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EXTRAITS.

EXTRAITS.

à obtenir 7 kil. à 7 kil. 1/2 de décoction par 2 kilogr.de bois, laissant refroidir, et y versaut un kilogr. delait écrémé trait depuis 12 à 18 heures (pour les boispeu riches en couleur I /3 à I /2 de moins) ; un agite, onfait bouillir pendant quelques minutes et on filtre. Lesmatières colorantes fauves sont précipitées par la coa-gulation de la matière caséeuse. En teignant on étendla décoction avec de l’eau. Pour l’impression, on laconcentre de manière que 2 kilogr. de bois ne fournis-sent que 2 1/2 kilogr. à 3 kilogr. de décoction, et onépaissit la liqueur comme à l’ordinaire Les décoctionspeuvent être employées de suite, parce que par ce trai-tement elles ont acquis les propriétés qu’elles n’acquer-raient, parla préparation ordinaire, qu’en les conservantquelque temps. On peut augmenter la quantité colorantedes différents bois, et principalement celle de celui de Ste-Murthe, en laissant légèrement fermenter les décoctions.Pour cet effet on le fait moudre grossièrement, et on lemet dans des tonneaux, ou en masses bien couvertes,dans un lieu dont la température ne soit ni trop basse nitrop élevée ; où on l’abandonne pendant quatre ou cinqsemaines. L’humidité et la chaleur y développent bien-tôt une fermentation qui se reconnaît à la températurede la masse, qui se trouve plus élevée que celle-de l’air.Après on peut le faire moudre fin et le mettre dans destonneaux (extrait du Traite complet de la préparationUnt matières t.m torialcs, pa Leuchs, traduit de Lalle-mand par M. Péclet, première partie, page 2ib).

(Quelques chimistes attribuent l’amélioration qti’é-prouve la décoction de bois de Fenmmbouc par le temps,a la séparation des matières résineuses, et le fait est dé-montré depuis longtemps par l’expérience et par la pra-tique manufacturière. 11 ne faut donc pas croire, à for-tiori , que l’uction simultanée de l’oxygène atmosphéri-que et de la chaleur ne puisse avoir aucune influencesur les bois pulvérisés, ainsi que sur les décoctions decertains bois de teinture, surtout lorsqu’on fait évaporerces liquides à feu nu et au contact de l’air.

Il est plusieurs faits bien démontrés, c’est (piesi on laisse du bois de catnpêche, pulvérisé, pen-dant plusieurs mois, et même pendant des années, dansun lieu très sec et exposé à une chaleur tempérée, il perdbientôt ses propriétés tinctoriales. En évaporant une dé-coction de ce bois resté quelque temps à l’air, le résidun'est presque plus soluble dans l’eau, et donne des cou-leurs très faibles et très fugaces (iiancroff).

Au contraire, la décoction de Fernambouc exposéedans une cave pendant plusieurs mois, et même pendantdes années, éprouve une altération qui embellit sa cou-leur et le rend plus solide. Il est bon d’y jeter de tempsen temps un peu de bois de Fernambouc moulu, onperd moins de matière colorante (Leuchs).

Ces rapprochements nous conduisent à reconnaîtreque les belles couleurs des extraits de bois sont, pour laplupart, le résultat d’opérations chimiques plus oumoins adroites et bien entendues; que le développementou l’altération de la matière colorante sont subordonnésà diverses circonstances inconnues, qui en modifientplus ou moins les nuances.

Quant au meilleur mode d’évaporation (voyez éva-poration), l’expérience prouve qu’il y a avantage àévaporer lentement, au moyen de la vapeur à bassepression, afin de ne point altérer la matière colorante,et pour amener les extraits constamment au même de-gré de concentration. C’est ainsi que M. Panav opère,et ses préparations, dont la production s’élève nu chiffreénorme de plus de 700 kilog. par jour, sont justement ci-tées et appréciées dans les manufactures d’impressions.

PREPARATION DES EXTRAITS PHARMACEUTIQUES.

Les extraits sont classés par les pharmaciens de lamanière suivante :

4” Les extraits faits avec le suc des plantes vertes;

2° Les extraits obtenus par l’action de l’eau, soit àfroid, soit à chaud, sur les plantes sèches, et appelésextraits aquiux;

3° Les extraits obtenus au moyen de l’eau et del’alcool appelés extraits hydro-alcooliques ;

1“ Les extraits obtenus avec l’alcool seul, et appelésextraits alcooliques ou résineux;

5 U Les extraits obtenus avec le vin, qui ne sontguère plus employés.

A ces cinq variétés d’extraits, M. Dausse, pharma-cien à Taris, en a ajouté deux autres qui sont dues àses recherches.

Les extraits obtenus par l’intermède de l’éther etde l’eau, qu’il appelle extraits aqueux éthérès;

2° Les extraits obtenus au moyen de l’eau, de l’al-cool et de l’éther, qu’il appelle extraits hydro-alcooli-ques éthérés. Ces deux extraits ne se préparent qu’avecles plantes aromatiques.

Pour les préparer, il fautcmployertouteslesopérationsque nécessite la fabrication des extraits de teinture,c’est-à-dire Yextraction des matières solubles par l’actionde l’eau ou de l’alcool, soit à froid, soit à chaud,l’crriporafion et la concentration du liquide aqueux parle chauffage au moyen de la vapeur et la distillationrégulière et méthodique.

On doit employer surtout le moyen d’extraction àl’eau froide ou tiède, et celui d’évaporation au bain-ma-rie ou à la vapeur, ou dans le vide, pour transformer lessucs végétaux en extraits sans les altérer. On sait d’ail-leurs que la plupart desex traits pharmaceutiques obtenuspar la décoction ou l’infusion à chaud et l’évaporationà feu nu se colorent fortement, et contractent un goûtempyreumatique très désagréable.

L’extraction s’opère facilement à froid, lorsqu’onfait usage d’un appareil fondé sur la méthode de dépla-cement ; et depuis l’heureuse application de cette mé-thode, tant recommandée par MAI. Boullay, Guibourt etautres, des expériences ont prouvé que, traitées à froidpar l’eau ou l’alcool, les substances médicamenteusescédaient à ces liquides toutes les parties solublesqu’elles renfermaient, et cela en employant beaucoupmoins de liquides que par les anciens procédés.

Le mode d’évaporation de la solution aqueuse, dansun vase à double fond chauffé par la vapeur, n’altère enrien l’extrait que l’on veut obtenir. Pourtant la ma-jeure partie des pharmaciens emploient encore l’évapo-ration et la concentration des extraits à feu nu ou àl’aide du bain-marie. Nous ne connaissons qu’un seulpharmacien à Paris , M. Dausse, qui emploie le chauf-fage à la vapeur, et encore depuis quelques annéesseulement ; il est aussi 1e premier qui ait fabriqué parce procédé les extraits pharmaceutiques en grand.

Au résumé, voulant fournir sur la préparation desextraits pharmaceutiques des indications exactes, nousavons recueilli et mis un ordre les travaux des hommesspéciaux.

Extrait du Dictionnaire universel des Matières médi-cales, par Mérat, 1831. «On les prépare en faisantévaporer le suc des plantes fraîches, naturel ou dépuré,ou l’infusion, la décoction, la macération ou la diges-tion de ces plantes, pour leur donner la consistancequ’ils doivent avoir, soit par l’ébullition (ce qui est leplus mauvais procédé), soit par l’évaporation lente surle feu, à l’étuve, à la vapeur, au soleil. Un extrait bienpréparé doit être lisse, luisant, fléchir sous le doigt sansy adhérer, et se dissoudre complètement dans l’eau.Les extraits doivent se conserver à l’abri de l’air, dansdes endroits secs, et être visités de temps en tempspour voir s’ils ne s’altèrent pas, auquel cas il faut lesrenouveler, et non les remanier. En les cuisant ou lesdécuisant, comme on le recommande dans les pharma-copées, on les altère ; car le moindre changement leurOte leurs propriétés; il faudrait les conserver dans tics