252 HISTOIRE DE LA COMPAGNIE D’OSTENDE
Section Lss choses prirent précisément le même tour en Angleterre qu’en Hol-II. lande; & la Compagnie d es Indes Orientales ayant, du consentement da
*h~' n ] r ‘d' Ministère, présenté une Requête sur ce sujet à la Chambre des Comrau-verses *"nes, On commença à regarder cette affaire comme une affaire nationale.Cours w»-Pour hâter néanmoins les procédures du'Parlement, les Directeurs de lat™ la Compagnie firent traduire en Anglois le Mémoire du Ministre Hollan-Cmpagnîe qolz dont nous avons parlé, & le firent distribuer à la porte à tous lesà en " membres de la Chambre, ce qui produisit l'effet qu’ils desiroient (a). On..> — nomma d'abord un Committé, dont le Chevalier Nathanael Gould étoit Pré-l'rícau- s 1( j snt . â le rapport s étant fait dans le teins convenable, la Chambre prit«TÂnste* des résolutions, qui servirent de fondement à un Bill, pour empêcher lesterre pour Sujets de la Grande-Bretagne de s’intéresser dans les fonds de la Compagnieempêcher d’Ostende, ou d’entrer à son service, sous de rigoureuses peines : ce Billks Sujets p a ff a dans les deux Chambres, le Roi y donna son consentement, & par-IàGrande ^ devint Loi: cela produisit certainement un grand effet, mais ne déracinaBretagne P ls toat-k-fa.it le ma! ; il y eut encore des gens, nés Sujets de la Grande-île s’intè■ Bretagne, qui continuèrent à agir contre l’intérêt public, pour amasser durejser clins bien, ou pour augmenter celui qu’ils avoient (b). Mais on réussit dans ti-ne des grandes vues que l’on avoit, qui étoit de faire voir à toute J’Euro-pé, que les sentimens de la Cour & ceux de la Nation étoient les mêmes furce sujet ; & que les Puissances Maritimes étoient déterminées à prendre lemême parti, étant également intéressées dans cette affaire (r) (*).
On pouvoit assez naturellement s’attendre, que la Cour de Vienne au-
roit,
(§) HistoricalRegìster, Vol. VIII. p. 346. («) Hist. des Indes Orientales, p. 66.
(b) Chronological Diary for 1723, p. 26.
ce eommrce.
Octroi dePfLmpe -reur ac-cordé.
périale parles armes &aux dépens des Puissances Maritimes; que quand elles l’avoient fait,elles n’avoient pas sans-doute pu concevoir que leur Commerce aux Indes Orientales courûtle moindre risque d’en souffrir, puisque sans cela rien ne leur étoit plus facile que de leprévenir: que si Sa Majesté Impériale étoit entrée en possession de ces Provinces fous lastipulation tacite de les tenir aux mêmes conditions & de la même maniéré qu’elles a-voient été possédées par les autres Princes de la Maison d’Autriche, l’infrastion de cettestipulation au préjudice des Puissances par l'assista n ce desquelles ces Provinces avoient étéacquises, ne convenoient ni à son intérêt ni à sa gloire; & que quelques avantages que cenouveau Commerce pût promettre, on ne pouvoit le regarder comme sûr, si les Puissan-ces Maritimes avoient recours aux voyes de fait, & qu’à tout événement cep avantagesne pouvoient jamais contrebalancer l’inconvénient qu’il y avoit à obliger ces' Puissancesde rompre les liaisons qu’eiles avoient avec la Maison d'Autriche, & de se joindre pourleur propre intérêt à la Maison de Bourbon.
(*) 11 n’y a rien de plus propre à mettre ce sujet dans tout son jour, que de donnerun extrait de ce que portoit cette loi si sévere (1). Oa statuoit que si quelque Sujet deSa Majesté contribue à PEtablissement d’aucuue Compagnie dans les Pays-Bas Autrichienspour faire le Commerce des Indes & d’aucres lieux au-delà du Cap de Bonne-Espérance,marqués dans les Actes précédens, faits pour en assurer le Commerce uniquement à laCunpagnie unie des Indes Orientales d’Augleterre; ou s’il est intéressé dans les fondsou les Actions d’aucune Compagnie de cet ordre ; ou s’il fait quelque payement en ar-gent, en Lettres de change ou de quelque autre maniéré pour le maintien d’une telle Com-pagnie; ou s’il souscrit pour PEtablissement d’aucune autre Compagnie étrangère pou r tra-fiquer
(ij Sut. p. G.o. Cap. z5. Sect, 1 ,