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20 (1763) La description et l'histoire de l'empire de la Chine. L'histoire et la description du royaume tributaire de la Corée. La description et l'histoire du Japon. La description du pays de Jedso et des isles qui en dépendent. L'histoire du commerce et des établissemens des Européens dans les Indes orientales
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HISTOIRE DU JAPON. Lrtr. XVI. Chap. II. 529

guent < 3 e la partie septentrionale, quils appellent Oku Jeso ou le haut Desctîp -quils regardent comme un Continent, Mais comment ces deux Pays tim dufont séparés lun de sature, & jufqu le premier, cest-à-dire lIfle, sé- datend vers le Nord, cest ce quil nest pas aisé de conjecturer, soit par °* ^leurs Cartes qui font fort obscures & imparfaites à cet égard, soit par leursRelations, leur commerce avec ce Pays ne -'étendant gueres au - delà descôtes méridionales. Quoique M. D'/lnville ait hazardé den faire deuxIsles, le gros des Géographes fait de la partie méridionale une Isle, & delautre un Continent dont les bornes font inconnues.

Les Côtes Méridionales de Jeàso font précisément à loppoíite des Sep- Détroits.tentrionales de lIsle de Niphon , & ces deux côtes forment le double* bagagetroit dont nous avons parlé, de Sangaar & de Jeàso , qui font séparés par di s cik 'lIsle de Maisuma. II faut un jour pour passer dune côte à lautre; maisen de certains endroits, comme entre les Caps de Tanjasakki & àEuroen ,il ny a gueres plus de cinq ou six milles dAllemagne ; on ne peut pas ce-pendant passer en tout tems, à cause des courans qui font fort rapides,portant quelquefois à lEst, & quelquefois à lOuëst. Ce font aussi princi-palement les Japonois qui font le petit commerce quil y a entre les deuxPays , les habitans de Jeàso nétant pas assez habiles mariniers pour sehazarder à traverser le Détroit, à moins que le tems ne soit fort beau.

Tout ce que les Japonois en tirent, se réduit à quelques fourrures, & àune forte de poisson quils appellent Karasaki, que lon pêche en grandeabondance fur les côtes , & quils regardent comme un mets exquis, lemangeant comme nous saisons la morue.

Suivant la description que les Japonois font des habitans, ce font des 'Hahium.gens forts & robustes, mais sauvages, qui portent les cheveux longs & delongues barbes, qui les déguisent, fur-tout étant, selon quelques-uns,tout

cou-

tentrioml ; leurs Cartes ne marquent point aussi de séparation, mais semblent joindre con- \fusément les deux Pays. Ce qui pourroit faire croire quils nentendent par le mot deGafìmrt quune Péninsule, n ayant point de terme dans leur Langue pour distinguer unePéninsule dune Iste proprement dite. Ce qui semble confirmer cette conjecture, cest quily a un Bras de mer qui court au Nord entre le Pays de Jedso & la Tartarie, mais on napas encore découvert jusquou il S étend ; les Cartes Japonoises en mettent de même unautre de lautre côté, quils ont vraisemblablement découvert, sans y avoir pénétré assezavant, en forte, quautantquil paroît jusquà présent, le Jedso pourroit bien être une grau-de Péninsule, comme la Corée, que lon a cru aussi qui étoit une Isle.

Les Côtes du côté de lEst & de lOuëst ont été en différens tems découvertes & vi-sitées par les Portugais , les Hollandois & le Capitaine Saris , mais ni les uns ni les au-tres nont assez'avancé vers le Nord, pour pouvoir dire avec certitude, si le Pays est.paré ou non du Continent par les Bayes & les Golphes dont il est entre coupé. Le P.

Jérôme De singe lis, qui y passa du Japon, rappelle à-la-vérité une Isle dans fa secondeRelation , mais vraisemblablement sur la seule autorité des Japonois ; car il ne dit pointquil ait fait aucune découverte qui lait convaincu que cest: une Isle , ce quil nauroitpas manqué de faire fans cela, fur-tout après en avoir parlé dans la pr'emiere Relationcomme dun Continent. Après tout il faut attendre de plus amples informations, avantque de pouvoir bien savoir si cest une Isie, ou si ce sont pluíìems lfles, ou fi cest unePéninsule qui se joint au grand Continent, qui est au-delà.

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