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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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ZiS HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Ciiap. XII.Section les Insulaires plus pacifiques & plus traitables; le lendemain ils apportèrentII- des noix de cocos, des bananes, du gingembre verd, & des racines jaunesDJcouver- ( } ont - on f e sert au-lieu de íaffran ; ils donnèrent quelques-uns de leurs arcsîcu1s m‘ avec des fléchés;, on leur donna en troc de la verroterie, de vieux douxv 'i^ateurs. & des couteaux rouillés. On jugea que d’autres Européens avoient abordé“ à ces Ifles, car on vit quelques pots de fer entre leurs mains; ils ne paroif-soient pas surpris de voir un Navire, ni curieux de le visiter comme l’a-voient été les autres Sauvages; ils faifoient même comprendre qu’ils fa-voient bien ce que c’étoit que tirer le gros canon. Ils donnoient à. leur Iílequi étoit la plus orientale le nom de Moa , à celle qui gîfoit par son traverscelui d’ :nsuu , & à la derniere, qui est la plus haute, gisant à cinq ou sixlieues de la Nouvelle Guinée, celui & Anima.

Quelques années après Tafman mouilla aussi à l’Isle de Moa. U y trou-va beaucoup de rafraîchissemens. Les Insulaires donnèrent une preuve otxde leur amour pour la justice, ou de la crainte qu’ils ont pour les Européens,puifqu’ils amenerent à bord un des leurs qui avoit blessé un Matelot d’uncoup de fléché.

L’Amiral Roggevecn trouva ces Ifles fans peine, vu I’exactitude avec la-quelle Schouten en a marqué la situation. II aborda à celle d 'Arimoa; lesInsulaires témoignèrent une grande hospitalité aux Hollandois ; ils vinrentavec un grand nombre de Canots, chargés de noix de cocos, de racines,d’herbes & de figues; on leur montra des' marchandises, mais ils ne vou-lurent rien prendre , fe contentant d’accepter quelques petits présens avecune honnêteté digne de Peuples plus civilisés. On remarqua que toutesles. fois qu’ils venoient à bord, ils portoient chacun un bâton, au bout du-quel étoit attachée une cspece de Bannière blanche, apparemment en signede paix & de treve avec leurs ennemis, qui selon toutes les apparences étoientceux de l’Ifle de Moa. Ce qui confirma dans cette pensée, c’est que leursCanots ne touchoient point à cette Iíle , & qu’ils la passoient toujourspromptement.

j(ie de Pour revenir à Schouten , nous dirons encore qu’ils reconnurent une belleSchouten. & grande Iíle, à laquelle on donna son nom. <

Le Capitaine Tafman , qui courut le long de la côte septentrionale decette Iíle, nous apprend qu’elle a environ dix-neuf lieues de long , qu’elleest bien peuplée & abondante. Les Insulaires font actifs, & loin de pa-roître sauvages, il parut qu’ils faifoient Commerce avant l’arrivée deSchouten ; au moins íi l’on suppose que c’étoit de cette Iíle que venoientceux qui montrèrent à ce Capitaine de la porcelaine de la Chine, & plu-sieurs choses qu’ils ne pouvoient tenir que des Espagnols. Ils étoientplus grands'& mieux faits que les habitans des líles voisines : ils avoientle teint plus jaune; quelques-uns avoient les cheveux longs, & d’autres lesavoient courts ; leur langage étoit aussi différent de celui des autres líles-1Réflexions La fuite du voyage de Schouten & de Le Maire n’entre point dans no*fur k io [re plan, il suffira de dire qu'ils firent deux-cens-quatre-vingt lieues le longyaçe de côtes de la Nouvelle Guinée. Nous ajouterons quelques remarques qtfiSchouten.p aro jss en t 'dignes d’attention. En premier lieu, le voyage de Schou -