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HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XII. 3I?ten fait connoître un cours de navigation qui peut être perfectionné; & i] Sectionn’y a peut-être pas de Nation plus propre à le faire que les Anglois, puis- 11.
que la Compagnie du Sud semble avoir été principalement établie dans lavue de faire de nouvelles découvertes dans f Océan Pacifique, qui pour- vers Na „roìent compenser la perte du Commerce de YAjJtente. Secondement, les y ìgateurs.observations de Sckouten fur la variation de la Boussole, les marées, les ~vents & les montagnes que l’on peut voir dans son Journal, indiquent é-videmment un Continent plus grand & plus étendu , que ce qu’on a décou-vert jusqu’ici de la Nouvelle Guinée & de la Nouvelle Hollande, cette der-niere étant si fort hors de fa route qu’aucune de ses observations n’y con-vient. En troisième lieu, le climat, l’afpect du Pays, les denrées appor-tées à bord , & la ressemblance entre les habitans de plusieurs Iíles & ceuxde lieux des Indes Orientales bien connus, font des preuves convaincantesque la chose est digne d’attention. Supposons que ces Pays ne produisentni épiceries, ni les autres marchandises de prix, il est cependant très-appa-rent, en raisonnant par analogie, qu’ils lbnt aussi capables de les produi-re que les Molucques. Quatrièmement , si l’on vouloit alléguer contrela possibilité d’y faire des Etablissemens, le voisinage & la jalousie des Hol-landois & des Espagnols, nous répondons que la supériorité de nos Flottes& la vigueur qui régné depuis quelque teins dans notre. Ministère,, suffisentpour mettre les Etablissemens qu’on feroit à couvert de toute insulte ; qu’ilferoit même de l’intérêt de la plupart des Nations de l’Europe & de l’O-rient de favoriser un Commerce, qui feroit nécessairement baisser le prix'de quelques-unes des marchandises les plus précieuses. En cinquième lieu,le grand argument. qu’on fait valoir contre l’Etablissement d’une Coloniedans la Mer du Sud, c est la difficulté de passer par le Détroit de Ma-gellan par celui de Le Maire, ou de doubler le Cap Horn ; cependantf expérience a fait voir , que les difficultés qu ont rencontrées ceux quiont fait ce voyage, doivent être attribuées plutôt à une mauvaiíè direc-tion q u’à la chose même. Si des gens partent dans une mauvaise saisonchargés de choses inutiles, manquant des plus nécestaires, avec un équi-page foible & vieux, doit-on tirer de-là des conséquences au désavantagéde s entreprise en elle-même? N’en doit-on pas conclure seulement que cesexpéditions ont été dirigées par des gens mal-habiles ou mal-intentionnés ?
Si "le Commandeur Anjou ne réussit pas, ce ne fut point par son impruden-ce , mais par la faute de ses Supérieurs. Si Le Maire fut plus heureux, ondoit l’attribuer uniquement à la sagesse des mesures de les Commettans.
Enfin on íe plaint tous les jours de la décadence du Commerce; de ce qu’ilest gêné par les Octrois exclusifs ; de ce qu’ôn est surchargé de marchan-dises &c. Peut-il y avoir une perspective plus apparente d’ouvrir de nou-veaux débouchés, & de donner un libre cours au travail & à l’industriede la Nation, qu’en faisant des Etablissemens dans quelqu’une des Isles dela Mer du Sud, & en ouvrant par-là une nouvelle & abondante sourcede richesses & de navigation? Nous avons peut-être perdu la plus belle oc-casion, lorsqu’on auroit pu s’emparer de la belle Isle de Juan Fernanàès,
& l’enlever aux indolens Espagnols, qui n’onc peut-être d’autre raison de
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