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FILIERES
la figure, mais dont on voit facilement la position :elle est vis-à-vis de è, sur l'autre face du dégagement c.Ce triangle b ’ surpasse eu surlace le triangle b d’unequantitéd’autant plus grande que le dégagement C auraplus d’étendue dans le sens de la circonférence. Ils’ensuit donc que, lors meme que le filet ne se rétré-cirait pas en quittant la pointe b, il serait coupé par lapointe b ’ d’une quantité d’autant plus considérable quela différence entre les triangles 6’ et b serait grande.
La quantité dont le fer se resserre en quittant lapointe 6 est peu considérable, si le dégagement est peularge la pointe 1/ ne coupera que très peu et le fer serarefoulé pendant tout le temps qu’il passe de b’ en a', sile dégagement 1) est peu large le même raisonnementfera voir que de c en d le fer sera encore refoulé. L’ef-fet des dégagements est donc presque nul quand ils ontpeu de largeur, et les vis que l'on lilète se font pres-que entièrement par refoulement. On est alors obligéde faire le cylindre AH plus petit que nous ne l’avonsreprésenté sur la figure, parce que son diamètre aug-mentant à mesure qu’il descend doit pouvoir passer dansl’angle rentrant qui sépare les pointes h et k (fig. 887).
La filière à dégagements étroits est donc radicale-ment vicieuse, elle refoule presque autant la matièreque si ' elle était continue, le sommet des pas de viscomposé de métal relevé manque de solidité, et si lesvis sont en acier et destinées à être trempées, une partiede ce métal relevé se brise en petits éclats.
On doit remédier à cet inconvénient en faisant degrands dégagements et en augmentant leur nombre ; onpeut en luire et ne laisser aux filets que l’étendue né-cessaire pour ne pas nuire à la solidité de 1* filière.Tout le travail qui s’opère dans l’intérieur des filets estun travail de refoulement ; le métal n’est coupé qu’auxdégagements. On comprend sans peine qu’il faut beau-coup moins d’elforts pour fileter en coupant, que pourfileter en refoulant. On obtiendra avec de grands déga-gements des vis mieux faites et on tourmentera beau-coup moins les filières.
Quand on fait passer la vis sur une filière cylindri-que, après l’avoir fait passer dans la filière conique, iln’y a que le filet supérieur'qui coupe par son dégage-ment; il rend la vis cylindrique sur toute sa longueur.Dans celle-ci comme dans la filière conique il est avan-tageux de faire i dégagements et de les pratiquer aussigrands que possible.
La filière simple a l’inconvénient de ne pas être ai-guisable ; une fois émoussée, il n’est pas possible de l’af-fûter, les angles des dégagements sont arrondis, ils necoupent plus, ils refoulent la matière, et le filet se trouveformé par la rencontre de deux bavures.
Dans l’emploi, la filière simple doit être tenue le plushorizontalement possible, on doit y mettre Je l’huile etne jamais tarauder des cylindres plus gros que le pluspetit diamètre intérieur du fond des filets.
Filières doubles. Les \ is reproduites par la filière sim -pie sont toutes cylindriques, et quelque petite que soitla différence entre les trous taraudés sur une même pla-que, il est possible qu’il sc trouve des grosseurs qui nepuissent être exactement reproduites. Les filières dou-bles n’ont pas cet inconvénient; une filière faite pourtravailler une vis d’uu certain diamètre peut être em-ployée à fileter des diamètres un peu plus petits ou unpeu plus grands; on peut faire des vis coniques, ce quiest surtout avantageux dans la fabrication des tarauds;enfin la filière est afîûtablc, c’est peut-être là son plusgrand avantage.
Les filières doubles se composent de deux coussinetstaraudés placés solidement dans une pièce nommée fûtque l’on tourne à la main, ces coussinets peuvent serapprocher l’un de l’autre au moyen de vis.
La fig.- 888 représente une filière double contenant4 coussinets, on peut par son moyen fileter des \is de
V !
888 .
divers diamètres, sans êtreobligé de déplacer ou dechanger les coussinets,opération d'ordinaire assez.ongue. Son inconvénientprincipal est de n'avoirqu’un de ses trous à égaledistance des points d'ap-plication delà force. Quandun emploie les autres trous,l’opération du filetage estplus difficile et exige plusde soins de la part de l’ou-vrier. Comme on le \ oitsur la figure, les coussinetssont marqués par paire;quelquefois on emploie deslettres, d’autres fois on secontente de coups de poin-teau.
Le fût de la filière secompose de deux parties,le cadre et la vis; le cadreest d'une seule pièce ; il secompose du cadre A, dubras H, de l'œil ou douilleC; la vis 1) est égalementd’une seule pièce. L’inté-rieur du cadre A doit êtrebien dressé, on le lime or-dinairement en biseau, eton fait aux coussinets do*rainures triangulaires etrentrantes, qui s’ajustentexactement dans les bi-seaux. D’autres fois onpratique une rainure lon-gitudinale sur les côtés in-térieurs du cadre et onlaisse aux coussinets dessaillies extérieures qui en-trent dans ces rainures.
La vis D, est destinée a serrer les coussinets contre lecylindre i\ fileter et à les rapprocher l’un de l’autre i\mesure que l’opération avance ; les filets ne doivent pasêtre trop inclinés afin que la vis ne tende pas à se des-serrer; l’embase K est percéededeux trous forés en croixdans lesquels on passe un levier pour serrer la vis, quel-quefois cette embase a la forme d’un écrou et on la faittourner avec une clef ordinaire.
Il est bon de faire la vis D et son œil aussi longsque possible.
Les coussinets sont la partie ouvrière de la filière ;aussi doit-on en soigner la confection puisque c’est deleur bonne exécution que dépend la perfection du file-
tage.
Ôn les prend dans un barreau d’acier d’un calibre unpeu plus gros que la grosseur du coussinet, et qu’on re-foule à la forge. Les coussinets forgés sont moins sujetsà se criquera la trempe, à s’égrener dans les filets , que lescoussinets non forgés. L’acier fondu qu’on emploie aleur confection ayant un fil prononcé, il importe de sa-voir si on fera le taraudago sur le bout ou sur le côtédu fil, de manière à ce que ce fil soit parallèle ou per-pendiculaire à la longueur de la filière. Quand le cous-sinet est fileté des deux côtés on met le fil perpendicu-laire; si on le faisait parallèle à la longueur delà filière,les criques se manifestant ordinairement dans le sensdu fil qui dans ce cas serait celui de la plus petite d--mension, le coussinet se fendrait en deux pièces à lapremière pression qu’il éprouverait. Cependant quandle coussinet est long on doit préférer le filetage en boutqui est plus dur que le filetage en travers.