriculture, si toutefois leur emploi, comme com-bustible, n’est pas d’un plus grand rapport.

Les récoltes enfouies en vert, pour améliorer le sol,rentrent également dans les engrais qui nous occu-pent. Cotte méthode, qui date d’une haute antiquité,est encore suivie de nos jours, surtout en Italie ;on cultive dans ce but les plantes qui prélèvent le plusde principes sur l’atmosphère ; c’est aux légumineusesqu’on donne généralement la préférence.

Prairies. Les prairies demandent à être défrichées detemps en temps, car la nature du sol empêche quel-quefois de les conserver indéfiniment en bon état.

Dans les prés qui rapportent 16000* de foin par hec-tare, le gazon fournit un engrais qui équivaut «à 668*d’azote pour une même surface, et donne trois récoltesde froment, produisant ensemble 72 hectolitres.

Lupin. Le lupin employé comme engrais vert ne sesème en France qu’au mois de mars, et s’enterre aussitôtqu’il est en fleurs. Si l’on en juge par ses effets éner-giques, cette plante, dont on n’a pas l’analyse, doitêtre très riche en azote.

La semence du lupin, analvsée par M. Payen, ren-ferme 3,49 d’azote à l’état normal, et 4,35 à l’état sec ;ce serait donc un engrais fort riche. •

Fèves. L’herbe de la fève en fleur compte commeque demi-fumure ; elle s’emploie surtout pour engrais-ser les terrains qui doivent porter le chanvre.

Vesces, Lps vescessont un engrais vert très coûteux.

Seigle. Le seigle enterré en vert augmente un peula richesse des récoltes ; mais cette augmentation est sifaible qu’elle ne compense pas les frais.

Spergule. La spergule que M. de Woght a beaucoupemployée paraît donner d’assez bons résultats; d’aprèscet agronome, si l'on sème consécutivement un champde spergule, pour être enterré en vert en mars, juin etaoût, l’effet de ces trois herbages équivaudra à‘2,900* defumier par hectare. Cette plante ne réussit bien quedans les terrains sablonneux et les climats humides.

Sarrasin. D’après Schwerz , le sarrasin cultivé enAllemagne n’est enterré que quand la récolte de lagraine ne laisse plus d'espoir. La paille de sarrasin ren-ferme 0,54 j). 100 d’azote à l’état sec, et 0,48 après sadessiccation à l’air.

Aladia sativa. Le madia sativa a été employé commeengrais vert par plusieurs agriculteurs; en raison desexsudations résineuses qui couvrent cette plante,MM. Boussingault et Payen pensent qu'il faudrait luifaire subir une macération avant de l’enterrer. Les fanesde inadia sativa renferment 0,66 p. 100 d’azote à l’étatsec, et 0,53 après dessiccation à l’air.

facette. De toutes ces plantes, la navette est depuisplus longtemps et beaucoup plus souvent employée aumême usage, sa graine a le grand avantage de coûterpeu; et 10 à 42* de cette graine suffisent pour ense-mencer un hectare.

Ou considère encore comme eugrais verts los débrisde plantes, les chaumes des différentes céréales et lesfeuilles des arbres des forêts; quant à ccs dernières, ilest bon de les laisser fermenter avant de s’en servir.

De tous les engrais verts, ceux fournis par les prai-ries sont les moins coûteux et les plus abondants, l’em-ploi des autres plantes est subordonné à leur réussitesur les terrains qu’on leur destiue, et surtout à leuréquivalent en azote. Dans le plus grand nombre de casil est préférable de cultiver des plantes pouvant servirà la nourriture des animaux, ceux-ci restituant à laterre une grande partie des éléments qu’ils en reçoivent,

l’autre partie donnant naissance à un produit animald’une valeur plus considérable.

Débris végétaux.

Terreau. Le terreau qui se trouve en amas dans lefond des étangs et des marais situés dans un terraincalcaire est usité comme engrais; cette matière pauvreen azote et riche en carbone est utile aux terrains quimanquent de ce dernier corps. Les terreaux les plusriches sont ceux qui n’ont pas été formés sous l’eauaussi ce sont les plus avantageusement employés dansl’agriculture.

Tourbe. La tourbe a une grande analogie avec leterreau ; elle en diffère cependant par l’absence des ma-tières solubles dans l’eau, ce qui se conçoit en effet d’a-près son origine aqueuse*, cependant exposée à l’air età l’humidité elle donne naissance à une certaine quan-tité de principes solubles dont les alcalis butent le dé-veloppement; c’est ce qui explique son emploi commeengrais dans certaines localités. La tourbe chargée detannin, d’acides végétaux et minéraux, de matières hy-drogénées, demande quelques préparations avant sonemploi. A l’état sec, employée pour litière, elle remplaceéconomiquement la paille, et les matières qu’elle est des-tinée à absorber neutralisent sans manipulations lesacides qu’elle renferme, et augmentent sa valeur commeengrais. La tourbe a aussi été employée mélangée avecdu fumier; dans tous les cas elle ne s’emploie pour amé-liorer le sol que lorsqu’elle ne peut être utilisée plusavantageusement comme combustible.

Nous parlerons maintenant des résidus des différentsvégétaux dont les fruits, les racines pu lçs tiges ontsubi un traitement destiné à en extraire les sucs.

Orge germêe. L’orge germée qui a servi à la produc-tion de la bière est utilisée avec succès pour fumer lesterres, desséchée sur les tourailles elle équivaut à deuxfois et demie son poids de fumier; on la connaît sous lenom de touraillons. En Angleterre on en emploie de35 à 52 hectolitres par hectare, pour la culture de l’orgeet celle du froment.

.1/arc de raisin. Le marc de raisin contient une assezforte proportion d’azote, et comme la décompositiondes pépins est lente c’est un engrais de longue duréequi convient à la fumure des vignes. Séché à l’air ilcontient 1,71 à 1,83 d’azote, et desséché complètement3,31 à 3,56.

Marc des pommes à cidre. Le résidu de la fabricationdu cidre étant acide doit être neutralisé par la chauxavant son emploi comme engrais, si le terrain qui doitle recevoir n’est pas lui-même calcaire. Mêlé avec dufumier il se neutraliserait sans manipulation.

Pulpes, résidus des féculeries. Les pulpes provenant dela fabrication de la fécule diffèrent peu en valeur decelle de la pomme de terre; elles pourraient donc serviravantageusement pour la nourriture des bestiaux ; maisquand leur production dépasse les besoins de cette con-sommation,elles peuvent servir et servent effectivementd’engrais, car leur conservation ne peut s’opérer faci-lement. La pulpe des féculeries renferme les 7/10 deson poids d’eau et 0,526 pour 100 d’azote; complète-ment sèche, elle en contient 1,95.

Les écumes et dépôts des défécations qui proviennentde la même fabrication renferment 0,005 d’azote ; c’està peu près ce qu’on trouve dans le fumier de fermehumide. M. Dailly, propriétaire d’une féculerie située àTrapes, près de Versailles , emploie très avantageuse-ment lès eaux de cet établissement. Après les avoirfait déposer il les dirige dans de vastes champs quisont autour de lu féculerie ; quant aux dépôts qu’ellesont formés, on les laisse se dessécher à l’air, et ils don-nent une poudrette qui a la moitié de la valeur de lapoudrette ordinaire.

Pulpe de betteraves. Le résidu de la fabrication du su-cre de betterave sert généralement pour U nourriture