i 64 CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c DES FRANÇOISSection autres marchandises qui auroient été vendues avec ceUes de la Compagnie,II montant de ladjudication en seroit exactement paye aux particuliers,-queCmpa- ( r_ ste oermiffion n’auroit lieu que pour cinq ans; enfin que fi elle étoit re-gniessous ^£ Dré ; u diciable aux intérêts de la Compagnie, les Directeurs poux-Ridietíeu roient la révoquer en tout ou en partie, ou la proroger & étendre,pen-§ il à le tems & en la maniéré qu ils jugeraient a-propos (st). Nonob-Colbert. ZL tous ces avantages, & bien-que la Compagnie ne demandat rien ar— m Colbert son patron fans l’obtemr, ses affaires ne laissèrent pas de con-tinuer à dénérir; & comme il mourut en 1683, on peut dire que 1 espritde ce Commerce expira avec lui (b). Le Corps de la Compagnie subsista,T „„. r ârre vas pour son avantage, elle avoit non seulement des Directeursf Paris mais à limitation de la Compagnie Hollandoise des Chambres dedirection en divers Ports, un Conseil des Indes, en un mot tous les dehors
5 L airs d’une grande Société, tandis qu’elle étoit dans le fonds a 1 étroit
6 «auvre enforte qu’en faisant le compte général en 1684, d parut clai-rement, qu’au-lieu d’avoir gagné un seul denier par le Commerce, elle a-voit dépensé la moitié de son Capital. On attribuent cet affoibhffement prin-cipalement à trois causes; à la guerre que 1 on avoit eue avec les Hollan-dois depuis 1672 jusqu’en 1678 ; aux fraudes des personnes chargees des as-sures à Madagascar & aux Indes, qui bien-quenvoyés par la Compagnies’étoient conduits comme n’ayant d’autre affaire que de penser a leurs
' intérêts particuliers, ce qu’ils avoient fait aux dépens de leurs Maîtres ;desorte aue les particuliers avoient fait fortune , tandis que la Compa-gnie s’étoit ruinée ; enfin á la négligence ou à la crainte des intéressésqui étoient fort en arriéré pour l’avancement des fonds dont on etoitconvenu (c).
SECTION III.
Section
III.
Effortspour réta-blir le cré-dit de laCompa-gnie Pic.
Change-mens dansle Gouver.nement dela Compa-gnií.
Divers efforts pour rétablir le crédit de îa Compagnie ; & pour \entretenìrsonCommerce, elle est tantôt soutenue , tantôt découragée par le Ministère, cequi l'engage enfin à faire part de ses privilèges à des Particuliers. Suites deces permissions, qui font naître une Compagnie de la Chine, b qui au p outdu compte ne produisent gueres davantage.
P O u r remédier aux abus dont nous avons parlé, & relever s’il étoitpossible le Commerce de la Compagnie , il fut décidé de changerle plan du Gouvernement, de supprimer toutes les Chambres particulières,& de mettre l’administration des affaires entre les mains de douze Directeursréfidans à Paris, qui auroient fourni trente-mille livres de nouveaux fonds,en la place des Actionnaires, qui n’avoient pas payé leur quart en-fus; &
que
, t . t1 t rj,\ Vie de J. L. Colbert , p. 303.
(a) Hist. des Indes Orientales, T. ui. y H ^ aeJ j n( j, Oàu 1 . c. p. i$i. J
p. 1Z8-16V. 1