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III.
Defcrip *tio;i de laNouvelleHollande&e.
LeursMoeurs .
Z24 HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chat. XII.monde les plus misérables. . Dampier dit (a) que les Hottentots, quelquegueux qu’ils soient, sont riches au prix d’eux, puisqu’ils ont des maisons& des habits de peaux, des brebis, de la volaille, des fruits &c. ce que lesautres n’ont pas ; & à la figure humaine près ils ne diffèrent gueres desbrutes. Us sont grands, droits & menus, & ont les membres longs & dé-liés , la tête groíle, le front rond, & les sourcils épais. Ils ont toujours lespaupières à mQitié fermées, pour empêcher que les mouches ne leur donnentdans les yeux. Aussi sont-elles si incommodes, que quelque chose qu’onfasse avec un éventail on ne peut les empêcher de donner au visage, & sansle secours des deux mains elles entreroient dans les narines, & même dansla bouche si les levres n’étoient pas bien fermées. De-là vient qu’étant in-commodés de ces insectes dès leur enfance, ils réouvrent jamais les yeuxcomme les autres Peuples. Aussi ne sauroient - ils voir de loin, à moinsqu’ils ne levent la tête, comme s’ils vouloient voir quelque chose au-dessusd’eux. Us ont le nez gros, les levres épaisses & la bouche grande. On nefait s’ils s’arrachent les deux dents de devant de la mâchoire supérieure, maiselles manquent à tous, tant aux hommes qu’aux femmes, tant aux jeunesqu’aux vieux. Us ont le visage long & la physionomie désagréable, fansavoir un seul trait capable de plaire. Leurs cheveux sont noirs, courts& crépus comme ceux des Negres. Ils sont noirs comme les Negresde Guinée.
Us n’ont point d’habits, mais seulement un morceau d’écorce d’arbreattaché au milieu du corps en forme de ceinture, & une. poignée d’her-be longue, ou trois ou quatre petites branches chargées de feuilles, soutenuespar leur ceinture p our couvrir leur nudité. Us n’ont point non plus de mai-sons , mais ils couchent à l’air fans aucune couverture, n’ayant pour lit quela terre & pour dais que le Ciel. On ne fait si chaque homme a fa femme»ou si tout est commun entre eux ; ce qu’il y a de certain, c’est qu’ils demeu-rent en troupe de vingt ou trente hommes,, femmes & enfans pêle-mêle*Leur unique nourriture est un petit poisson qu’ils prennent, en faisant desréservoirs de pierres en travers des petits bras de mer. Chaque marée yjette de petits poissons, qui y demeurent, & que ces Sauvages ne man-quent pas d’aller chercher quand la mer est retirée. C’est le principal deleur pêche, car ils n’ont point d’instrumens pour prendre de gros poissons»quand même ils se présenteroient, mais il est rare que ceux-ci demeurenten arriéré quand la mer se retire. Quand seau est basse, ils cherchent dasl sles autres lieux des pétoncles, des moules & des limaçons; encore y a-t-ijbien peu de ces coquillages, desorte que leur principale subsistance dépendde ce que la mer laisse dans leurs réservoirs. Qu’il y en ait peu ou beau-coup , ils ramassent & s’en vont au lieu de leur demeure. C’est-là que l eSattendent les vieillards & les enfans qui ne peuvent pas marcher à cause d 13leur âge. Aussitôt qu’ils sont arrivés, ils grillent fur les charbons ce que &Providence leur a donné, & le mangent en commun. Quelquefois ils.pren-nent du poisson autant qu’il leur en faut pour se régaler abondamment, ^
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