HIST. DES TERRES AUSTRALES. Liv. XVII. Chap. XH. 3 „ r
■ }j Compagnie des Indes; enforte que tandis que ies Etrangers admirent cet- Section5î te Carte comme une curiosité, chaque Hollandois intelligent put íe dire; tu.
35 la sagesse de la Compagnie des Indes! Elle soutient la République au?;ss c, s>>, dehors pari empire qu dlepossedeàèja, & par son grand Commerce elle emi-SvcUe» cht les habitansdu Rays : en me me tems elle nous montre ici ce qu’elle garde Hollandef T f r s e P our ia mérité , lorsque , par une suite des vicissitudes craquelles
" les choses au monde font sujettes, les sources actuelles de ses richesses & de fa .
-> puissance viendront à tarir. Je ne puis, continue l’Auteur, m’empêcher" d’appuyer mon opinion fur ce sujet, en rappellant au Lecteur un trait-, curieux de l’Hiítoire Ancienne, qui nous fournit un exemple de la même-, nature dans la conduite dune autre République. Diodore de Sicile ran" Po«e dans le Livre V. de son Histoire, qu’on avoit découvert à quelques» journées de navigation à l’Ouëst de la Libie, dans I’Océan d Afrique u.
», ne Iste, dont le terroir étoit fertile, entrecoupé de montagnes & de val" ,ées - étoit arrosée de plusieurs Rivières, on y voyoit des jardins„ remplis de toutes sortes d arbres fruitiers; en un mot c’ 'étoit un séjour dé-„ licieux, & l’on ne pouvoit en imaginer ni en souhaitter un plus beau.j, L’Historien assure néanmoins que les Carthaginois, ces grands Maîtres„ de la Mer & du Commerce , bien-qu’ils eussent découvert cette Isle-- admirable, ne voulurent jamais permettre qu’on y envoyât de Colonie-, ^ qu. ils la regardoient comme un aíyle pour eux, st jamais il arrivoit" quclq ue désastre à la ville de Carthage. Si les Hollandois étoient chaf-" [es , de J ava , de Leylon &c. ils fe retireroient vraisemblablement aux
Molucques, & profiteroient du Continent Austral.” Nous laissons auLecteur a apprécier ces réflexions.
II n’y a rien de particulier dans le r este de h Rpbrinn A* t r -Trseulement observer qu’il nomme souvent la Nouvelle Bretasn?/^’? ^ *
parlerons plus bas , Nouvelle Guinée. Nous ajouterons qï’ifabórcteà Jm? ^de Jama, qui est un peu plus à l’Est que celle de Moa. Ils y trouvèrentquantité de cocos & d’autres rafraîchissemens. Les habitans font tout-à-faitnoirs, & peuvent répéter fans peine tous les mots qu’ils entendent dire auxautres, ce qm est une marque que leur langue est fort abondante Elle estaussi fort difficile à prononcer, pareequ’ils fe fervent beaucoup de la LettreR, & même deux ou trois fois dans le même mot (a).
On trouve encore indiquée fur quelques Cartes la Terre de Davis , décou- tw.,*verte en 1686 par le Capitaine Davis. Tout ce que l’on en fait, fe réduit à Davisee que rapporte JVnfcr (b). ,, Nous courûmes, dìt-il, Sud-quart à l’Est„ jusqu a ce que nous eumes atteint vingt-íept degrés vingt minutes de La-„ titude Méridionale, nous apperçûmes alors une petite Isle basse & fa.
„ blonneufe, & nous entendîmes par proue un grand bruit, conrnie celui„ d’une Mer qui brise contre le rivage; c’étoit la nuit. Là-dessus craignant„ de donner fur la côte, on s’éearta jufqu’au jour, & alors nous appro-„ châmes de nouveau de la terre, qui fe trouva une petite Isle, oùil n’y
„ avoit
O) Relat. de Tafinan, 1. c. p. 220. (b) Voyage de Wafer, daus le T. lV.de
Dompter, p. 301.
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