POUR LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. X. ZS9
<que chose de certain dans ]a Politique Moderne, c’est le véritable sens de Sectionces articles fur lesquels les Etats-Généraux soudoient leur demande, puisque m.
•la Cour d’Espagne certifie qu’elle les entend dans le même sens, au-lieu que Nouvellesles Avocats de la Compagnie d’Ostende soutenoient qu’il n’y avoit que les
Ilolìandois qui les expliquassent ainsi, ce qui est démenti par ce Mémoi- .. *-
re Ça). La feule objection qu’on puisse faire contre ce raisonnement, c’estque les Ministres d’Espagne furent déterminés à reconnoître que c’étoit-làle véritable sens, parceque l’intérêt de l’Espagne s’y trouvoit ; mais la ré-ponse est aisée : si ces articles entendus de cette maniéré s’accordent égale-ment avec les intérêts de l’Espagne & ceux de la République, c’est une preu-ve décisive que c’est-là le sens unique & original de ces articles, parcequedans tous les Traités on suppose que l’on a également égard à l’avantageréciproque des Parties contractantes. Quoi qu’il en soit,il étoit prouvé quela Cour d’Elpagne avoit déja envisagé la chose sous ce point de vue, &
-qu’elle avoit toujours conçu que c’étoit-là le sens de ces articles dans toute larigueur de la lettre (/-).
SECTION IV.
íe Roi Catholique change de Système, quoique son droit (Topposition fût leplus fort de tous: il fait un Traité avec V Empereur, b entreprend deprotéger de soutenir la Nouvelle Compagnie , ce qui allarme les autresPuissances, & produit le Traité /Hanovre.
K Onobstant les raisons que l’on a vues, les affaires changèrent bien- Sectiontôt de face, & par des Négociations secrettes la Cour d’Espagne IV.renonça à ses premieres maximes, & conclut avec l’Empereur non feule- Tr . aités dement un Traité définitif, mais encore un Traité d’Alliance, & ce qu’il yeut^Hano^de plus extraordinaire, un Traité de Commerce, daté de Vienne le pre- V re. 3n 'mier de Mai 1725, manifestement contraire à ses prcpres intérêts, aufli - -- — »bien qu’aux principes posés dans le Mémoire, comme exprimant les senti-mens de Sa Majesté Catholique fur l'article de ce nouveau Commerce ( 0 -feôf/à/íII n’est pas nécessaire par rapport à notre but d’examiner par quels motifs mTraitéla Cour de Madrid se conduisit dans le cours de ces Négociations. II suffi- avec /'à-ra d’observer que, quels que fussent ces motifs, ils ne pouvoient rompre P treur >les engagemens que Sa Majesté Impériale & le Roi Catholique avoient prisantécédemment avec d’autres Puissances ; & que par conséquent ceux qui secroyoient lésés par ce nouveau Traité, avoient juste raison de faire valoirtin principe íì évident par lui-même. Le grand secret avec lequel on avoitconduit la Négociation qui produisit ces Traités, prouvcit suffisamment que
les
(«) Hist. des Indes Orientales, T. III. ce Mémoire.
P- 69. Roufit, T. II. p. 76, (0 Corps Diplom. T, VIII. p. II. p. iî>S,
0 ) Voy. le cinquième & le sixième Arti- 109,114.du Traité de Munster, comparés avec
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