POUR LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. X.
Les Etats-Généraux, voyant le peu d’eíFet de leurs Mémoires & de leurs Section 'Représentations, & commençant à sentir tous les jours de plus en plus les iv.fâcheuses suites de l’Etablissement de la Compagnie d’Ostende par rapport ys ités *à leur Commerce aux Indes, prirent enfin la résolution d’accéder au Traité J’Hano^d’Iianovre , nonobstant tout ce que Leurs Majestés Impériale & Catholi- vre.
que purent faire pour l’empêcher. Leur acceiïìon prouva clairement aux . .
Cours de Vienne & de Madrid, quelles ne pouvoient poursuivre davan- rurauxtage leurs destems, fans s’exposer d’abord à une guerre (a). L’Espagne accèdentparut déterminée à en courir les risques, & commit des hostilités contre la auTraitíGrande-Bretagne, en assiégeant Gibraltar, mais inutilement & fans être as- /í ’ Han0 ‘sistée de l’Empereur, qui de son côté n’étoit pas en état de faire les dispo- Tre *sitions nécessaires pour une rupture, fans recevoir d’Eípagne des secoursquelle ne pouvoit lui fournir en ce tems-là. La Cour de France demeurali ferme dans ses engagemens , & témoigna être fi disposée à entrer enguerre contre l’Espagne , conjointement avec les Puislances Maritimesque la Cour de Madrid commença à se dégoûter de la situation où elle setrouvoit, & à souhaitter de s accommoder à des conditions raisonnables.
La Cour de Vienne s’appercevant que l’Espagne ouvroit les yeux sur sespropres intérêts, & n’ayant jamais eu véritablement envie de consentirà un Mariage que Leurs Majestés Catholiques souhaittoient ardemment,pensa aussi à se réconcilier à tems avec ses anciens Alliés, & à renou-veler des engagemens qui avoient été la source de tant & de si grandsavantages pour elle (b).
SECTION V.
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V.
Après de longues Négociations , la Cour de Vienne, voyant'qiïilfalloît absolu- f/foÎTament temporiser , consent à suspendre FOBroi de la Compagnie r/’Ostende, de la Com-dans ïespérance de gagner du tems , b de profiter dans la fuite d’une conjonc- pagaietare plus favorable pour reprendre é? pour exécuter Je s Projets.
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de.
T Es affaires étant dans cette situation, on ne fut pas longtems fans con- Prélimi-^ venir de Préliminaires, parmi lesquels il y avoit un Article, qui dissi- »aires st-
poit ënéròT*
(a) Historical Register, Vol. XI. p. 39. (b) Roufet, T. III. p. 382. ,
ris en ver-tu defquels
formidable, a laquelle il auroit été bien difficile de prescrire des bornes, desorte que \A e Gommer*sûreté & l’indépendance de l’Europe auroient toujours dépendu de la jalousie & de lames- ce de laintelligence entre les franches d’une feule grande Famille (r). Suivant ce nouveau Sv- Compagniestême, tous les avantages qui réfultoient immédiatement des Traités de Vienne, étoient 'sOslendePour l’Empereur; mais fi ce mariage avoit eu lieu, ils auroient passé dans les Etats des 4 ^ suípea*descendans de Leurs Majestés Catholiques. Voilà qui explique clairement les motifs de àL conduite de la Cour de Madrid ; & comme on ne peut en rendre raison autrement ily a tout lieu de penser que l’espérance secrette de ce mariage fut le véritable & Punique“lotis qui la fit agir. ’ í
(1) Rcinaiks 011 the T/eaty of Hanover, p jj ,
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