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Dès que lu pomme de terre commence à germer, lufécule commence à disparaître ; il est donc nécessaireici, comme dans les féculeries, que lo travail com-mence immédiatement après la récolte de ce tuberculepour être terminé, autant que l'aire se pourra, avant lagermination. Le reste du temps la force motrice de l’u.sine peut être employée, soit à la mouture des cossettcs,soit it tout autre usage.

Les pommes de terre sont d’abord lavées dans destambour» à claire-voie, qui tournent dans des bâchespleines d’eau, eu tout semblables aux laveurs mécani-ques employés dans les féeuleries. De ces laveurn lapomme de terre payait entre deux meules-brosses gar-nies en chiendent et tournant dans l’eau. Nous pensonsquo l’emploi succcs.-if de deux laveurs ordinaires eûtproduit pius économiquement le même effet. De la, lesnommes de terre lavées se rendent dans mi bassin,<l’où un dragueur à godets et il claire-voie les extraitpour les conduire a un coupe-racines.

Nous avons vu employer avec avantage, pour débiter

lin en gutta-perka, qui les conduit dans les bassinsde macération préalablement remplis d'eau à 3o ou■U) degrés. Ce 11 ’est point un lavage que l’on cher-che à produire; on s'efforce surtout de détruire, parune fermentation activée par la température à la-quelle on opère, les principes acres et sapides de lapomme de terre, tout en prévenant, autant que possible,la dissolution de la fécule ou de la pulpe »ous l’actiondu ferment que renferme ce tubercule. A cet effet, onmodère la fermentation, et on enlève de temps à autreles produits qui eu résultent en changeant l’eau demacération. La conduite de l’opération offre peu dedifficultés ; celle-ci est terminée, après trente-six ouquarante-huit heures, selon la quantité relative d'eauemployée, sa température et le nombre do lavages.

Les cousettes, lorsqu’on les retire des bassines demacération, sont assez molles, sans odeur, bien queles premières eaux de macération en eussent une trèsforte. 11 est indispensable de les soumettre immédiate-ment à une pression aussi forte que possible, sous une

les pommes de terre en cossettes, un coupe-racines cons-truit parM. Corrège, et analogue à celui de M. Bu-rette, représenté en élévation et en coupe par les fîg. Iet 2 : A, bâti en charpente; B, roue sur laquelle sontmontées les lames; T, trémie; D, plomb mobile ouvolet qui forme le fond delà trémie ; K, centre du mouve-ment du volet ; F, vis au moyen de laquelle on changea volonté l’inclinaison du volet; G, couloir par où s’é-chappent les cossettes à mesure qu’elles sont coupées;ita , laines tranchantes; 6ù, rainures à travers lesquellespassent les tranches coupées. La machine est recouverted’une chemise en planches, supprimée dans lo dessin,qui sert à retenir les cossettes qui pourraient s'attachera la roue et être lancées en tous sens par la force cen-trifuge.

Le coupe-racines que nous venons de décrire débiteles pommes de terre en tranches minces ou cossettesqui tombent au fur et à mesure sur une chaîne sans

presse hydraulique, pour eu exprimer toute la quantitéd’eau qu'elles sont susceptibles d’abandonner par cemoyen. Enfin on achève de les dessécher à l’étuve :cette dessiccation est d’autant plus facile, qu’elles ontété plus fortement pressées, et présente d’assez grandesdifficultés lorsqu’il s’agit d'opérer en grand. Des essais,que nous avons fait faire à titre d’expert, nous ontconvaincu que la dessiccation des cossettes devait sufaire dans une grande exploitation au moyen de séchoirsmécaniques analogues à ceux employés dans les lavoirsà blé ou autres, et être conduite avec une grande ra-pidité.

Le séchoir mécanique oui nous paraît le plus appro-prié à la dessiccation des cossettes est celui représentéHg. 3 ; il se compose d’une- étuve chatilfée par un ca-lorifère A13 : l'air chaud fourni par le calorifère s’é-lève, entre dans l’étuve par la trappe C, suit les di-rections sinucusos marquées par des flèches sur la